| « L’Egypte veut
à tout prix se qualifier pour la première fois à travers le
Championnat d’Afrique des Nations (CAN) au Masters 6 de volley-ball.
Nous voulons prouver à tout le monde que la sélection égyptienne
de volley-ball est actuellement capable de réaliser de grands
exploits », déclare Gamal Chiha, directeur général de la Fédération
égyptienne de volley-ball. Du 20 au 30 septembre, celle-ci organisera
le CAN 2005, en coopération avec la Fédération Africaine du
CAN. En fait, l’Egypte a déjà réussi cette année à se qualifier
pour le Championnat du monde, comme elle l’avait fait en 2001
et 2003. D’habitude, elle se contente de réaliser cet exploit
et déclare forfait lors des qualificatifs du Masters 6. Mais
cette fois-ci, les joueurs et l’équipe technique ont voulu à
tout prix disputer le Championnat d’Afrique des nations afin
de pouvoir se qualifier pour le Masters 6.
Dans
cette perspective, la sélection se prépare sérieusement depuis
deux mois. « Disputer les qualifications de la zone Afrique,
comptant pour le Championnat du monde et qui ont eu lieu deux
mois avant ce tournoi, était suffisant comme préparation. Mais
la fédération nous a fixé un programme spécial qui a été vraiment
efficace, tant sur le plan moral que technique », souligne l’attaquant
Hamdi Al-Safi, capitaine de l’équipe. La sélection ne s’est
pas contentée du camp de préparation en Egypte, où elle a invité
son homologue russe. Elle est aussi partie deux semaines avant
le CAN pour jouer des matchs amicaux contre diverses équipes
comme celles de Serbie ou de Macédoine. Les joueurs voulaient
se préparer au mieux pour pouvoir affronter leurs adversaires
traditionnels : le Cameroun et la Tunisie. Mais ils savent qu’ils
devront aussi faire face à des équipes qui représentent un grand
danger car elles ont récemment fait peau neuve : le Nigeria,
l’Afrique du Sud, et la République démocratique du Congo. «
Cette édition du CAN est prometteuse. Personne ne peut en prévoir
le résultat. La plupart des équipes ont beaucoup progressé.
A titre d’exemple, le Nigeria était auparavant toujours hors
compétition. Actuellement, tous les éléments de l’équipe sont
professionnels en Europe. C’est un phénomène tout à fait nouveau
dans le volley-ball africain. Mais nous sommes en pleine forme
», ajoute le jeune attaquant Ahmad Salah. Cette catégorie de
jeunes joueurs, dont la plupart sont âgés de 21 ans, représente
une majorité de l’équipe avec un bonus de 2 joueurs plus expérimentés
: l’attaquant Hamdi Al-Safi et le libero Waël Al-Abdi, 32 ans
tous les deux. Cette même équipe a déjà disputé deux CAN en
2001 et en 2003. Elle a réussi à se qualifier une fois pour
le Championnat du monde en Belgique et une autre pour la Coupe
du monde au Japon. L’équipe a un bon niveau, mais ses membres
manquent toujours d’expérience pour sauver l’équipe dans les
moments décisifs. « Hamdi Al-Safi nous est d’un grand support
moral et possède une longue expérience. Notre efficacité dépend
essentiellement de notre rapidité », explique Salah. En ajoutant
que l’équipe s’entend bien avec l’entraîneur serbe Veselin Vukovic,
qui a appris le travail en groupe aux joueurs, ce qui les a
beaucoup aidés à remporter une médaille d’or aux Jeux méditerranéens
de 2005.
Disputer le CAN
en Egypte est un autre avantage. Les joueurs auront grand besoin
de l’encouragement du public égyptien pour les aider à réussir
leur mission, à savoir se qualifier pour la première fois pour
le Masters 6.
Cette compétition
regroupe les représentants de six continents, y compris le Japon,
pays organisateur. Il s’agit d’une des plus grandes compétitions
de la saison. « Il est vrai que nous sommes les champions d’Afrique,
mais nous sommes toujours loin du niveau mondial. Il est temps
de franchir le pas pour aller vers cette autre partie du monde
et avoir un vrai contact pour faire du volley-ball un sport
populaire en Egypte, comme c’est le cas pour le handball »,
conclut le directeur général de la Fédération égyptienne de
volley-ball. |