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Danse . Pour la première fois, le ballet royal danois fait escale au Caire, pour présenter La Sylphide, du 15 au 17 janvier, à l’Opéra du Caire.

L'Opéra s'offre la Sylphide

Quelques mois après avoir rendu hommage à l’écrivain danois Hans Christian Andersen, l’Opéra du Caire, en collaboration avec l’Orchestre symphonique du Caire, accueille le ballet royal danois (The Royal Danish Ballet). C’est d’ailleurs la première fois que le ballet classique, La Sylphide, est donné au Caire, suite à un protocole signé avec l’Opéra. « La Sylphide de Bournonville est la meilleure incarnation du style de la compagnie du ballet royal danois, l’une des plus importantes du monde », souligne Arménia Kamel, directeur artistique de la Troupe du ballet de l’Opéra du Caire.

Lancée le 18 mars 1832, à l’Académie royale de musique de Paris par Filippo Taglioni, la période du ballet romantique débutera justement avec La Sylphide. Quatre ans plus tard, le célèbre chorégraphe et directeur de la Troupe du ballet royal danois, Auguste Bournonville, en fait une nouvelle version à Copenhague.

Ainsi, contrairement à la tendance du ballet romantique de l’époque, Bournonville ne place pas la danse masculine en retrait face à la danse féminine. Il confère plutôt à tous les danseurs une importance équivalente. Une raison pour laquelle l’école danoise est réputée pour la formation de grands interprètes masculins.

Mis en musique par Herman Severin Lovenskiold et mis en scène par Nikolaj Hüube, le ballet La Sylphide est une œuvre légendaire qui tourne autour d’un jeune paysan écossais, James, lequel tombe amoureux d’une sylphide bien qu’il soit fiancé. Le jour de son mariage, il décide de s’enfuir avec elle pour chercher refuge dans la forêt. Il y rencontre une vieille sorcière qui lui offre un voile pour qu’il le mette autour de la taille de sa sylphide pour la capturer. Ainsi, pourra-t-il la faire vivre avec lui sur terre ? Toutefois, en portant ce voile, elle perd ses ailes et ensuite sa vie. Déçu, James aperçoit au loin son ancienne fiancée en train d’épouser son rival.

Le héros possède une double nature et cherche souvent à joindre l’impossible. Une notion romantique s’en dégage.

L’harmonie est le mot-clé de toutes les œuvres de Bournonville qui unit chorégraphie et mimique pour en faire une parfaite combinaison. Selon lui : « L’art de la mimique permet de condenser toutes les émotions de l’âme. La danse, d’une autre part, est essentiellement une expression de joie, de ce désir de vouloir suivre les rythmes de la musique ».

Un esthétisme de rêve que le public cairote est invité à savourer.

Lamiaa Al Sadaty

 
La Sylphide, par le Ballet royal danois, du 15 au 17 janvier, au grand théâtre de l’Opéra du Caire. Terrain de l’Opéra, Guézira. A 20h. Tél : 73 70 587

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