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 Semaine du 18 au 24 Octobre 2006, numéro 632

 

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Opinion

Coopération irano-japonaise

Ibrahim Nafie

Dans le contexte de la coopération irano-japonaise, après la signature, en mars 2004, de l’accord de développement du champ pétrolier iranien d’Azerbaïdjan, le Japon tient à renforcer cette coopération. Dans ce contexte, la Banque japonaise pour la coopération internationale et d’autres banques commerciales nippones ont annoncé leur intention d’accorder un prêt d’une valeur de 1,2 milliard de dollars à l’Iran en contrepartie de réserves en pétrole. Le porte-parole de la Banque japonaise pour la coopération internationale a déclaré que la banque allait verser 85 % du prêt et le reste de la somme sera donné par 4 banques commerciales japonaises.

Il a de même annoncé que c’était la seconde fois que le Japon accordait un prêt à l’Iran en contrepartie de pétrole brut. Le porte-parole de la banque a également assuré que le prêt n’avait aucune relation avec le projet de développement du champ d’Azerbaïdjan. De même qu’il a précisé que le prêt allait être dirigé vers la Compagnie nationale iranienne de pétrole qui fournira de grandes quantités de pétrole à des compagnies commerciales japonaises, qui à leur tour verseront par acompte les sommes dues à la banque japonaise.

Il s’avère donc qu’il y avait une volonté réelle de la part du Japon de parvenir à un accord autour du champ d’Azerbaïdjan. Il est clair qu’après la hausse remarquable des cours du pétrole et alors que la demande est en croissance continue, le Japon et l’Iran avaient tenu à régler les différends financiers concernant cette affaire. Mais cette coopération irano-japonaise incite à la surprise et à l’interrogation : est-ce que le Japon a eu l’audace d’annoncer la conclusion de cette affaire alors que les Etats-Unis veulent imposer des sanctions à l’Iran ou s’est-il entendu avec les Etats-Unis avant de conclure l’affaire du champ pétrolier ? Car en effet, il est illogique que le Japon risque de telles sommes avec la probabilité que les Etats-Unis entreprennent des opérations militaires contre l’Iran. La situation est donc étrange. Dans le cas d’une riposte militaire, les Etats-Unis seraient largement isolés. Mais dans le cas où il y aurait un accord préalable avec le Japon, il s’avérerait que les éventuelles frappes militaires n’étaient qu’une menace et un moyen de pression. Ce qui ne passera pas inaperçu pour l’Iran ! . 

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