— Où en sont les préparatifs ?
— Tout est en place pour accueillir l’événement.
Les infrastructures, stades, centres des médias, moyens
de transport et d’hébergement sont prêts depuis déjà un
bon moment. Nous sommes dans les temps. A présent, il
ne nous reste plus que quelques détails à régler.
— Combien de volontaires avez-vous engagés
et comment comptez-vous les utiliser ?
— 1 500 personnes se sont présentées
mais nous en avons choisi 350 seulement, qui possèdent
de grandes qualités et parlent plusieurs langues. Le travail
de ces volontaires consistera en général à accompagner
les délégations, être présents dans les centres des médias
et se charger des affaires de communications et de traduction.
— Combien vous a coûté cette organisation
?
— En dehors des infrastructures et de
l’achat d’outils, nous avons dépensé 20 millions de L.E.
C’est une somme assez modeste en comparaison aux budgets
réservés dans les autres pays à ce genre d’événement,
mais nous attendons un revenu d’environ 220 millions de
L.E.
— Comment seront répartis ces revenus
?
— La répartition se fera comme suit :
5 % des revenus des billets à la Confédération Africaine
de Football (CAF), 1 % à la Fédération Internationale
de Football (FIFA) et 1 % au Haut Conseil de la jeunesse
en Afrique. Le reste sera pour l’Egypte.
— L’échec de la candidature égyptienne
à la Coupe du monde 2010 plane-t-il sur cette CAN ?
— Non, la situation n’a rien à voir.
Nous travaillons sur le terrain et du travail est accompli.
Tout ce qui compte pour nous, c’est donner une bonne image
de l’Egypte et montrer au monde que nous sommes très capables
d’accueillir de grands événements. D’un autre côté, j’espère
aussi que la sélection réalisera un succès, car cela contribuera
sûrement à celui de la compétition et à la joie du public
et des observateurs, comme ce fut le cas pour la CAN 2004
en Tunisie.
— La date du début de la CAN coïncide
avec celle de la Foire du livre ... Ne craignez-vous pas
des débordements ?
— Nous avons bien coordonné l’organisation
des deux événements. Nous avons fait beaucoup d’arrangements,
surtout sécuritaires, d’autant plus que outre le large
public qui sera présent dans ces deux événements, nous
allons accueillir d’importantes personnalités qui viendront
des 4 coins de la planète pour assister aux matchs. Les
forces de sécurité se sont mises d’accord pour fermer
les portes de la Foire du livre tôt dans la matinée lors
des trois jours où l’Egypte jouera ses matchs, et ceci
pour éviter tout encombrement ou blocage de la circulation.
— Justement, avez-vous mis en place un
plan spécial pour la circulation ?
— Oui, un plan spécial a été mis en place
en coordination avec le ministère de l’Intérieur et ceci
afin d’empêcher les embouteillages dans les grandes artères
du Caire. Il y aura beaucoup de détours possibles et de
voies alternatives. De même, nous essayerons d’éloigner
les microbus et les bus du Stade du Caire afin de ne pas
encombrer la zone.
— Qu’en est-il des nouvelles mesures
de sécurité dans les stades ?
— Le nouveau système des cartes magnétiques
à l’entrée des stades réduira les fraudes et ne permettra
qu’aux détenteurs de billets d’entrer. De plus, les portières
électroniques permettront les contrôles afin d’éviter
tout transport d’outils ou de projectiles.
Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur
compte mener une large campagne dans les médias afin de
prévenir les gens de ne pas se présenter aux stades avec
des sacs car ils seront confisqués.
— Quelles sont les nouveautés organisationnelles
de cette CAN ?
— Nous avons annoncé le calendrier, les
lieux des stades, les dates des matchs, et des informations
diverses sont déjà disponibles depuis déjà 10 mois. Ceci
a été très bien apprécié par la CAF qui l’a mentionné
sur son site officiel, car cela a servi à tous les observateurs
et spectateurs. Dans cette édition aussi nous avons engagé
une grande société spécialisée pour la réception, l’hébergement
et le transport des différentes délégations. La grande
cérémonie du tirage au sort qui s’est déroulée le 20 octobre
dernier en plein air sur le plateau des pyramides était
aussi une nouveauté. Les billets ont été mis en vente
dès août 2005, et c’est aussi une première. De même que,
pour la première fois, il y a eu une mise en vente des
billets sur Internet. Jusqu’à présent, nous avons reçu
102 000 livres de ventes en ligne, et le service a très
bien fonctionné, car le bureau de poste fonctionnait avec
toute régularité et on répondait précisément à toutes
les demandes et en temps voulu.
— Où est-ce que les billets ont-ils été
mis en vente ?
— En plus de la vente par Internet et
des commandes possibles dans tous les bureaux de poste
du pays, nous avons des lieux de vente dans toutes les
villes qui accueilleront les rencontres. C’est bien sûr
au Caire qu’il y a le plus grand nombre de bureaux (50),
mais il y a d’autres bureaux à Alexandrie, à Port-Saïd
et Ismaïliya.
— Que diriez-vous au public pour l’encourager
à venir assister aux matchs ?
— Qu’il vienne maintenant s’amuser !
Ce n’est plus le moment de critiquer. Il faut, bien au
contraire, regarder les progrès réalisés. Tous les Egyptiens
doivent sentir et comprendre que cette compétition leur
appartient et qu’ils doivent contribuer à sa réussite
par leur attitude.