— En quoi consisteront les célébrations de
la Journée mondiale de l’ozone en Egypte ?
— Cette année, l’Unité de l’ozone relevant
de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement
(AEAE) vise à sensibiliser les personnes sur les substances
qui appauvrissent la couche d’ozone. De nombreuses publications
seront distribuées (livrets et posters) afin de montrer l’importance
de cette couche et comment la protéger. Nous comptons également
organiser des conférences et des ateliers d’ici le 16 septembre
au Caire et dans d’autres gouvernorats. Pour la première fois,
des documentaires seront aussi diffusés à la Télévision égyptienne.
— Comment peut-on, à votre avis, prévenir
toute destruction future de cette couche ?
— Il faut insister sur le fait que l’Egypte
est un pays consommateur d’agents frigorifiques très mauvais
pour la couche d’ozone. Citons parmi ces agents les chlorofluorocarbonnes
(CFCs) et le fréon qui se trouvent essentiellement dans les
climatiseurs. Ils sont utilisés également dans la fabrication
des parfums et des insecticides ainsi que dans certains médicaments.
Parmi les matières détruisant la couche d’ozone, citons aussi
les halons, utilisés dans la lutte contre les incendies, et
le bromhyde du méthyle, utilisé comme pesticide agricole.
L’Egypte consomme toutes ces substances. Il est urgent de
les remplacer ou de limiter leur utilisation.
— Comment l’Egypte entend-elle respecter
les protocoles internationaux relatifs à la protection de
la couche d’ozone ?
— L’Egypte a en effet adopté un calendrier
pour supprimer l’utilisation des substances sous contrôle.
Un Fonds pour l’ozone a été créé afin de financer les projets
et les différentes activités visant à éliminer les matières
appauvrissant l’ozone et utiliser d’autres technologies de
pointe. Le fonds aide également à obtenir les équipements
indispensables pour obtenir des produits plus propres et amis
de l’environnement .