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Iraq.
Alors que la violence se poursuit
de plus belle, les tractations pour former un gouvernement peinent
à aboutir.
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| L'exécutif
se fait attendre |
Les consultations
se poursuivent en Iraq pour la formation d'un gouvernement
de coalition, mais à un rythme lent. Il semble donc que la
formation de l'exécutif ne se fera pas de sitôt. Toutefois,
les premiers pronostics apparaissent, et selon le ministre
iraqien de l'Intérieur et l'un des dirigeants du Conseil Suprême
de la Révolution Islamique en Iraq (CSRII), Bayane Jabr Soulagh,
l'Alliance chiite, victorieuse aux législatives du 15 décembre
dernier, aura la moitié des postes ministériels dans le prochain
gouvernement. Selon lui, l'alliance aura « trois grands postes
: en plus des Finances et du Pétrole, soit la Défense, soit
l'Intérieur ». Tout en ajoutant que la décision adoptée au
sein de l'alliance est également d'avoir un poste de vice-président
de la République et un autre de vice-président de l'Assemblée
nationale. « Nous voulons un gouvernement d'unité nationale
au sein duquel chaque communauté doit être représentée selon
son poids électoral », a exprimé M. Soulagh, en concluant
: « On envisage d'augmenter de deux à quatre le nombre de
vice-premiers ministres pour permettre de représenter toutes
les composantes de la société iraqienne ».
Simultanément,
un dirigeant de la liste sunnite du Front de la concorde a
insisté sur la nécessité de mettre en place un gouvernement
d'union nationale en Iraq qui regroupe toutes les composantes
politiques, et ne tienne pas seulement compte du poids électoral.
Une fois encore donc, c'est la question épineuse de la participation
des sunnites dans la vie politique, mis au ban depuis la chute
du régime de Saddam Hussein, qui revient sur le tapis. « Nous
traversons une période délicate qui exige de tous les Iraqiens
de s'entendre et de dépasser leurs divergences », a ainsi
affirmé Khalaf Al-Alayyane. Selon ce dernier, « la plupart
des groupes politiques estiment nécessaire la création d'un
gouvernement d'union nationale, excepté l'Alliance unifiée,
coalition des chiites conservateurs de Abdel-Aziz Al-Hakim,
et que cette coalition a déjà annoncé qu'elle n'entamerait
pas de dialogue avec des parties qui n'approuvent pas la Constitution,
qui ne prônent pas l'épuration de l'administration publique
du parti Baas dissous et qui ne sont pas en faveur du fédéralisme
». « Si le poids électoral (de chacun des blocs) était vrai
et réaliste, nous l'aurions accepté, mais nous sommes convaincus
que les résultats (du scrutin) ne reflètent pas complètement
la réalité et ont été influencés par maints facteurs, et que
si l'alliance change de position et met l'intérêt du pays
avant tout, nous ne sommes pas contre une entente avec elle
pour sortir le pays de la crise », a-t-il souligné. C'est
dire que les tractations politiques risquent de durer longtemps
tant il semble difficile d'arriver à un compromis entre les
différentes composantes politiques iraqiennes pour former
l'exécutif.
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Un cercle vicieux
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Mais la formation
du gouvernement est un préalable à une conférence de réconciliation
nationale, dont la tenue a été décidée lors d'une réunion
préparatoire qui s'est tenue fin novembre au Caire, sous l'égide
de la Ligue arabe. On se retrouve ainsi dans un cercle vicieux.
La Ligue arabe, qui a indiqué dimanche que des contacts étaient
en cours pour fixer une date pour cette conférence de réconciliation
nationale iraqienne, a précisé que plusieurs parties iraqiennes
souhaitaient qu'elle soit organisée après la formation du
nouveau gouvernement, « d'autant que cette réunion doit mettre
au point des mesures de confiance (pour apaiser les tensions
dans ce pays) qui devront être appliquées par le gouvernement
», a déclaré Hicham Youssef, directeur du bureau du secrétaire
général de la Ligue, Amr Moussa. Selon M. Youssef, l'envoyé
spécial de la Ligue arabe en Iraq, le Soudanais Moustafa Osmane
Ismaïl, pourrait se rendre prochainement en Iraq pour des
consultations à ce sujet avec les représentants des parties
iraqiennes.
Pour l'heure,
aucune décision n'a en outre été prise concernant le lieu
de la conférence, plusieurs endroits ayant été évoqués, dont
Charm Al-Cheikh en Egypte, ou l’un des pays voisins de l'Iraq.
Mais cette conférence
réussira-t-elle à elle seule à mettre fin au chaos qui sévit
dans le pays ? La situation politique et sécuritaire actuelle
— avec une nette recrudescence de la violence — laisse planer
le doute, même si le responsable de la Ligue arabe a affirmé
qu'« aucune partie iraqienne n'avait demandé l'annulation
de la conférence » .
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Inés
Eissa |
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