Football.
Deux de nos lecteurs, comme tant de millions d’Egyptiens,
expriment leur joie d’avoir vu Ahli décrocher le bronze en
Coupe du monde des clubs, au Japon.
A tout seigneur tout honneur
Enfin, l’espoir de vivre un événement heureux dans notre cher
pays l’Egypte est arrivé. Les tristes événements de
l’Université d’Al-Azhar, le phénomène des enfants de la rue,
les prix qui flambent nous ont presque fait oublier ce que
signifient bonheur et victoire. C’est le sport, c’est notre
équipe d’Ahli qui nous permet de mettre un peu de côté tous
ces problèmes pour la voir victorieuse après sa superbe
performance au Japon. Les étudiants ne sont pas allés à
l’université, les élèves se sont absentés, et les employés
n’ont pas travaillé, tout cela pour les superbes coups de pied
d’Ahli et aller regarder les matchs dans les cafés qui ont, du
coup, fait de bonnes affaires. En tant que fan fou d’Ahli, je
demande à notre équipe que ce triomphe soit le début d’une
série de grands succès.
C’est l’Egypte qui était à l’honneur au Japon.
Tamer Adel, Le Caire.
Une victoire méritée
Bravo à notre équipe qui nous a rendu notre fierté. Tout le
respect pour le club Ahli qui a pu obtenir la médaille de
bronze de la Coupe du monde des clubs au Japon. Ce succès est
le résultat d’un grand effort des joueurs : ils ont bien joué
les matchs et montré une forme physique remarquable. En
regardant les 3 matchs joués par l’équipe Ahli, deux matchs
puis les demi-finales, j’ai remarqué que les joueurs étaient
en harmonie, comme un orchestre. Ici en Egypte, les Egyptiens
étaient sous une énorme pression. Lors d’un des matchs, Ahli a
été battu par l’équipe internationale du Brésil, et la rue
égyptienne s’est inquiétée de voir son équipe éliminée. Mais
heureusement, les choses ont changé en demi-finales.
Félicitations à tous les Egyptiens !
Moustapha Mohamed, Guiza.
Le Liban au bord du gouffre
Il me plaît, aujourd’hui, de vous faire part de mon inquiétude
face à la montée des protestations au Liban. Vous, comme moi,
constatez petit à petit le chaos dans lequel ce pays est en
train de plonger. Après de rudes combats entre le Hezbollah et
Israël, le pays est meurtri par de nombreuses pertes en vies
humaines et en infrastructures. Ceci pour dire que la blessure
est encore vive dans l’esprit de tous les Libanais.
Au lieu d’user de politiques visant à assurer à tous et à
chacun un réconfort, les classes opposantes remuent le couteau
dans la plaie en agissant contre un gouvernement qui a besoin
du soutien de son peuple. D’ailleurs, ce dernier, comme des
moutons de Panurge, se laisse guider aveuglément, oubliant que
ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut et qui risquent
d’être des victimes.
Nous avons vu le premier ministre pleurer devant ses pairs.
Cette attitude a révélé à l’opinion nationale et
internationale son esprit patriotique et sa crainte de voir
son pays s’enliser dans un tel conflit. Que reproche-t-on à ce
gouvernement patriotique ? Il n’est pas question de mettre en
cause ce patriotisme pour des raisons religieuses,
diplomatiques et que sais-je encore ... Chers lecteurs,
n’oublions pas que les conflits interconfessionnels sont
aujourd’hui à l’origine d’un véritable massacre dans le monde.
Nous avons fraîchement en mémoire la situation qui prévaut en
Iraq où il ne se passe aucune journée sans que l’on enregistre
des dégâts matériels et corporels. Sincèrement chers lecteurs,
je crains que le pays du Cèdre ne finisse par plonger.
L’avenir nous le dira ...
Arnaud Dhaunal Moutsiangou, Le Caire.
Du voile et de la liberté
Dans le numéro 640 d’Al-Ahram Hebdo, le Français M.
Jean-Claude Brana, dont la plus belle jeune fille qu’il « a eu
la chance de rencontrer au Caire portait le voile », et qui,
jusqu’alors « n’avait rien contre le port du voile », le
trouve déplaisant « le jour où il a appris que c’était une
obligation religieuse ». Lui, qui « n’aime pas être obligé de
faire ceci ou cela », « pense qu’on devrait laisser à chacun
le loisir de se vêtir » comme on le semble.
Force est primo de remarquer que M. Jean-Claude serait de ceux
qui ignorent que dans ce monde existent encore des gens qui se
plaisent d’être « obligés » par leur religion, « de faire ceci
ou cela », ceux qui pensent toujours que tout acte humain se
doit d’être soumis aux prescriptions de son créateur.
L’islam n’est pas sans accorder aux musulmans la liberté ou «
le loisir de se vêtir » à leur gré, bien au contraire, il
l’accorde plus qu’aucune civilisation ou culture l’accorderait
à l’homme.
Mais l’homme ... L’homme est-il aussi parfait, aussi honnête,
à même de jouir de cette liberté sans pour autant nuire à son
prochain ou encore, disons-le, sans faire de tort à lui-même ?
Là est la question. La fornication, le vol, le tabagisme, le
terrorisme, etc. ne sont-ils pas les fruits d’une liberté
aussi large qu’inconditionnelle ?
Dieu qui connaît mieux sa créature, sa faiblesse, son
ignorance, mais aussi son audace, a alors pris en charge
l’assurance du bien-être de l’homme, celui de son prochain et
par ricochet celui de toute la société, prescrivant à côté de
la liberté des principes à respecter. Le vol, la fornication,
le terrorisme, etc. seront alors condamnables et ceux qui les
pratiqueraient sévèrement sanctionnés.
Ainsi, outre « la beauté » que confère aux femmes le port du
voile (vous l’avez d’ailleurs remarqué), et le sens du respect
que cela leur inspire, le port du voile s’inscrit également
sur la droite ligne de la haute considération et de la
vénération que l’islam voue à la personne féminine.
Aboubakar
Siddik S.,
Cameroun.