Un Israélien athée défend l’islam

Mohamed Salmawy

 

 

Les pressions mènent à l’explosion

Salama A. Salama

 

La bombe de la Corée du Nord

Mohamad Al-Sayed Saïd

Politologue

 

 

Pour une politique équitable des salaires

Ahmad Sayed Moustapha

Professeur à l’Université de Benha

 

Coopération irano-japonaise

Ibrahim Nafie

 

 

Edito

Impasse

Devant l’impasse totale des discussions avec le Hamas sur un gouvernement d’union nationale, le président palestinien, Mahmoud Abbass, est confronté à un casse-tête pour trouver une issue de la crise sans plonger les territoires palestiniens dans la violence partisane.

Campant sur ses dogmes, le mouvement islamiste, à la tête du gouvernement depuis mars dernier, refuse d’accepter une plate-forme politique comprenant une reconnaissance, même implicite, d’Israël ou des accords israélo-palestiniens passés. Or, M. Abbass souhaite mettre en place un cabinet regroupant le Hamas et son parti, le Fatah, pour mettre fin au boycott diplomatique et financier imposé par les Européens et les Américains au gouvernement Hamas, un mouvement qu’ils considèrent comme une organisation terroriste.

Les proches collaborateurs du président palestinien répètent que M. Abbass « usera de ses pouvoirs » pour mettre fin à la crise si le Hamas ne lâche pas du lest avant la fin du mois de Ramadan, qui s’achève le 23 octobre. Ils évoquent plusieurs scénarios : le limogeage du premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, et la formation d’un cabinet d’urgence ou d’indépendants, la tenue d’élections anticipées ou l’organisation d’un référendum sur une plate-forme politique modérée.

Mais toutes ces options comportent des risques et sont difficiles à mettre en application. En l’absence de textes clairs dans la Loi fondamentale, la Constitution de l’Autorité palestinienne, toute mesure que prendrait M. Abbass risquerait, au lieu de mettre fin à la crise, d’accroître la tension avec le Hamas et de faire sombrer les territoires palestiniens dans une guerre civile. Ainsi, la révocation du premier ministre serait un coup d’épée dans l’eau puisque M. Abbass serait obligé de confier le poste à une personnalité acceptée par le Hamas, qui dispose de la majorité au Parlement. En outre, un cabinet d’urgence ne pourrait, selon la Loi fondamentale, exercer au-delà d’un mois sans obtenir l’investiture du Parlement. Quant à la tenue d’élections anticipées, elle s’annonce encore plus problématique puisque ce cas de figure n’est prévu dans aucun texte de la Loi fondamentale. Sauf si M. Abbass décidait de démissionner pour permettre la tenue d’un tel scrutin, ce qui semble exclu puisque cela permettrait au président du Parlement issu du Hamas, Aziz Doweik, actuellement détenu par Israël, d’assumer l’intérim à la tête de l’Autorité palestinienne jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Une hypothèse qui, en revanche, ne déplaît pas au Hamas.