Petit baïram .
La fête est là. Pour notre lectrice, il faut la célébrer pleinement même si la cherté de la vie cette année diminue sa beauté.Des festivités altérées
Ramadan, le mois de jeûne et d’abstinence tant attendu, vient de prendre fin, annonçant le début de la fête du petit Baïram. Petits et grands, jeunes et vieux partagent la joie de la fête, chacun à sa manière, mais aussi et surtout chacun selon ses moyens. Eh oui, cette année, la joie de la fête n’est pas totale, elle est altérée en raison de la cherté excessive du coût de la vie et de tous les atouts qui font sa beauté.
En effet, la pure coïncidence a fait que la rentrée scolaire et le mois sacré tombent à la même date, occasionnant des frais supplémentaires exorbitants et un fardeau très lourd à porter pour les familles. A l’heure de la fête, d’autres dépenses surgissent, plus lourdes encore. Car personne ne célèbre l’événement avec de vieux habits. Et l’achat de vêtements et de souliers neufs revient trop cher. La preuve en est le vide à l’intérieur des boutiques emplies de marchandises attendant les acheteurs. Un véritable climat de récession règne partout, car les produits sont hors de prix et les moyens sont limités.
Et ce n’est pas tout. Les vêtements ne constituent pas la seule privation. Il y en a bien d’autres qui viennent s’ajouter, comme la aïdiya, les gâteaux, les grosses dépenses en sorties au restaurant ou dans les parcs d’attractions, mais aussi en invitations. Il est vrai que la fête est coûteuse, mais elle est d’abord et avant tout la fête qui regroupe toute la famille dans la joie et le bonheur de se réunir autour de la même table. Elle nous permet de passer des moments agréables d’amour familial et de cordialité dont nous sommes privés le reste de l’année à cause justement des difficultés quotidiennes. Profitons donc des festivités pour être heureux et rendre également le monde autour de nous meilleur.
Bonne fête à tous les lecteurs et à toute l’équipe de mon journal préféré, Al-Ahram Hebdo.
Sara Mamdouh Sayed, Le Caire.
Fonctionnaires, réveillez-vous !
Je voudrais faire ici l’éloge, bien mérité, des employés de l’administration des téléphones, section de renseignement. La politesse et la patience avec lesquelles ils répondent à nos questions sont vraiment exceptionnelles. Je ne sais pas qui l’on devrait féliciter pour ce changement ; en tout cas, nous en sommes bien reconnaissants. A mon avis, il faudrait donner une prime d’encouragement à tous ces employés, pour qu’ils continuent à travailler de la même façon qui, après tout, est une attitude normale dans d’autres pays. J’aimerais que l’on trouve ce même comportement dans les autres administrations gouvernementales, car les fonctionnaires ont besoin d’être secoués, et d’être mis à la place de tous ceux qui s’adressent à eux pour un service quelconque. Monsieur le fonctionnaire, avez-vous jamais pensé que cette vieille dame, bien timide, qui s’appuie sur sa canne pour ne pas tomber, en attendant qu’on daigne s’occuper d’elle, pourrait être votre grand-mère, et que ce vieux monsieur qui nettoie ses lunettes pour pouvoir lire les documents qu’on lui présente pourrait être votre vieux père ? Quelle serait votre réaction si vous voyez souffrir vos chers grands-parents de l’indifférence de vos collègues, et entendre répéter l’éternel « Revenez dans une semaine » ou « Allez au 3e étage (sans ascenseurs) voir monsieur un tel ».
Pour modifier cette situation, il faut préparer une nouvelle génération aux bonnes habitudes et principes, dont le seul souci ne serait pas d’encaisser le salaire à la fin du mois, mais de mériter ce salaire en travaillant avec cœur et conscience. De cette façon, le présent et l’avenir seront bien meilleurs. « Utopie » me direz-vous ! Mais il faut avoir de l’espoir et être optimiste.
Madame Kemal Özmen, Alexandrie.
La guerre des intérêts
La guerre déclenchée le 12 juillet dernier entre l’armée israélienne et le Hezbollah a révélé un monde d’intérêts économiques et politiques. L’enlèvement de 2 soldats israéliens a été exploité par l’Etat hébreu pour mener une offensive visant la destruction du Hezbollah, source d’inquiétude pour Israël, et en même temps tracer de nouvelles frontières. C’est pour cela que les Etats-Unis, fidèles alliés d’Israël, ont refusé un cessez-le-feu immédiat afin de donner l’occasion à Israël de réaliser ses objectifs.
En coulisses, il apparaît que les réservoirs de pétrole au Proche-Orient expliquent les politiques des Etats-Unis dans la région et l’importance de l’Etat d’Israël dans la stratégie américaine.
La nouvelle figure dans le jeu, qui est l’Iran, a, elle, voulu détourner l’attention du monde du programme nucléaire en créant un autre point chaud au Moyen-Orient, de montrer à l’Occident sa capacité de nuisance et qu’on ne peut pas isoler Téhéran de ce qui passe dans la région. De là, on comprend son ferme soutien au Hezbollah.
Les Arabes n’échappent pas à la règle. L’Egypte et l’Arabie saoudite ont critiqué implicitement le mouvement libanais, disant que le Hezbollah fait de « l’aventurisme irresponsable ne servant pas les intérêts arabes ». En effet, l’Arabie saoudite craint une montée en flèche des chiites saoudiens dans l’est du pays. Le hasard de la géographie a voulu qu’ils soient placés dans les zones où se trouvent les plus grandes réserves de pétrole. Pour l’Egypte, l’affaire est uniquement politique. C’est-à-dire que ce qui compte pour Le Caire, ce sont les relations stratégiques avec les Etats-Unis.
En ce qui concerne la politique syrienne de soutien au Hezbollah, Damas, allié de Téhéran, a voulu tirer profit de la récente escalade pour tenter un retour sur la scène libanaise. De l’autre côté, la Syrie a voulu lier tout règlement de la crise israélo-libanaise, qui repose essentiellement sur la question du désarmement du Hezbollah qu’elle a soutenu, à une reprise des discussions sur le plateau du Golan, annexé par Israël. Bref, les événements derniers survenus dans la région prouvent de nouveau l’impuissance des Arabes à adopter une position unique et à régler leurs problèmes. Ce qui a nui à leur image en Occident. Il est à noter que la clé du jeu est entre les mains de la première, voire unique, puissance mondiale. Et la question qui se pose à chaque fois est celle de savoir quand les Arabes s’entendront-ils sur une position afin de relever les nouveaux défis et d’entreprendre leur réel développement qui les insérera dans le processus de l’évolution contemporaine.
Amgued Ahmed, étudiant à la faculté des lettres, Université du Caire. Guiza.
Inspirons-nous de TV5
Parmi les chaînes satellites étrangères que je regarde à la télévision, une seule a réussi à capter mon attention et à m’obliger à la respecter, c’est TV5. Une chaîne parfaite qui vous présente toujours le meilleur, une chaîne qui vous divertit, vous informe, vous cultive. Si vous suivez TV5 pendant 24 heures, vous comprendrez ce que je vous dis. Les émissions très en vogue intéressent toutes catégories de téléspectateurs : jeunes, enfants et même les personnes âgées. Par exemple, TV5 diffuse un programme intitulé « Temps présents » qui aborde nos préoccupations actuelles : une fois, il a évoqué le problème des entretiens d’embauche et comment se préparer pour présenter sa candidature, un problème que les jeunes affrontent pour décrocher un job. De même, TV5 présente souvent des films documentaires intéressants et variés : voyages dans des pays lointains et îles inconnues pour les découvrir et dévoiler leurs secrets sous forme d’aventure inoubliable et pleine de suspense et de courage, monde sous-marin avec ses trésors et ses mystères, vie des animaux, ou traditions et coutumes des peuples. Et ce sans oublier les jeux comme les célèbres « Questions pour un champion », le journal, les programmes politiques sous forme de débats et sondages, les films et les programmes de mode et cuisine.
TV5 a su attirer les téléspectateurs qui cherchent le meilleur.
TV5 reflète les cultures pour ses téléspectateurs très cultivés, assoiffés de connaissance.
Pourquoi nous, Egyptiens, ne nous inspirons-nous pas de cette chaîne pour améliorer le niveau et la qualité de nos programmes au lde présenter des émissions banales qui ne nous informent rien ?
La télévision est un moyen très important de cultiver et d’informer. C’est pourquoi il faut l’exploiter pour améliorer le niveau culturel des Egyptiens qui passent énormément de temps devant le petit écran à regarder des vidéoclips de mauvaise qualité et envoyer des messages SMS absurdes. Quelle bêtise !
Vive TV5 ou la Télétentation, comme ils disent.
Rim Mohamed Fathalla, Ismaïliya.