Football .
Après sa victoire contre les Néo-Zélandais d’Auckland City,
Ahli affronte, ce mercredi, les Brésiliens de l’Internacional
de Porto Alegre, en demi-finales de la Coupe du monde des
clubs qui se déroule au Japon.
Ahli, un pied dans l’Histoire
Les
Rouges ne pouvaient entamer leur trajet en Coupe du monde des
clubs de meilleure manière. En battant la formation
néo-zélandaise d’Auckland City 2-0, dimanche dernier, au stade
de Toyota, au Japon, la faim des Rouges s’est aiguisée. C’est
l’attaquant angolais de l’équipe, Amado Flavio, qui a marqué
le premier but d’une frappe bien cadrée dans la lucarne droite
du gardien néo-zélandais, à la 51e minute de la rencontre. Et
c’est le milieu international des Rouges, Mohamad Abou-Treika,
qui donne le coup de grâce à la 73e minute, par un coup franc
qui laisse le gardien immobile.
Une victoire
bien méritée des Rouges qui ont dominé la rencontre de fond en
comble sans donner aucune occasion à leur adversaire de
s’exprimer. D’ailleurs, les statistiques viennent confirmer la
domination des Rouges, avec une possession du ballon qui
s’élève à 65 % et 21 tirs, dont 8 cadrés, contre 5 tirs, dont
2 cadrés pour l’adversaire. « On a dévoilé un beau visage lors
de la rencontre de dimanche. Nous avons montré de quoi nous
étions capables. C’est du bon travail », avait déclaré Waël
Gomaa, le défenseur international de l’équipe.
Il faut
d’abord préciser que cette victoire était attendue vu la
grande différence de niveau qui existe entre les deux équipes,
surtout en ce qui concerne le niveau du jeu. Le niveau
technique d’Auckland City était assez modeste, mais il ne faut
pas négliger la bonne performance des Rouges, notamment lors
de la deuxième mi-temps, qui a témoigné des deux buts de
l’équipe. « Nous avons été très nerveux en première mi-temps.
Contre des amateurs, nous avions bien entendu beaucoup à
perdre. On avait perdu d’entrée l’an dernier, d’où une
certaine pression supplémentaire. Cette pression a eu un
impact considérable sur notre jeu. Notre stratégie n’était pas
bonne en première mi-temps. On s’est créé de belles occasions
que notre nervosité nous a empêchés de convertir », explique
le Portugais Manuel José Da Silva, directeur technique des
Rouges.
« Dans les
vestiaires, nous avons insisté sur le fait qu’il fallait
profiter des points faibles de l’adversaire. En fait, notre
plus grand adversaire, lors de cette rencontre, c’était nous,
pas Auckland. En seconde période, l’ouverture du score nous a
donné confiance. C’est la principale raison de notre victoire
», ajoute-t-il.
Grâce à cette
victoire, Ahli a décroché une qualification historique pour
les demi-finales de la compétition, qui auront lieu ce
mercredi. C’est à partir de ce jour que les choses sérieuses
vont commencer pour Ahli, qui va affronter les Brésiliens de
l’Internacional de Porto Alegre, le champion de la Copa
Libertadores 2006. Un défi de taille pour les champions
d’Afrique qui vont se mesurer cette fois à un adversaire de
poids.
Mauvais
souvenir effacé
Cette équipe
ne figure pas parmi les grandes équipes du Brésil, comme Sao
Paolo, le tenant du titre de la dernière édition de la Coupe
du monde des clubs, mais il est, sans aucun doute, un rival à
craindre d’autant plus que cette équipe appartient au Brésil,
roi du football. Selon la presse brésilienne, cette équipe ne
pratique pas le football esthétique généralement développé par
les Brésiliens. Le directeur technique de l’équipe, Abdel
Braga, préfère un style de jeu assez pratique, mais en même
temps efficace.
Cette équipe
comprend dans son effectif de nombreuses stars, à l’image de
l’attaquant Fernandao Lucio da Costa, qui a décroché le titre
de meilleur joueur de la Copa Libertadores de l’année 2006 et
le jeune attaquant, Alexandre Pato. La mission des Rouges sera
donc moins aisée que face aux Néo-Zélandais.
En effet,
l’enjeu de cette rencontre sera historique pour les Rouges qui
rêvent — malgré la difficulté — de surmonter l’obstacle
brésilien afin d’accéder à la finale pour affronter le
vainqueur de l’autre demi-finale, Club America (Mexique) —
Barcelone (Espagne) qui sera sans doute Barcelone. « Notre
match contre les Brésiliens sera très difficile. Mais nous
sommes bien préparés et nous sommes capables de relever le
défi », confie Emad Metaab, l’attaquant international d’Ahli.
Même si une
défaite des Rouges contre le champion de la Copa Libertadores
semble logique selon tous les pronostics, les joueurs et les
supporters d’Ahli ne doivent pas être déçus. Car les champions
d’Afrique ont réalisé l’essentiel de leur mission en se
qualifiant pour les demi-finales de la compétition mondiale.
De même, ils ont réussi à effacer le mauvais souvenir de leur
participation de l’année dernière, où l’équipe s’était
inclinée durant ses deux rencontres et avait occupé la
dernière place du classement.
A ce jour, les
Rouges se sont d’ores et déjà garanti la troisième ou la
quatrième place. Ce qui représente un exploit pour l’Egypte et
le continent noir. « Nous devons avoir confiance en nous. Il y
a une grande différence entre le football égyptien et le
football brésilien. Mes joueurs ne doivent pas se poser trop
de questions. Nous n’avons rien à perdre et ne pouvons
qu’emmagasiner de l’expérience. Nous possédons d’excellents
éléments, nous ne devons pas avoir peur des autres », conclut
Da Silva.
Mohamad
Mosselhi