Au fil des pages
Taqrir al-tanmiya al-insaniya al-arabiya 2005 (le rapport du
développement humain arabe de l’année 2005). Rapport annuel du
Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), d’un
groupe d’experts arabes.
Ce rapport fait de la promotion des femmes dans le monde arabe
une condition de la renaissance et appelle les pays concernés
à prendre des mesures contre la discrimination dont souffre la
femme dans les domaines de la santé, de l’éducation et de
l’économie. Dans ce dernier domaine, la place des femmes est
plus faible dans le monde arabe que dans toute autre partie du
globe. Le taux de chômage des femmes est ainsi de deux à cinq
fois plus élevé que celui des hommes dans la plupart des pays
de la région, selon le rapport. De même que la pauvreté touche
particulièrement la femme qui constitue
les 3/5e du milliard des personnes démunies de la
planète.
Au-delà d’une importante mise au point de l’état actuel du
développement humain depuis le dernier rapport, l’ouvrage
couvre l’intégration de la femme dans la vie politique,
culturelle et notamment dans la vie juridique.
Ce rapport est le dernier d’une série de quatre rapports,
initiée en 2002, qui passent en revue la situation du monde
arabe et rendent compte de ses avancées en matière de
développement humain. Alors que les trois premiers rapports
étaient centrés sur les connaissances, les libertés et la
gouvernance, ce rapport examine dans quelle mesure les femmes
arabes parviennent à réaliser leur potentiel et de quelle
manière leur statut est directement lié au progrès et à la
prospérité dans le monde arabe.
Naguib Mahfouz, al-mahatta al-akhira (Naguib Mahfouz, la
dernière station) de Mohamed Salmawy, Dar Al-Chourouq, 2006.
Cet ouvrage illustré de photos avec le Nobel égyptien n’est
pas uniquement le journal des derniers jours de l’hôpital,
vécus — quasiment — avec Mahfouz. Il ne s’arrête pas
seulement, comme beaucoup de livres, sur l’expérience des
dernières heures ou sur des moments à la lisière de la vie et
de la mort d’une existence enrichie d’humanisme. Il est
surtout marqué par une longue connaissance de l’auteur qui
dépasse les trois décennies, entre journal de bord, critique
littéraire et journal intime. Ainsi, à plusieurs reprises,
Mohamed Salmawy dépasse la lourdeur
du moment présent, celui de l’hospitalisation de Mahfouz, pour
capter le sens de l’humour du Nobel, dont le fameux rire plein
de vie « doublait toujours ceux de ses compagnons ». Ou pour
relater une discussion autour d’un des Rêves de convalescence,
sa dernière œuvre-fleuve.