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Télévision.
Un de nos lecteurs critique le fait
que les chaînes nationales ne diffusent pas des feuilletons et
des programmes à caractère religieux pendant le mois de Ramadan,
à l’instar d’autres chaînes satellites.
Plus de piété en ce mois sacré
Chaque année au mois du jeûne, on se trouve
face à une foule de feuilletons et de programmes en tous genres.
Après l’iftar, beaucoup de familles
égyptiennes qui n’ont pas de satellite sont obligées de regarder
les feuilletons diffusés sur la télévision égyptienne.
D’habitude et comme chaque année, la plupart
de ces feuilletons sont des drames romantiques et sociaux.
Ce n’est que très rarement que nous trouvons
de la politique ou de la religion. La télévision refuse de nous
présenter ce genre de feuilletons.
Ce n’est que sur les chaînes satellites que
l’on pourra trouver quelques feuilletons et programmes religieux
très intéressants.
A titre d’exemple, la star Soheir Al-Babeli
est l’héroïne du feuilleton Le cœur de Habiba sur la chaîne
Dream 2.
On peut voir également Sabrine jouant le rôle
d’une femme pieuse ramenant son mari sur le bon chemin dans Un
cahier par citoyen.
Ce sont des feuilletons joués par des
actrices qui ont quitté le monde du showbiz depuis des années,
qui se sont voilées et qui, aujourd’hui, jouent dans des
feuilletons à caractère religieux.
On peut laisser nos enfants regarder ces
programmes sans être inquiétés de leur influence négative.
Sans oublier les programmes religieux comme
le prédicateur Amr Khaled qui présente des émissions sur trois
chaînes satellites différentes : Iqraa, Dream, et Al-Mehwar.
Il est très intéressant de suivre ce genre de
programmes religieux ; ils nous informent correctement sur la
sira et la sunna du prophète.
Il n’est pas interdit de regarder la
télévision durant le Ramadan, mais les familles qui ont le
satellite ont une bonne occasion de passer un bon Ramadan devant
la télévision et d’en profiter. Quant à celles qui ne l’ont pas,
que Dieu les protège !
Bahaeddine Aly,
Assiout.
Précisions à propos du message de Ramadan ...
Je suis restée perplexe devant le poème de
Rim Mohamed Fathalla publié dans le numéro 630 d’Al-Ahram Hebdo
sur cette même page des courriers des lecteurs. Quelques
questions me tourmentent sur le poéme en question :
Que veut-elle dire ? Quel message veut-elle
faire passer ? Guerre ou Paix ? Le sait-elle vraiment ?
Pourquoi après ce « cher mois de Ramadan,
mois du bien et de la paix », après ce « Dieu miséricordieux qui
accorde richesse et clémence », après « une chance pour coopérer,
et s’aimer en oubliant les conflits » pourquoi oui, cette
bouffée de haine froide et violente envers des gens qu’elle ne
connaît pas ? « Ces malins qui attendent sa perte », « ces
monstres sans merci », « ces responsables d’actes barbares » ...
et j’en passe.
Pourquoi, comme notre lectrice Rim,
sommes-nous tous enclins à sombrer dans l’amalgame et
confondons-nous musulmans et islamistes, hommes politiques
d’Israël et juifs, américains et Bush ?
Pourquoi, en ce mois qui devrait être celui
de la « paix et de la miséricorde », appeler à la guerre, à la
haine, au rassemblement communautaire (« unir tous les Arabes
noirs et blancs !?! ».
Je dirais, moi, qu’ils sont plutôt d’un beau
ton d’ocre et de soleil de leurs pays), au lieu d’appeler à
l’ouverture d’esprit, la tolérance et l’humanité.
Si nous oublions toutes nos croyances juste
une minute et que nous cherchons l’homme en nous, ce qu’il y a
d’humain et non de divin, nous verrons que nous sommes « tous »
les mêmes avec les mêmes espoirs, les mêmes joies, les mêmes
peines, les mêmes désirs, les mêmes enfants, les mêmes mères ...
et la même volonté de paix.
Désolée Rim, mais votre poème est une
incitation à la haine et cela ne correspond pas à l’idée,
certainement fausse donc, que je me fais du Ramadan, mais je ne
suis pas musulmane.
Myriam Pézénas,
Le Caire.
Pour un dialogue des religions plus efficace
Nous avons tous vécu ensemble ces moments
douloureux qui ont suivi la conférence du pape Benoît XVI à
l’Université de Ratisbonne.
Pendant cette première année de son
pontificat, nous avons pu connaître son programme d’action, soit
à travers ses discours innombrables soit à partir de sa première
Encyclique « Dieu est Amour ».
Ceux qui ont entendu parler de son esprit
complètement tourné vers Dieu ne doutent pas de sa bonne volonté
et sincérité lorsqu’il a déclaré : « Je suis vivement attristé
». Ensuite, cela s’est réaffirmé avec l’invitation aux
ambassadeurs des pays musulmans auprès du Saint-Siège afin de
rouvrir le dialogue subitement arrêté.
En vue d’un dialogue vrai et efficace et pour
se mettre au diapason de son interlocuteur, dans le cas Sa
Sainteté Benoît XVI, il faut tout d’abord croire à sa sincérité.
Ensuite, il faut considérer que le pape n’a
pas voulu, dans ces deux ou trois paragraphes qui ont été objet
du désaccord, présenter un enseignement officiel de l’Eglise,
surtout dans sa référence à un texte du XIVe siècle (qu’il a
lui-même affirmé à deux reprises ne pas correspondre à sa pensée
personnelle).
Mettre ce détail au point est d’importance
capitale, notamment quand il s’agit d’une situation si délicate.
Bien des gens lui ont attribué des intentions
tout à fait étrangères à sa puissante envergure théologique et
spirituelle, mais sa sérénité est la preuve de l’absence totale
en lui d’animosité et même d’un minime désir de blesser
quelqu’un.
Au contraire, son amour sans frontières,
illimité, veut aller au plus petit de ses frères et, à plus
forte raison, aux adeptes des grandes religions.
Cette bienveillance du pape s’étend en
particulier à nos frères musulmans qui ont été si profondément
affectés par ses déclarations.
Combien il désire que le dialogue, une fois
renoué, soit fructueux !
Quand l’échange d’idées a lieu dans un climat
d’écoute respectueux et de recherche loyale, on se rend compte
que les cultures différentes se rapprochent et que les âmes se
rencontrent.
Il s’agit du dialogue entre les religions,
assumé par les évêques catholiques du monde entier réunis au
Concile œcuménique Vatican II (1962 à 1965), au sujet duquel il
n’est pas question de faire marche arrière.
Et le pape Benoît XVI a adhéré au Concile de
façon inconditionnelle.
Nous espérons donc que Dieu, qui est le seul
qui sait parfaitement tirer le bien des situations les plus
difficiles, voire les plus absurdes, trouvera une issue.
Archimandrite
Maurice Khoury,
Le Caire.
Appel au ministre de l’Education
Je suis un professeur de français dans une
école secondaire à Zagazig, et comme je suis épris de la langue
française, je participe à toute activité susceptible d’enrichir
mes connaissances, surtout le Formédia, qui a été lancé il y a
trois ans et qui est considéré comme le seul refuge pour tous
les professeurs de français afin d’améliorer leur niveau et
leurs connaissances.
Mais quel dommage !
Le ministère de l’Education a décidé
d’annuler cette grande activité sous prétexte de problèmes
financiers avec le Centre culturel français.
C’est pourquoi je lance un appel au ministre
de l’Education pour revoir cette décision sévère qui aura des
suites négatives sur la langue française en Egypte.
Mohamed Farouk,
Zagazig. |