Al-Ahram Hebdo, Egypte | Horodateurs : créneau raté
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 Semaine du 20 au 29 décembre 2006, numéro 641

 

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Egypte

Stationnement. Cinq ans après sa mise en vigueur, le nouveau système informatisé appliqué aux principales avenues du centre-ville n’a pas assuré une meilleure fluidité de la circulation.  

Horodateurs : créneau raté 

Le gouvernorat du Caire tiendra une réunion samedi pour faire le bilan du nouveau système de stationnement. « On tient à faire réussir ce projet dont on veut étendre l’application à d’autres quartiers du Caire comme Héliopolis et Madinet Nasr », affirme Moustapha Alameddine, gouverneur adjoint du Caire.

Réserver deux couloirs de part et d’autre de la chaussée au stationnement, cela n’est point novateur. La nouveauté, cependant, c’est ce système informatisé qui permet à l’automobiliste doté d’une carte magnétique de se trouver un créneau entre deux voitures au lieu de recourir à l’un de ces fameux « ménadi » qui offrent de s’occuper du véhicule pendant son absence. Ainsi, 1 050 places de stationnement ont été créées le long des principales rues du centre-ville, Qasr Al-Nil, Abdel-Khaleq Sarwat et Solimane Pacha. Ce système qui dépend d’un investissement privé a été appliqué en 2001 aux principales rues du centre-ville pour résoudre le problème de stationnement anarchique qui, selon les spécialistes, est à l’origine de 40 % des problèmes de la circulation dans la capitale.

Cela dit, cinq ans après la mise en œuvre de ce système, l’expérience a révélé de nombreux problèmes d’ordre technique et financier. « Les appareils sont en panne et les cartes magnétiques ne sont pas disponibles la plupart du temps. Conséquence : de longs fils de véhicules qui attendent leur tour pour garer ou qui cherchent des appareils qui fonctionnent. C’est un vrai bazar », raconte Hani Naguib, fonctionnaire. Selon lui, « il faut y avoir des techniciens sur place chargés de réparer tout appareil qui tombe en panne ».

La hausse des prix est un autre problème qui menace la réussite de l’expérience. En fait, de 7h à 16h, le prix est d’une livre l’heure ; de 80 piastres de 16h à 23h et ensuite de 10 piastres dans les heures de la nuit. « Je travaille de 8 heures à 17 heures dans une agence de tourisme au centre-ville. Pour bénéficier de ce système je dois payer 9 L.E. chaque jour. Dans ce cas, il vaut mieux laisser la clé de ma voiture au ménadi à qui je paye 50 piastres pour toute une journée », lâche cet automobiliste désabusé.

Pour sa part, l’ingénieur Sayed Ibrahim, PDG de l’entreprise qui gère le projet, essaie de se justifier. Il accuse les gardiens de voiture de sabotage du matériel pour « faire échouer le système et récupérer les clients qu’ils avaient perdus ». Il ajoute : « Trois ménadis se sont faits arrêter par la police alors qu’ils essayaient de bousiller les appareils après minuit ». Une réduction des tarifs est également envisagée. « Le tarif de la première heure de stationnement restera le même, mais on considère une réduction de 20 piastres pour chaque heure supplémentaire », affirme Ibrahim.

Marianne Youssef

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