A
Maréa, c’est Byzance !
La mission archéologique polonaise opérant dans le gouvernorat
d’Alexandrie, a découvertdes
établissements de l’époque byzantine.
Durant
les sept saisons de fouilles sur le site de
Maréa, à 45 kilomètres au
sud-ouest d’Alexandrie, s’étendait sur une superficie de près
de 344 m, et à environ 360 m au sud-est du bord du lac
Mariot, la mission archéologique
polonaise a découvert des établissements byzantins renfermant
un ensemble de bains publics avec une
saqieh, une chapelle funéraire et une grande basilique.
« Ce bain byzantin est construit en briques cuites, et divisé
pqr une paroi : la partie sud
consacrée au public masculin tandis que la partie nord (plus
petite) consacrée au public féminin, chacune de ses deux
parties a une entrée indépendante », a expliqué Hanna
Szymanska, directrice des fouilles
de Maréa, durant la Conférence des
bains collectifs en Egypte, qui s’est déroulée du 1er au 4
décembre à la Bibliothèque d’Alexandrie.
L’entrée destinée aux hommes se trouvait à l’ouest du
bâtiment, menant directement à l’apodyterium
(le vestiaire). Le coin nord-est de la salle comportait un
labrum (lavabo), dont il ne reste
aujourd’hui que le support de basalte posé sur un chapiteau de
marbre d’une colonne ionique, qui est réutilisé dans cet
édifice. L’eau chaude fournie au lavabo venait par un tuyau
d’argile passant dans le mur nord de la salle relié à une
chaudière fixée sur le four.
Du côté sud, l’on arrivait à une cave voûtée, bâtie en
briques, parfaitement bien conservée, en passant par une vaste
pièce de service, qui servait de dépôt de combustible et de
matériel de toute sorte, ce dont témoignent trois niches
servant à abriter les lampes pour le personnel de service.
De l’apodyterium (le vestiaire),
on passait directement au tepidarium (salle de bains
chauffée). L’on y a découvert des fragments de crépis peints
portant de sublimes motifs végétaux aux couleurs vives. Le mur
ouest était muni dans son épaisseur de tubes d’argile où
circulait l’air chaud pour chauffer la pièce. Le tepidarium
destiné aux bains chauds était équipé de trois bassins. Ils
sont de formes très variées (semi-circulaire, rectangulaire et
circulaire) et étaient munis de hauts gradins sur lesquels
s’asseyaient les clients qui prenaient le bain.
Quant à l’entrée destinée aux femmes, elle se trouvait du côté
est des bains et elle était précédée d’une cour comportant des
colonnes de marbre. Cette superficie était plus petite que
celle destinée au public masculin. A environ 4,75 m au nord de
l’établissement de bains, un puits desservi par une
saqieh a été mis au jour. Le puits
même, de 5 m de profondeur et de forme rectangulaire, était
construit en blocs de pierres et ses parois étaient renforcées
au moyen d’entretoises horizontales. Dans la paroi nord du
puits se trouvait un orifice rectangulaire constituant la
bouche du canal qui conduisait à une citerne voûtée en
briques. Le puits était situé dans la partie occidentale d’un
cercle de blocs de pierres liés au mortier. La construction
était renforcée par des contreforts de pierre. Dans la partie
méridionale de celle-ci, au niveau de la bordure du puits, il
subsiste un fond de bassin en briques cuites liées au mortier
imperméable. Le bassin qui recevait l’eau du puits était
renforcé dans sa partie méridionale par quelques couches de
blocs de pierre .
Imane
Fathallah