Festival international du film du Caire .
La 30e édition s’est achevée le 8 décembre sur un bilan plutôt
satisfaisant.
Un
nouveau souffle
11 jours de
projections et de colloques. 200 invités officiels, 250
professionnels et des centaines de journalistes. 248 films en
provenance de 57 pays, une table ronde et une vingtaine de
colloques. Cette édition du festival international du film du
Caire, la 30e, qui s’est déroulée sous les signes de
l’innovation et de l’originalité, a tenu son pari d’assurer un
divertissement soutenu aux spectateurs et invités.
Toutefois,
Ezzat Abou-Auf, président du Festival avoue « éprouver une
satisfaction mitigée devant l’édition qui s’achève », prenant
la mesure des réussites nombreuses, mais aussi des ratages.
Cette année,
le Festival a proposé au public un vaste panorama des
meilleures productions cinématographiques, marquées par leur
diversité et leur esthétique haut de gamme. D’où son affluence
énergique. A part quelques exceptions, la sélection de la
compétition était réussie.
D’autre part,
ayant choisi l’Amérique latine comme invitée d’honne0ur de
cette édition, la couleur latino a été annoncée dès
l’inauguration, avec le film brésilien Les deux fils de
Francesco.
Quant aux deux
compétitions des films numériques et arabes, récemment
instituées, elles ont permis de prendre état de cinémas qui
s’affirment dans un souci de sonder le réel avec des outils
spécifiques et un regard coloré d’espoir. Le palmarès du
Festival 2006 est venu cependant, sans surprises, consacrer le
cinéma asiatique à travers quatre prix décernés sur consensus
du jury aux films chinois, indien et sri lankais !
De même, deux
faits marquants méritent d’être mentionnés : la participation
de jeunes cinéastes aux trois jurys attitrés et la
restauration du marché du film, absent depuis deux ans des
activités du Festival, dont on a noté la croissance des
transactions.
Au chapitre
des choses qui ont moins bien tourné, on note quelques faux
pas du côté de l’organisation, ainsi que l’absence quasi
totale des stars égyptiennes des différentes activités du
Festival, et la participation du public et de non
professionnels aux séances réservées normalement aux
critiques. Ce qui a donné lieu à des frictions parfois entre
les spectateurs et les invités, parfois entre les équipes de
travail des films.
Bref, sur ses
acquis, cette édition a su maîtriser l’instabilité due au
changement de son président, et respecter scrupuleusement une
programmation choisie au crible, créant la jubilation de ses
affidés et de son public.
Yasser
Moheb