— Samha Al-Khouli, l’une des figures de
proue de la musique classique et du monde académique, s’est
éteinte, la semaine dernière, à l’âge de 80 ans.
Epouse du compositeur feu Gamal Abdel-Réhim,
elle fut la doyenne du Conservatoire du Caire et la présidente
de l’Académie des arts.
— Jusqu’au 28 février, Tcheka, le lauréat
du prix RFI musiques du monde 2005, effectue une tournée en
Afrique centrale. Tcheka s’était affirmé comme l’une des figures
emblématiques de la nouvelle musique cap-verdienne en développant
un style plus personnel, basé sur le batuque, un rythme particulier
à l’île de Santiogo, dont il est originaire. Héritier des rythmes
importés d’Afrique par les esclaves, il transmet la mémoire
collective et l’identité d’un peuple. Né en marge des travaux
des champs, le batuque est traditionnellement réservé aux femmes.
— Le site arabe électronique Elaph a désigné
la chanteuse libanaise Haïfa Wahbi star artistique de l’année
2005, à la suite d’un sondage qu’il a récemment effectué. Une
soirée a eu lieu dans un hôtel de luxe tunisien pour célébrer
l’occasion.
Pour commémorer les 31 ans de la mort d’Oum
Kalsoum, la diva de l’Orient, une série de concerts sera donnée
pendant une semaine, à partir du 3 février. Ce, près du cimetière
de Tounsi, dans le quartier cairote de Sayeda Aïcha. Au menu
notamment des chansons religieuses de la diva, coïncidant avec
le retour des pèlerins de La Mecque, et faisant l’éloge du prophète
comme Ila Arafat Allah (Vers le Mont Arafat), Hadis al-rouh
(Propos spirituels) et Rabea Al-Adawiya.
— Maniza Daulat est la première chanteuse
afghane à monter sur scène depuis des années. Elle a tenu récemment
un concert à Kaboul devant 1 500 personnes, à majorité masculine.
Le billet coûtait 2 000 afghanis (40 dollars), soit l’équivalent
du salaire mensuel d’un fonctionnaire de l’Etat.