Le
secrétaire du comité des politiques au Parti National Démocrate
(PND, au pouvoir), M. Gamal Moubarak, a accordé un long entretien
au rédacteur en chef du quotidien Rose Al-Youssef. Publié
en quatre épisodes, du dimanche au jeudi derniers, cet entretien
est l’un des plus importants dernièrement publiés, puisqu’il
a abordé de nombreuses questions relatives au PND. En effet,
ce dialogue a mis l’accent sur les évolutions politiques et
économiques qui ont eu lieu en Egypte durant ces dernières
années, présentant ainsi une vision globale de la pensée de
Gamal Moubarak. Partant, j’ai tenu à lire l’ensemble des épisodes
avant de les commenter parce que j’ai pensé qu’une lecture
complète permettrait de mieux comprendre tous les points qui
ont été abordés.
Avant tout, il
semble clair qu’une certaine vision de réforme et de changement
est en train de se profiler à l’intérieur du PND par l’intermédiaire
du comité des politiques. Il semblerait également que la nouvelle
génération à l’intérieur du parti aspire à réaliser de grands
rêves. D’un autre côté, l’entretien cite de manière explicite
que le secrétaire du comité des politiques reconnaît que des
défaillances ont eu lieu dans certains domaines et que la
poursuite de la réforme est une nécessité absolue tout en
étudiant calmement et minutieusement les erreurs qui ont été
commises afin de les éviter à l’avenir. A mon avis, le premier
point sur lequel il faut se concentrer est cette reconnaissance
de l’existence de certaines défaillances dans la mission du
parti, et qui ont empêché que le message réel du parti puisse
parvenir de façon correcte au citoyen égyptien en général,
et plus précisément aux électeurs. Gamal Moubarak a donc clairement
appelé à introduire les changements requis qui, à mon avis,
consistent à poursuivre les réformes mais en introduisant
un sang neuf dans l’action politique.
Il est vrai que
la roue du changement a commencé à tourner et que des décideurs
plus jeunes sont apparus dans tous les domaines. Mais il apparaît
que le problème réside dans le fait que le processus de changement
n’était pas global et n’a pas atteint des secteurs importants
qui ont besoin de l’existence d’une certaine harmonie et compréhension
entre les responsables dans tous les domaines. Les changements
dans des domaines particuliers, comme le cabinet ministériel
ou certains postes exécutifs, ne sont pas suffisants. Le changement
doit être effectué dans le cadre d’une organisation claire
caractérisée par le globalisme. Les anciennes générations
ont assumé leurs rôles dans le cadre des circonstances et
restrictions qui existaient alors. Maintenant, il est temps
d’accorder la chance aux nouvelles générations mais dans le
cadre d’une vision complémentaire, afin de réaliser une harmonie
entre les différents groupes de travail.