La
commission électorale chargée de superviser les élections
présidentielles a annoncé les résultats du premier scrutin
pluraliste d’Egypte. Le candidat du Parti National Démocrate
(PND), le président Hosni Moubarak, a remporté une victoire
écrasante avec 88,5 % des voix ; le candidat du parti Al-Ghad,
Aymane Nour, vient en deuxième position avec 7,5 % des voix
; et le candidat du parti du néo-Wafd, Noamane Gomaa, vient
en troisième place avec 3 %. La commission a pris soin de
préciser que le taux de participation aux élections a atteint
23 % des inscrits.
Je pense que
le président Hosni Moubarak mérite d’être félicité comme étant
le premier président égyptien à être élu par son peuple. Il
mérite d’être félicité aussi pour le processus électoral en
soi. Moubarak est le pionnier de la décision historique consistant
à ce que le choix du président de la République se fasse à
travers une élection pluraliste.
Malgré les propos
tenus sur l’existence d’erreurs ou de fraudes, les résultats
restent incontestables, selon le témoignage de quelques observateurs.
Les résultats
ont par ailleurs dévoilé un important degré de transparence
après l’annonce du taux réel de participation.
Maintenant que
les résultats ont été annoncés, que le président élu se prépare
à prêter serment devant l’Assemblée du peuple la semaine prochaine,
les partis et les forces politiques égyptiens ont une responsabilité
historique. En effet, ces forces et partis politiques doivent
réexaminer l’ensemble du processus électoral : les étapes
de son déroulement, voire tout ce qui a été désigné comme
erreurs ou fraudes, les résultats et le taux de participation.
Tout ceci afin de remédier au manque, aux erreurs ou aux fraudes
qui ont été signalés.
D’ailleurs, je
pense que le principal défi est celui de la mobilisation générale
des citoyens à la participation politique. La question est
: quels sont les moyens susceptibles d’accroître la participation
politique des Egyptiens ? Je crois qu’il existe une multitude
de missions administratives à accomplir dans ce sens par les
appareils d’Etat concernés.