Les Palestiniens dans l’impasse
Ibrahim Nafie
Le
président palestinien, Mahmoud Abbass, tente de faire face au
chaos sécuritaire régnant en Palestine à travers une
réorganisation interne. Pour ce faire, il a appelé à la tenue
d’élections législ- élections pour le poste de président de
l’Autorité. Il a laissé la porte entrouverte à la possibilité
de former un gouvernement d’unité nationale.
Il semblerait que par cet appel, Mahmoud Abbass ait voulu
présenter une solution démocratique pour sortir de l’impasse
actuelle. En effet, les élections palestiniennes sont
effectuées avec intégrité et transparence et sont suivies par
des observateurs internationaux et locaux. Donc, ces élections
exprimeront, avec sincérité, la volonté du peuple palestinien.
Cette volonté doit être respectée et personne ne pourra en
douter. Ce sont donc les résultats de ces élections qui
détermineront l’avenir de l’Autorité palestinienne.
Ce qui est étrange, c’est que le Hamas ait refusé cet appel
qu’il a qualifié de coup d’Etat contre la démocratie. Les 10
factions qui œuvrent à partir de Damas ont également refusé
l’initiative, sans rien proposer de tangible en retour. Le
temps passe et c’est Israël qui profite le plus de ce qui se
passe sur les territoires palestiniens. Viennent ensuite des
parties régionales qui ont leurs propres comptes. Et ce n’est
pas tout. Les partisans du Hamas ont été appelés à descendre
dans la rue et à manifester avec les armes pour exprimer le
refus de l’appel du président. C’est donc un indice de la
probabilité du déclenchement d’une guerre civile. Même si,
selon la description d’un spécialiste en affaires
palestiniennes, il n’est pas question d’une guerre civile,
mais d’une guerre, puisque le peuple palestinien ne joue aucun
rôle dans ces affrontements .