Football.
Pour atteindre la finale, les Rouges devront garder en tête
plusieurs consignes face à l’Internacional mercredi.
Les cinq piliers de la qualification
Une
défense solide
« Une solide défense est la clé des victoires ». Le sage
Manuel José avait depuis longtemps affirmé sa priorité. Et
maintenant, il peut se vanter d’avoir la défense la moins
perméable d’Egypte avec un trio de la charnière très solide et
homogène, et en couverture, l’excellent Essam Al-Hadari dans
les cages. C’est vrai que les Rouges n’ont concédé aucun but
contre l’Auckland City en quarts de finale et que la garde
arrière n’avait pas laissé d’espaces aux attaquants
néo-zélandais, mais ce ne serait pas à comparer avec la
pression qu’ils vont rencontrer face à l’Internacional du
Brésil, ce mercredi en demi-finales. Le champion sud-américain
possède une paire d’attaquants très redoutables, avec
Fernandao et Pedro Iarley, en plus du jeune prodige Alexandre
Pato (17 ans), une nouvelle vedette qui sera lancée aux cieux
de Tokyo. Le trio de la charnière : Chadi Mohamad (ou Emad
Al-Nahhas), Waël Gomaa et Mohamad Seddiq n’auront pas droit à
la moindre faute, car elle se payera en cash sur le terrain.
Un milieu sans faille
En
alignant quatre joueurs en milieu de terrain : Islam Al-Chater,
Hossam Achour, Mohamad Chawqi et Ahmad Chédid Qénawi (ou Tareq
Al-Saïd), Ahli mise beaucoup sur la bataille du milieu. Face à
l’Auckland City, c’était gagné avec un pourcentage de
possession de 65 %. Mais ce n’est pas assez suffisant pour
trancher les matchs. En effet, il a fallu attendre jusqu’en
deuxième période, où ce quadruple s’est avancé pour offrir un
support aux attaquants, et mettre une énorme pression sur la
défense adverse, ensuite, les buts sont arrivés. Ce quatuor
remplit, presque parfaitement, son rôle défensif mais il doit
aussi apporter ses contributions dans le secteur offensif que
ce soit par les ailes (Al-Chater, Qénawi) ou du centre (Chawqi
et Achour). Ce sera une double mission très épuisante contre
des Brésiliens très forts physiquement et bien sûr dotés d’une
technique de la plus fine qualité, avec des joueurs tels que
l’international colombien Fabian Vargas, Adriano, Fabinho et
Edinho.

22, le numéro magique
Meneur, buteur et passeur, Mohamad Abou-Treika est l’arme
fatale d’Ahli. Il est au cœur de l’organisation collective du
jeu, c’est le chef d’orchestre. Il possède toutes les
solutions individuelles que ce soit par ses dribbles ou tirs.
Son coup franc contre l’Auckland City (2-0), qui a laissé le
gardien immobile, a assuré la victoire et tué le match. Son
génie le met en tête de la liste des Most Wanted des
adversaires. Il est généralement mis sous stricte
surveillance, comme ce fut face aux Néo-Zélandais par Chad
Coombes. Une manœuvre qui a beaucoup handicapé le jeu d’Ahli
avant que le talentueux Pharaon, candidat pour le titre de
meilleur joueur d’Afrique, ne puisse se libérer en seconde
période, en descendant plus vers le milieu de terrain, et
enchanter les yeux du public. Il ne devra pas s’attendre à des
faveurs contre l’Internacional, qui a sûrement une bonne idée
de lui, et qui maintenant le connaît très bien après l’avoir
vu en action.
Une attaque efficace
Le
trio d’attaque du champion d’Egypte et d’Afrique est un vrai
casse-tête pour les défenses. L’international angolais Amado
Flavio et ses homologues des Pharaons, Mohamad Abou-Treika et
Emad Metaab, fonctionnent en parfaite harmonie et coordination
depuis déjà un bon bout de temps. Déplacements continus,
échanges de places, passes aux yeux fermés, créativité et
talent impressionnant, ce trio est intenable. Sa grande
lacune, qui hante d’ailleurs le directeur technique Manuel
José Da Silva, est le manque d’efficacité de ses finisseurs.
Personne ne peut nier la grande forme de Flavio ni le jeu et
l’intelligence de Metaab et de Abou-Treika, mais leur taux
demeure pourtant très limité à ce qu’il devrait être. Nous les
avons vus contre l’Auckland City perdre des occasions très
faciles. D’entre 21 frappes dont 8 cadrées, les Rouges n’ont
marqué que deux buts. Ils n’auront pas ce luxe en
demi-finales, surtout en jouant contre une garde arrière qui
possède de solides éléments expérimentés tels que
l’international péruvien Martin Hidalgo et Rubens Cardoso.
Des
choix techniques
Le technicien portugais Manuel José Da Silva applique une
méthode de jeu organisée selon un schéma de 3-4-1-2. Une
stratégie qui s’est avérée très efficace et surtout équilibrée
entre l’attaque et la défense. Le compartiment du milieu
assume une grande responsabilité défensive, notamment avec
deux milieux centraux à tendance plus défensive pour bloquer
tous les chemins vers les cages de Hadari. De l’autre côté, il
y a trois joueurs qui évoluent dans le compartiment offensif.
La méthode a été testée, appliquée et a réussi contre
l’Auckland City.
Mais José a souvent recours à un style plus prudent dans les
matchs difficiles, à savoir 3-5-1-1. Et là, il aligne trois
milieux à tendance défensive tels que Akwetey Mensah ou Hassan
Moustapha aux côtés des titulaires Chawqi et Achour, et ceci
en sacrifiant l’un des attaquants. Cela pourrait être une très
probable option face à l’Internacional, du moins au début du
match, afin de ne pas se faire bousculer rapidement et laisser
échapper le match.
Karim
Farouk