Un livre
de Carter impartial
Ibrahim Nafie
L’ex-président
américain Jimmy Carter continue toujours de parler des
retombées destructrices du mur de séparation érigé par Israël
au cœur même des territoires palestiniens. Il écrit dans le
16e chapitre de son nouveau livre Palestine : « La paix mais
pas de séparation raciste », et ce mur qui ressemble à une
prison a confisqué les deux tiers des ressources en eau de la
ville de Qolayqéla, dont le nombre d’habitants est de 45 000.
Même scénario avec la ville de Bethléem qui abrite 170 000
habitants. On peut lire à la page 193 de ce livre que l’actuel
président américain George Bush a confirmé la difficulté
d’instaurer un climat de confiance entre les Palestiniens et
les Israéliens à un moment où le mur de séparation serpente la
Cisjordanie. Jimmy Carter ajoute qu’au moment où la Cour
internationale de justice a confirmé le droit d’Israël à
ériger des barrières pour protéger ses habitants, elle a posé
comme condition que ceci ait lieu à l’intérieur de leurs
propres territoires ou de leurs frontières reconnues
internationalement. En résumé, le président Carter voit que la
construction du mur de séparation par Israël dans le cœur même
de la Cisjordanie est un acte raciste en contradiction avec
les bases du droit international et des accords de Genève.
Carter estime que ce mur est un obstacle face à tout effort
politique d’instaurer une paix juste et globale. Le plus
dangereux, a-t-il ajouté, est que cela accroît le sentiment de
laisser-aller chez les Israéliens qui se soucieront de moins
en moins des négociations en vue d’un règlement politique. Ce
qui les orientera à coup sûr vers davantage de mesures
unilatérales. Rappelons-nous les visions de Sharon et plus
tard celles d’Olmert concernant le retrait unilatéral, sans
relation aucune avec la paix et qui s’inscrivent dans cet
esprit.
Nous
en reparlerons les
semaines
prochaines.