|
|
Palestiniens
. Soutenant au plus profond
ses frères dans leur lutte, un de nos lecteurs les appelle à
s’unifier et à adopter la non violence pour atteindre leur indépendance.
|
Adoptez
une nouvelle stratégie !
|
|
Je suis avec attention ce qui arrive au peuple
palestinien, me rangeant aux côtés de leur lutte légitime pour
l’indépendance. C’est pourquoi je m’adresse à vous, mes frères
et amis, et partager deux points de réflexion qui me semblent
décisifs pour votre réussite.
Je voudrais vous dire que si vous désirez avoir
votre indépendance rapidement et le plus tôt possible, il me paraît
urgent d’unifier vos rangs, de vivre sous un seul drapeau et une
seule armée. Je suis bien conscient que la situation n’est pas
si simple, mais j’aimerais tout de même que vous puissiez réfléchir
avec moi sur l’action menée par le renommé leader indien Mahatma
Gandhi. Il a pu par son comportement obliger le Royaume-Uni à
quitter l’Inde et à donner l’indépendance à son peuple. Ayant
convaincu tout le peuple indien de ne jamais avoir recours à la
violence, il est arrivé à son objectif. Il est à mon avis important
que vous réfléchissiez à cette option. Car soyez bien sûr que
personne d’autre ne plaidera votre cause. Que Dieu vous inspire
les moyens efficaces à employer pour atteindre vos objectifs !
|
| Aziz Khoury,
Le Caire. |
|
|
| La vie m’a appris |
| Dans la vie j’ai
appris
que le grand
est le seul qui vit
et qui prend tous
les prix.
Le petit est éloigné
il n’ose pas parler
il n’a pas le droit
de vivre
il doit toujours
suivre
l’autre qui est tyran.
Sa vie n’a pas de
valeur
et toujours il sent
la peur
de son maître il
vit en ignorant
et rien il ne comprend
et vit sans penser
il court sans s’arrêter
et sans savoir où
il va
il ne peut pas parler
il a peur et il tremble
de sortir de son
chemin tracé
et décidé par son
maître
on lui a pris sa
lumière
et lui n’ose pas
s’opposer
il n’est pas sa victime
mais il est victime
de ce silence
d’accepter l’injustice
et de refuser de
comprendre
il attend sa fin
et il ne fait rien
soit mauvais ou bien
il ne sait qu’apprendre
des ordres
sans affronter ni
se défendre |
Riham El Sayed
Mostafa, Le Caire. |
|
|
| Crise politique
ou choc des cultures ? |
|
A la lecture de l’article de M. Touma « Plus
qu’une crise politique, un choc de cultures », L’Orient-Le Jour
du 16 janvier 2006, il est évident que les interventions orales
de M. Jumblatt à l’égard du Hezbollah confirment bien que le Liban
reste le siège d’un conflit important entre les tendances séculières
de la société et les tenants des régimes religieux. Dans les premières,
nous pourrions mettre le Parti socialiste (de M. Joumblatt), d’autres
groupes politiques libanais et certaines forces à majorité chrétienne
ou musulmane. Dans les secondes, on pourrait affilier non seulement
le Hezbollah, mais aussi les régimes iranien et israélien, sauf
si ces derniers veulent bien expliciter leurs programmes de sociétés
qui jusqu’à nouvel ordre sont basés sur l’appartenance religieuse.
C’est aussi, sur un autre plan, des interrogations qui concernent
les orientations et la réalité « laïque » des Etats arabes qui
s’en prévalent et quels sont leurs rôles dans ces débats. D’autre
part, ce qui émerge des déclarations de M. Ahmedinejad sur la
volonté iranienne d’avoir l’arme nucléaire fait apparaître naturellement,
au grand jour, un conflit important entre les régimes religieux
islamique et juif, le régime israélien étant le plus fermement
opposé à cette éventualité. Donc on est bien en présence d’une
guerre d’éradication instiguée par ces puissances qui, malheureusement
voudraient reléguer aux oubliettes et dans leurs actes, la Déclaration
universelle de 1948. Evidemment, les protagonistes séculiers de
la région ne souhaitent pas en payer le prix.
|
| Serge Séroff,
Paris. |
|
|
| Réponse
collective au terrorisme |
Je voudrais profiter
de la page Courrier d’Al-Ahram Hebdo pour m’exprimer sur le
terrorisme.
Pour moi, le terrorisme
est un géant qui attaque aveuglément les civils sans prévenir,
en adoptant ce que Adolf Hitler a dit une fois : « Le seul moyen
pour gagner aisément contre la raison : la terreur et la force
». Ces propos reflètent clairement l’apparition du terrorisme
dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Aujourd’hui, ces attaques
sont facilitées par la fragilité de la vie moderne, avec ses
infrastructures de transport et de communication, ainsi que
par les armes nucléaires ou bactériologiques.
Je pense que le
terrorisme a plusieurs causes : l’analphabétisme, l’insécurité
entre les populations, la drogue et la violence poussant la
jeunesse à devenir criminelle pour se venger d’une société qui
l’a rejetée. Il y a aussi la violence au foyer qui crée des
citoyens déséquilibrés ne donnant que peu de considération à
la vie humaine. Et les conséquences du terrorisme sont facilement
identifiables dans les pays attaqués : troubles intérieurs,
menaces sur l’ordre public ayant un effet négatif sur les revenus
du tourisme.
En conclusion,
le terrorisme est une menace collective qui demande une réponse
et une coopération collectives pour lutter contre ce fléau.
Ce qui implique le rôle des médias qui doivent sensibiliser
les populations sur l’importance de l’éducation des enfants,
loin des scènes de violence qui n’apprennent que l’agressivité.
Car comme l’a dit le poète américain Carl Sandburg : « La révolte
et la terreur paient un prix. L’ordre et la loi ont un coût
».
|
Imane Abdel-Fattah
Helmy, Le Caire. |
|
|
| Félicitations |
Un hebdomadaire
proche-oriental tel que Al-Ahram Hebdo manquait beaucoup aux
francophones, surtout pour moi qui ai laissé une partie de mon
cœur et de mes ancêtres en Egypte.
Bien cordialement
|
Adib Gabriel
Hathout, France. |
|
|
| Notre
système tue la jeunesse ! |
La jeunesse est
la période pendant laquelle on s’imagine être assez grand pour
assumer toutes les responsabilités. Mais c’est aussi la période
où commencent les problèmes de la liberté et des rêves. Le jeune
pense qu’il est libre de faire tout ce qu’il veut. Mais souvent,
les traditions et le système entravent sa volonté et ses espoirs.
C’est le cas quand il est confronté à l’administration avec
ses fonctionnaires faisant parfois la sieste au bureau. Pour
eux, travailler c’est boire du thé, lire les journaux, échanger
des racontars et par conséquent entraver les affaires des autres
auxquels ils ne pensent pas une seule seconde. Nos jeunes sont
les victimes de ces employés qui sont à leur tour les victimes
des mauvaises conditions de travail, dont les bas salaires.
Pour franchir ces obstacles, les jeunes ont recours autant que
possible au piston.
Chacun cherche
un piston pour travailler. Le piston est devenu la baguette
magique.
La jeunesse, qui
doit être la période la plus heureuse de la vie, est devenue
la plus malheureuse à cause d’un système qui ne regarde que
derrière lui, en total mépris du taux de chômage et de la technologie
qui ne cesse d’évoluer. Il n’est pas honteux d’avoir des défauts
dans notre société. Ce qui est grave, c’est de les ignorer,
et de ne pas chercher à les résoudre.
|
Christine Magdy,
Le Caire. |
|
|
| SOS l’image
de l’islam |
On a récemment
entendu parler d’une tentative de profanation du livre saint,
le Coran. Comment agir de la sorte ? Et qui est donc à l’origine
de cette affaire ? C’était un groupe de personnes qui ont diffusé
sur Internet des versets du Coran qui sont tous altérés. Ces
personnes ont indiqué qu’ils vont produire plusieurs versions
traduites en diverses langues : français, allemand, etc. Mais,
ceci ne nous inquiète pas : grâce aux prédicateurs qui sont
à l’étranger, tout le monde comprendra bien que toutes ces manœuvres
ne sont que des actes de sédition tout à fait contre la foi.
Ces gens-là veulent ainsi déformer l’image de l’islam partout
dans le monde. Je crois que l’objectif véritable de cet acte
est le fait de susciter la brouille entre les diverses doctrines.
De plus, un journal danois a publié des caricatures qui tournent
en dérision le prophète Mohamad. Certes, on ne cédera jamais.
On devra affronter cette campagne à tout prix.
|
Inés Al-Hélaly,
Le Caire. |
|
|
| |
|
|
|