Les
pressions internationales imposées à la Syrie ont augmenté
après les déclarations faites par son ancien vice-président,
Abdel-Halim Khaddam. Parallèlement, les initiatives arabes
visant à alléger ces pressions et à trouver une formule garantissant
la réponse aux demandes de la commission internationale d’investigation
sans porter atteinte à la souveraineté de la Syrie ont augmenté.
Par ailleurs, la commission internationale a pris des mesures
rapides pour enquêter sur les déclarations faites par Khaddam,
alors qu’elle s’était auparavant empressée de considérer ces
déclarations comme des réalités ou des indices. En effet,
elle avait directement demandé à rencontrer le président syrien
et son ministre des Affaires étrangères, Farouq Al-Chareh.
L’Egypte et l’Arabie saoudite ont pris l’initiative d’un mouvement
pour parvenir à une formule acceptable entre les demandes
de la commission d’investigation et le refus syrien prévu
de cette demande.
C’est dans ce cadre que se situe la visite
éclair effectuée par le président Moubarak en Arabie saoudite
et sa rencontre avec le roi Abdallah, et sa visite le lendemain
en France et sa rencontre avec le président Jacques Chirac.
Ces initiatives égyptiennes et saoudiennes indiquent clairement
que la Syrie ne sera pas seule face aux pressions internationales
et que les pays arabes s’activent pour parvenir à une formule
garantissant la non politisation des activités de la commission
internationale d’investigation.
Abdel-Halim Khaddam a tout simplement fait
une transaction durant laquelle il a vendu son pays pour des
intérêts personnels. En effet, selon des sources étrangères,
il se présente dans les pays occidentaux comme le prochain
président syrien après le renversement du régime actuel. Ceci
nous pousse à nous demander : l’ambition de devenir chef d’Etat
peut-elle pousser un homme ayant passé plus de 40 ans à divers
postes politiques à vendre son pays ou à marcher sur les cadavres
de ses concitoyens ? On ne peut écarter l’éventualité de la
transaction politique et même économique du comportement de
Khaddam. Ceci reflète clairement le drame de peuples qui ont
malheureusement des hommes politiques prêts à vendre leur
patrie. L’essentiel maintenant est de dévoiler les complots
qui se trament contre notre région puis de se mouvoir de manière
collective et positive pour y faire face.