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 Semaine du 20 au 29 décembre 2006, numéro 641

 

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Opinion

Un livre de Carter impartial

Ibrahim Nafie

L’ex-président américain Jimmy Carter continue toujours de parler des retombées destructrices du mur de séparation érigé par Israël au cœur même des territoires palestiniens. Il écrit dans le 16e chapitre de son nouveau livre Palestine : « La paix mais pas de séparation raciste », et ce mur qui ressemble à une prison a confisqué les deux tiers des ressources en eau de la ville de Qolayqéla, dont le nombre d’habitants est de 45 000. Même scénario avec la ville de Bethléem qui abrite 170 000 habitants. On peut lire à la page 193 de ce livre que l’actuel président américain George Bush a confirmé la difficulté d’instaurer un climat de confiance entre les Palestiniens et les Israéliens à un moment où le mur de séparation serpente la Cisjordanie. Jimmy Carter ajoute qu’au moment où la Cour internationale de justice a confirmé le droit d’Israël à ériger des barrières pour protéger ses habitants, elle a posé comme condition que ceci ait lieu à l’intérieur de leurs propres territoires ou de leurs frontières reconnues internationalement. En résumé, le président Carter voit que la construction du mur de séparation par Israël dans le cœur même de la Cisjordanie est un acte raciste en contradiction avec les bases du droit international et des accords de Genève. Carter estime que ce mur est un obstacle face à tout effort politique d’instaurer une paix juste et globale. Le plus dangereux, a-t-il ajouté, est que cela accroît le sentiment de laisser-aller chez les Israéliens qui se soucieront de moins en moins des négociations en vue d’un règlement politique. Ce qui les orientera à coup sûr vers davantage de mesures unilatérales. Rappelons-nous les visions de Sharon et plus tard celles d’Olmert concernant le retrait unilatéral, sans relation aucune avec la paix et qui s’inscrivent dans cet esprit. Nous en reparlerons les semaines prochaines.

 

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