Les
discours sur la réforme et le développement en Egypte doivent
éviter toute subjectivité et considérations personnelles pour
s’inscrire davantage dans une perspective objective. Comme je
l’ai déjà mentionné, les maux dont souffrent tous les secteurs
en Egypte sont connus et les recherches et moyens de traitement
sont disponibles. L’exécution des plans de réforme et de
développement nécessite avant tout de déterminer les priorités
de chaque secteur, de formuler un calendrier précis et surtout
de procurer le financement nécessaire.
Par exemple, les problèmes des chemins de fer
n’étaient-ils pas à l’ordre du jour et tout le monde n’était-il
pas conscient de leur ampleur ?
Le gouvernement et chaque ministre a une
responsabilité à assumer. Il incombe à chaque ministre de
déterminer à l’ombre du programme électoral du président et du
plan gouvernemental des plans exhaustifs à long terme comprenant
les priorités de travail dans son ministère, disons pour les 2
ou 4 années à venir. Les ministres doivent accepter une
supervision de leur action et éviter de dire « Venez me demander
des comptes à l’échéance de mon mandat ».
A mon avis, si cette méthode est appliquée,
le citoyen réalisera concrètement les acquis et le sérieux du
gouvernement, ce qui, par conséquent, lui permettra de supporter
certaines difficultés temporaires. La mission essentielle du
gouvernement qui s’impose comme une nécessité à l’heure actuelle,
c’est d’achever les projets qui sont toujours en voie
d’exécution et de formuler une vision globale de la réforme et
du développement dans tous ces secteurs à travers un calendrier
précis d’exécution et des sources de financement intéressantes.
Dans un second temps, viendra le rôle des députés au niveau du
contrôle, de la gestion et du règlement des comptes.