Al-Ahram Hebdo, Egypte | Londres veut l’appui du Caire
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 

 Semaine du 20 au 29 décembre 2006, numéro 641

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Kiosque

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Loisirs

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Diplomatie. Dans le cadre d’une tournée régionale, le premier ministre britannique, Tony Blair, a effectué cette semaine une visite en Egypte centrée sur le processus de paix dans la région et la situation en Iraq.  

Londres veut l’appui du Caire 

C’est avec deux questions en tête que le premier ministre britannique est venu au Proche-Orient. Comment relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, et surtout comment sortir l’Iraq du cercle infernal de la violence ? Dans ce contexte, Le Caire paraissait comme une étape importante dans le voyage du premier ministre britannique. Arrivé le 16 décembre dans la capitale, Blair s’est entretenu avec le président Hosni Moubarak et a également rencontré l’imam d’Al-Azhar, la plus haute autorité de l’islam sunnite, cheikh Mohamad Sayed Tantawi.

La visite du responsable britannique est intervenue alors que les tensions se multiplient entre les deux factions palestiniennes rivales : le Fatah et le Hamas. Tony Blair a affiché d’emblée ses objectifs. Il s’agit premièrement de soutenir le président palestinien Mahmoud Abbass dans sa confrontation avec le Hamas. Abbass a décidé de convoquer des élections anticipées, et le Hamas a affiché son refus d’une telle mesure. « La décision de Mahmoud Abbass d’appeler à des élections anticipées est un signe fort qui montre que le président palestinien cherche un moyen de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix », a déclaré Blair au Caire, affirmant que « c’est le moment pour la communauté internationale d’être derrière Abbass, de l’aider à construire son Autorité et sa capacité à apporter des améliorations dans les conditions de vie du peuple palestinien, mais aussi dans les progrès que nous voulons tous voir dans la résolution de la question israélo-palestinienne. Si le président élu du peuple palestinien est prêt à prendre les devants dans cette situation, nous devrions le soutenir pour amener la seule solution juste ».

La Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont inquiets des évolutions au Proche-Orient, notamment de la recrudescence sans précédent de la violence en Iraq. La Maison Blanche étudie actuellement la possibilité de réviser la stratégie américaine dans ce pays. La commission Baker, dirigée par l’ancien secrétaire d’Etat et formée à cet effet, a estimé qu’il était impossible de séparer l’Iraq du reste du Proche-Orient, affirmant qu’une solution globale du conflit israélo-palestinien permettrait de mieux négocier les problèmes en Iraq. D’où cette visite de Blair, venu pour tenter de donner un coup de fouet au processus de paix. Et c’est là qu’une fois de plus apparaît le rôle de l’Egypte qui agit comme modérateur dans la région. Le Caire est en contact avec toutes les parties impliquées dans le processus de paix, y compris le Hamas. L’Egypte a une très grande influence sur les Palestiniens et entretient d’excellentes relations avec les Jordaniens. Actuellement, Le Caire poursuit ses contacts avec l’Autorité palestinienne et les factions pour tenter de former un gouvernement d’union nationale. La même chose peut être dite de l’Iraq. Le Caire possède des relations avec toutes les parties iraqiennes et peut contribuer à l’apaisement de la tension dans ce pays. La spirale infernale de la violence en Iraq a placé Tony Blair en difficulté. Son image politique risque, en effet, de se détériorer. Le premier ministre britannique, en se rendant cette semaine au Caire, a voulu que le gouvernement égyptien soutienne le gouvernement iraqien de Nouri Al-Maliki pour que ce dernier ne tombe pas. Le responsable britannique a affirmé que « la Grande-Bretagne soutiendra le gouvernement et le peuple iraqiens pour s’assurer que la démocratie à Bagdad ne sera pas démolie par le terrorisme » .

Chérif Ahmed

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.