Initiative
Le point sur le Musée de la civilisation
Une délégation de l’Unesco s’est rendue au Caire pour
s’entretenir avec les responsables du Conseil Suprême de la
culture afin de faire le point sur les travaux exécutés lors
des deux dernières années dans le grand projet de la
construction du Musée de la civilisation. Il s’agit de la
visite organisée tous les deux ans avec pour but d’évaluer les
travaux de construction exécutés, superviser le projet, faire
des remarques, discuter avec les responsables de l’édification
de ce musée et enfin faire des recommandations afin qu’il se
réalise dans les meilleures conditions possibles. Magasouini,
vice-président de l’Unesco et président de cette délégation, a
souligné lors de la réunion que le Musée de civilisation de
Fostat sera, lors de son inauguration en 2009, l’un des plus
grands et des plus importants du monde.
A cet égard, il suscite un vif intérêt de la part de
l’organisation internationale qui ne cesse de discuter et de
coopérer avec la partie égyptienne. « Les recommandations
cette année concernaient spécialement l’aspect paysage du
jardin muséologique ainsi que la formation des archéologues
travaillant dans ce projet, notamment en ce qui concerne la
muséologie », explique Sally Halawa, responsable de muséologie
dans le futur Musée de la civilisation. Ce musée naissant, qui
s’étend sur une superficie de 25 feddans et dont les frais de
construction dépassent les 700 millions de L.E., sera exécuté
en trois étapes. La première est en fait presque achevée. Elle
consistait à jeter les fondations et réaliser l’infrastructure
en plus des travaux électromécaniques, la construction des
dépôts et les laboratoires de restauration. « La deuxième
étape, qui prendra fin vers la moitié de l’année 2007, est la
plus importante puisque qu’elle concerne les travaux de
muséologie, qui ont beaucoup évolué en Egypte au cours de la
dernière décennie, ceux de la surveillance électronique, de
l’éclairage du musée qui exposera plus de 30 000 pièces
antiques racontant l’évolution de la civilisation égyptienne
depuis les périodes préhistoriques et jusqu’à l’époque moderne
», indique Aymane Abdel-Moneim, directeur du Fonds de
développement culturel et responsable du projet. Quant à la
dernière étape, celle-ci concerne tout ce qui est à
l’extérieur du musée, comme la création et l’aménagement des
jardins aux alentours ainsi que la construction d’un centre de
service, des parkings et des bazars qui seront indispensables
à l’afflux touristique. En outre, il est prévu que le Musée de
la civilisation soit construit en harmonie avec tout ce qui
l’entoure, comme le lac de Aïn Al-Sira, la mosquée Amr Ibn
Al-Ass, l’église Suspendue, la synagogue de Ben Ezra et les
pyramides de Guiza situées tout à fait à l’ouest, pour créer
un panorama unique des antiquités égyptiennes appartenant aux
différentes époques historiques.
Une nouvelle stratégie est dès lors entamée par le Fonds du
développement culturel pour la promotion de ce musée avant
même son inauguration : une présentation du projet a été
effectuée en marge de l’exposition tenue au Grand Palais à
Paris. « On a déjà commencé à Paris lors de l’exposition
Trésors engloutis d’Egypte ». Les visiteurs ont vraiment
éprouvé beaucoup d’intérêt à ce projet. Ils étaient curieux de
connaître les moindres détails. « A mon avis, c’est la
meilleure propagande pour faire connaître aux gens les étapes
de ce grand projet et des trésors qui y seront exposés,
d’autant plus que ce musée revêt déjà un aspect international,
puisqu’il est réalisé sous les auspices de l’Unesco et qu’il
sera inauguré dans une cérémonie mondiale digne d’un tel musée
», a souligné Sally Halawa.
Dalia
Farouk