Karaté .
L’Egypte a remporté 7 médailles aux Championnats du monde qui
se sont achevés le 15 octobre à Tampere (Finlande). Un exploit
pour la discipline.
De mieux en mieux
Plus
de 700 sportifs venus de plus de 70 pays, 1 500 à 2 000
spectateurs, sans compter la presse internationale, 17
catégories de compétitions : quatre pour les équipes, six pour
les femmes et sept pour les hommes en kata et
kumité. Et du karaté du matin
jusqu’au soir, durant quatre jours. Ces Championnats du monde
de karaté 2006, qui ont eu lieu à la Patinoire de Tampere
(Finlande) du 12 au 15 octobre, ont été riches en festivités,
constituant le plus grand événement sportif de l’année en
Finlande.
Et pour la première fois dans l’histoire de la discipline,
l’Egypte a terminé 10e au classement général de ces
Championnats du monde. Durant ces Mondiaux très
spectaculaires, les karatékas égyptiens ont su tenir tête aux
plus grandes nations de la discipline, même si au final, c’est
l’Italie qui a remporté le titre de ces Mondiaux devant le
Japon, l’Espagne et la France.
En décrochant 7 médailles, dont 2 d’argent et 5 de bronze, les
jeunes Pharaons peuvent s’estimer heureux. Deux médailles
d’argent en kumité
individuel hommes, en catégorie
(-80 kg et + 80 kg). Et 5 médailles de bronze, une en kata par
équipes, une en kumité par équipes
et 3 en kumité individuel en
catégorie (-53 kg dames, -60 kg hommes et -75 kg).
En kata par équipes, les Egyptiens ont réalisé un parcours
remarquable. Après avoir battu Chypre, l’Egypte a perdu son
second match en poule A, devant la tenante du titre, l’Italie,
qui finira par rafler l’or de ces Mondiaux. Puis en matchs de
repêchage, l’équipe égyptienne a battu la Russie et le Brésil
avant de récolter le bronze. Le résultat égyptien le plus
éclatant étant celui de Mohanad
Magdi en catégorie + 80 kg. Car en
match de poule, l’Egyptien s’est débarrassé d’un des grands
athlètes de la discipline, l’Italien S.
Maniscalco, lors d’un match très intense pour les deux
karatékas (2-1).
Connu comme étant un art martial japonais, «
kara » signifie le vide et plus
précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est
la main. On traduit littéralement par « la main vide ». Les
Egyptiens pratiquent deux styles de karaté :
kumité et kata. Cette dernière
épreuve comporte plusieurs écoles ou styles. L’Egypte applique
2 styles, le shotokan et le
shito-ryu. Le
shotokan est le style de karaté fondé en 1938 et
considéré comme l’un des plus puissants : les coups de poings
sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs.
Tandis que le shito-ryu, créé en
1939, est un style qui possède officiellement 60 katas, mais
les grands maîtres essayent de transmettre à leurs élèves les
120 katas existants. Le shito-ryu
est le style possédant le plus de katas, mais par rapport aux
autres styles, ils sont moins longs. Il utilise des coups de
poings souples et les coups de pieds visent les parties
médianes du corps.
Chaque style a son entraînement, ses entraîneurs et ses stages
de préparation propres.
Le nouveau conseil d’administration de la Fédération
égyptienne, qui a pris ses fonctions en décembre 2004, a
appliqué ce système. Ainsi, durant ces 2 dernières saisons, 3
différentes préparations ont été appliquées. Système qui
a plutôt bien marché. Depuis
l’arrivée de Mansour Ahmad
Zaher à la tête de la Fédération,
les performances égyptiennes ne cessent de s’améliorer. Aux
Championnats du monde juniors 2005 à Chypre, les jeunes
Egyptiens ont remporté 5 médailles, dont une d’argent et 4 de
bronze. En septembre dernier, 6 médailles aux Tournois
méditerranéens. Les 7 médailles de ces Mondiaux de Tampere ne
viennent que confirmer que la discipline est en constante
progression. Rendez-vous donc à la prochaine étape, les
Championnats d’Afrique 2007.
Doaa
Badr