Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Plus de piété en ce mois sacré
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 18 au 24 Octobre 2006, numéro 632

 

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Echangez, écrivez

Télévision. Un de nos lecteurs critique le fait que les chaînes nationales ne diffusent pas des feuilletons et des programmes à caractère religieux pendant le mois de Ramadan, à l’instar d’autres chaînes satellites.

Plus de piété en ce mois sacré

Chaque année au mois du jeûne, on se trouve face à une foule de feuilletons et de programmes en tous genres.

Après l’iftar, beaucoup de familles égyptiennes qui n’ont pas de satellite sont obligées de regarder les feuilletons diffusés sur la télévision égyptienne.

D’habitude et comme chaque année, la plupart de ces feuilletons sont des drames romantiques et sociaux.

Ce n’est que très rarement que nous trouvons de la politique ou de la religion. La télévision refuse de nous présenter ce genre de feuilletons.

Ce n’est que sur les chaînes satellites que l’on pourra trouver quelques feuilletons et programmes religieux très intéressants.

A titre d’exemple, la star Soheir Al-Babeli est l’héroïne du feuilleton Le cœur de Habiba sur la chaîne Dream 2.

On peut voir également Sabrine jouant le rôle d’une femme pieuse ramenant son mari sur le bon chemin dans Un cahier par citoyen.

Ce sont des feuilletons joués par des actrices qui ont quitté le monde du showbiz depuis des années, qui se sont voilées et qui, aujourd’hui, jouent dans des feuilletons à caractère religieux.

On peut laisser nos enfants regarder ces programmes sans être inquiétés de leur influence négative.

Sans oublier les programmes religieux comme le prédicateur Amr Khaled qui présente des émissions sur trois chaînes satellites différentes : Iqraa, Dream, et Al-Mehwar.

Il est très intéressant de suivre ce genre de programmes religieux ; ils nous informent correctement sur la sira et la sunna du prophète.

Il n’est pas interdit de regarder la télévision durant le Ramadan, mais les familles qui ont le satellite ont une bonne occasion de passer un bon Ramadan devant la télévision et d’en profiter. Quant à celles qui ne l’ont pas, que Dieu les protège !

Bahaeddine Aly,
Assiout.

Précisions à propos du message de Ramadan ...

Je suis restée perplexe devant le poème de Rim Mohamed Fathalla publié dans le numéro 630 d’Al-Ahram Hebdo sur cette même page des courriers des lecteurs. Quelques questions me tourmentent sur le poéme en question :

Que veut-elle dire ? Quel message veut-elle faire passer ? Guerre ou Paix ? Le sait-elle vraiment ?

Pourquoi après ce « cher mois de Ramadan, mois du bien et de la paix », après ce « Dieu miséricordieux qui accorde richesse et clémence », après « une chance pour coopérer, et s’aimer en oubliant les conflits » pourquoi oui, cette bouffée de haine froide et violente envers des gens qu’elle ne connaît pas ? « Ces malins qui attendent sa perte », « ces monstres sans merci », « ces responsables d’actes barbares » ... et j’en passe.

Pourquoi, comme notre lectrice Rim, sommes-nous tous enclins à sombrer dans l’amalgame et confondons-nous musulmans et islamistes, hommes politiques d’Israël et juifs, américains et Bush ?

Pourquoi, en ce mois qui devrait être celui de la « paix et de la miséricorde », appeler à la guerre, à la haine, au rassemblement communautaire (« unir tous les Arabes noirs et blancs !?! ».

Je dirais, moi, qu’ils sont plutôt d’un beau ton d’ocre et de soleil de leurs pays), au lieu d’appeler à l’ouverture d’esprit, la tolérance et l’humanité.

Si nous oublions toutes nos croyances juste une minute et que nous cherchons l’homme en nous, ce qu’il y a d’humain et non de divin, nous verrons que nous sommes « tous » les mêmes avec les mêmes espoirs, les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes désirs, les mêmes enfants, les mêmes mères ... et la même volonté de paix.

Désolée Rim, mais votre poème est une incitation à la haine et cela ne correspond pas à l’idée, certainement fausse donc, que je me fais du Ramadan, mais je ne suis pas musulmane.

Myriam Pézénas,
Le Caire.

Pour un dialogue des religions plus efficace

Nous avons tous vécu ensemble ces moments douloureux qui ont suivi la conférence du pape Benoît XVI à l’Université de Ratisbonne.

Pendant cette première année de son pontificat, nous avons pu connaître son programme d’action, soit à travers ses discours innombrables soit à partir de sa première Encyclique « Dieu est Amour ».

Ceux qui ont entendu parler de son esprit complètement tourné vers Dieu ne doutent pas de sa bonne volonté et sincérité lorsqu’il a déclaré : « Je suis vivement attristé ». Ensuite, cela s’est réaffirmé avec l’invitation aux ambassadeurs des pays musulmans auprès du Saint-Siège afin de rouvrir le dialogue subitement arrêté.

En vue d’un dialogue vrai et efficace et pour se mettre au diapason de son interlocuteur, dans le cas Sa Sainteté Benoît XVI, il faut tout d’abord croire à sa sincérité.

Ensuite, il faut considérer que le pape n’a pas voulu, dans ces deux ou trois paragraphes qui ont été objet du désaccord, présenter un enseignement officiel de l’Eglise, surtout dans sa référence à un texte du XIVe siècle (qu’il a lui-même affirmé à deux reprises ne pas correspondre à sa pensée personnelle).

Mettre ce détail au point est d’importance capitale, notamment quand il s’agit d’une situation si délicate.

Bien des gens lui ont attribué des intentions tout à fait étrangères à sa puissante envergure théologique et spirituelle, mais sa sérénité est la preuve de l’absence totale en lui d’animosité et même d’un minime désir de blesser quelqu’un.

Au contraire, son amour sans frontières, illimité, veut aller au plus petit de ses frères et, à plus forte raison, aux adeptes des grandes religions.

Cette bienveillance du pape s’étend en particulier à nos frères musulmans qui ont été si profondément affectés par ses déclarations.

Combien il désire que le dialogue, une fois renoué, soit fructueux !

Quand l’échange d’idées a lieu dans un climat d’écoute respectueux et de recherche loyale, on se rend compte que les cultures différentes se rapprochent et que les âmes se rencontrent.

Il s’agit du dialogue entre les religions, assumé par les évêques catholiques du monde entier réunis au Concile œcuménique Vatican II (1962 à 1965), au sujet duquel il n’est pas question de faire marche arrière.

Et le pape Benoît XVI a adhéré au Concile de façon inconditionnelle.

Nous espérons donc que Dieu, qui est le seul qui sait parfaitement tirer le bien des situations les plus difficiles, voire les plus absurdes, trouvera une issue.

Archimandrite

Maurice Khoury,
Le Caire.

Appel au ministre de l’Education

Je suis un professeur de français dans une école secondaire à Zagazig, et comme je suis épris de la langue française, je participe à toute activité susceptible d’enrichir mes connaissances, surtout le Formédia, qui a été lancé il y a trois ans et qui est considéré comme le seul refuge pour tous les professeurs de français afin d’améliorer leur niveau et leurs connaissances.

Mais quel dommage !

Le ministère de l’Education a décidé d’annuler cette grande activité sous prétexte de problèmes financiers avec le Centre culturel français.

C’est pourquoi je lance un appel au ministre de l’Education pour revoir cette décision sévère qui aura des suites négatives sur la langue française en Egypte.

Mohamed Farouk,
Zagazig.

 




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