Al-Ahram Hebdo,Arts | Rire et amour
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 Semaine du 25 au 31 octobre 2006, numéro 633

 

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Arts
Cinéma . Trois comédies et deux romances s’imposent au grand écran pendant la fête avec un profil tourné vers la recherche de meilleures conditions de vie.

Rire et amour

23 films ont été proposés à la sélection des distributeurs pour la fête, et ils n’ont retenu que le comique et le romantique aux thématiques originales. On y débusque la comédie Tomn dastet achrar (une bande de vilains) de Rami Imam, interprété par Mohamad Ragab, Yasmine Abdel-Aziz, Khaled Saleh et Razane Al-Maghrabi, sur un groupe de jeunes qui tente d’extorquer de l’argent à des hommes d’affaires. Mais, il découvre que le travail honnête est l’unique moyen de réaliser les aspirations légitimes. On trouve au coin de chaque plan des signes amicaux, chaleureux, un peu farceurs que déploient les protagonistes pour atteindre la luminosité nécessaire à dompter l’avenir.

Un autre comique vital est Abdou mawassem (Abdou au travail saisonnier) de Waël Charkas, interprété par Ola Ghanem, Mohamad Loutfi, Mohamad Nagati et Mirna Al-Mohandess. Le film porte sur une étudiante en magistère d’éducation sportive, qui cherche à centrer sa thèse sur un champion populaire de boxe, qui alterne de multiples tâches pour gagner sa vie et financer son entraînement. L’étudiante lui apporte un soutien consistant pour l’extraire des affres de l’existence, grâce à un réseau de relations professionnelles, et l’inscrit sur la liste du championnat olympique. Cette comédie aura l’inventivité de susciter un bel investissement féminin de l’actrice Ola Ghanem, qui pourvoie tant de gestes humains, stimulant la joie communicative de Mohamad Loutfi, puisée au grenier de l’amour, qui fait le plaisir du spectateur, tout le film durant.

D’autre part, la singularité du registre des chanteurs Mohamad Attiya, Rico et Mohamad Al-Soghayar et la manière dont ils se font l’écho se recoupent pour mieux lancer une autre comédie musicale Alaya al-tarab biltalata (je m’engage à chanter) d’Ahmad Al-Badri. Le film les accompagne dans leurs tribulations professionnelles, dans une société marquée par le conflit des classes. Mais au-delà de l’affichage de leur virtuosité, ils font chacun avec sa part de ruse, de naïveté et de talent, une marche de tonnerre vers la réussite. Un reflet, une chanson, une réplique, un tour de danse avec la danseuse Dina sont autant d’effets qu’ils emploient pour produire le moment d’euphorie de la fête. Le producteur du film, Ahmad Al-Sobki, affirme « tenter par cette conjugaison de talents de révéler l’appropriation de ces jeunes chanteurs d’un répertoire prometteur par la complicité, l’émotion, la légèreté, au-delà des péripéties auxquelles ils sont mêlés dans le film ». Le chanteur Mohamad Attiya, révélation de l’émission Star Academy, a par ailleurs joué auparavant dans le film Dars khoussoussi (leçon particulière) de Sameh Abdel-Aziz, aux côtés de Hana Chiha, qui a eu un grand succès.

Quant au chanteur Amer Mounib, qui a essuyé un échec en jouant, cet été, le rôle d’un champion de la plongée sous-marine dans le film Al-Ghawas (le plongeur), tente une nouvelle chance dans la romance Kamel al-awssaf (l’homme parfait) d’Ahmad Al-Badri. Il y incarne le rôle d’un jeune homme qui réside aux Etats-Unis et qui rentre au pays pour épouser une compatriote. Sa rencontre avec une fille voilée (Hala Chiha) le ramène à la réalité des disparités dans le mode de vie et les traditions entre son pays natal et les Etats-Unis. Car il faut un contrepoids pour favoriser l’identification et le rêve. Hala Chiha fait son apparition pour la première fois en voile dans ce film, après avoir décidé de le porter après son mariage avec le compositeur Hani Adel. Elle a déjà joué avec Amer Mounib dans le film Sehr Al-oyoune (la magie du regard) qui a eu du succès.

Dans le registre romantique, on découvre aussi l’idylle du tandem Hind Sabri et Khaled Aboul-Naga dans le film Leabet al-hob (jeu d’amour) de Mohamad Ali, sur la tendance de l’homme oriental à réduire la liberté de la femme. Hind Sabri y trouve ses propres notes pour produire le déclic et amener son partenaire à tolérer son émancipation. Ce film a remporté, par ailleurs, le prix de la première œuvre du Festival international du film d’Alexandrie, cet été, qui a décerné également le prix de la meilleure interprétation masculine à Khaled Aboul-Naga. Les films de la fête semblent, ainsi, promettre de rompre avec les archétypes du film comique facile et léger.

Amina Hassan

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