Entre la civilisation de l’Andalousie et le terrorisme !

Mohamed Salmawy

 

 

Se jouer des Arabes

Salama A. Salama

 

 

L’Egypte et la crise libanaise

Wahid Abdel-Méguid

Politologue

 

Réussir la séparation des pouvoirs

Ibrahim Ayad Al-Maraghi

 

Sous-secrétaire d’Etat au ministère

de la Coopération internationale

 

Les Palestiniens dans l’impasse

Ibrahim Nafie

 

Constat d’échec

 

Fin 2005, le président George W. Bush prédisait aux Américains de nouveaux sacrifices pour 2006 en Iraq, mais il les exhortait à l’optimisme. A l’aube de 2007, l’un des sacrifices consentis de son propre aveu est celui de l’optimisme.

« Malgré la violence, les Iraqiens sont optimistes, et cet optimisme est justifié », disait M. Bush le 18 décembre 2005 dans une allocution adressée à la nation. Un an plus tard presque jour pour jour et au moment de définir une nouvelle stratégie, M. Bush a reconnu que l’optimisme avait été englouti par un déchaînement des violences préfigurant une guerre civile.

« Nos forces en Iraq sont sur la voie de la victoire, et c’est cette voie qui les ramènera à la maison », assurait M. Bush il y a un an alors qu’il était engagé dans une campagne de défense de la « stratégie pour la victoire » orientée vers les élections parlementaires qui auraient lieu un an après. Pour la première fois, il s’est rendu la semaine dernière à un constat beaucoup plus sombre : « Nous ne gagnons pas, nous ne perdons pas ».

M. Bush était déjà confronté fin 2005 à la violence en Iraq et à la contestation de la guerre aux Etats-Unis. « D’autres épreuves et d’autres sacrifices nous attendent », disait-il à l’époque, comme il l’a dit mercredi dernier. Mais les Iraqiens venaient d’élire leur Parlement. Ces élections étaient « le début de quelque chose de nouveau : une démocratie constitutionnelle au cœur du Proche-Orient ». Il pouvait faire aux Américains la promesse du premier gouvernement démocratiquement élu en Iraq. Depuis, le dynamitage de l’un des lieux saints, les plus vénérés par les chiites, le 22 février a enclenché l’engrenage des assassinats confessionnels. Un gouvernement a effectivement été installé. Mais l’un des plus proches conseillers de M. Bush vient d’exprimer dans un document confidentiel ses doutes sur le premier ministre Nouri Al-Maliki. La tactique américaine a été révisée. Elle a échoué à sécuriser Bagdad.

En un an, M. Bush est revenu sur ses prétentions de faire de l’Iraq un exemple de la démocratie au Proche-Orient. Accusé d’aveuglement par ses adversaires, il a renoncé après plusieurs mois à affirmer que les Etats-Unis devaient « maintenir le cap » en Iraq. Cela n’a pas empêché la défaite de ses amis républicains aux élections parlementaires du 7 novembre. Il s’est alors résigné à un changement de cap et devrait annoncer une nouvelle stratégie en janvier.

Fin 2005, M. Bush disait que trois « éléments critiques » formaient la « stratégie pour la victoire » : le transfert de la sécurité aux Iraqiens, l’établissement des institutions d’une démocratie unie et durable, la reconstruction. Les trois objectifs sont loin d’être atteints l