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Ranim
Al-Wélili a rempli son contrat : l’Egypte reste championne
du monde en individuel. Mais en équipe, les résultats,
très honorables, ont été un peu moins bons. « Mes coéquipières
étaient fatiguées du long et dur parcours des matchs.
C’est pourquoi, en équipe, nous avons malheureusement
perdu notre titre qui remontait à 2003 (ndlr : les Championnats
du monde juniors dames ont lieu tous les deux ans) »,
note Al-Wélili à son retour des Championnats du monde
de Belgique juniors dames qui se sont achevés le 31 juillet.
Les 6 joueuses qui s’y sont rendues avaient pour ambition
de prouver que leurs titres 2003, en équipe et en individuel,
n’avaient pas été le fruit du hasard. Mais c’est finalement
la sélection de Hongkong qui a remporté la compétition
par équipes de cette édition, pour la première fois de
son histoire. « Néanmoins, je reste très satisfait. Quatre
Egyptiennes ont disputé les quarts de finale et deux autres
les demi-finales. Lors des épreuves par équipes, elles
ont terminé finalistes », souligne Ahmad Al-Mataani, superviseur
général des sélections égyptiennes.
Ranim
Al-Wélili, 16 ans, a gravi facilement et avec aisance
les échelons de la compétition en individuel en remportant
tous ses matchs sur le score de 3 à 0. Arrivée en demi-finales,
elle a rencontré la talentueuse Sud-Africaine Tenille
Swartz, laquelle a d’abord mené sur un score de 2 à 0.
Mais l’Egyptienne, très insistante, a ensuite retourné
le match pour s’imposer 3 à 2. Puis en finale, Ranim a
rencontré l’Indienne Joshna Chinappa, favorite n°2 et
actuelle 65e au classement mondial. Son classement est
inférieur à celui de Ranim, malgré tout c’est une joueuse
exceptionnelle du circuit juniors. Lors de cette compétition,
Chinappa n’a pas perdu un seul set, avant d’être battue
en finale sur le score de 3 à 0. « J’ai rencontré Joshna
une seule fois avant les Championnats du monde, mais je
connais par cœur son style de jeu, je l’observe depuis
longtemps. Elle est très rapide et ses coups sont malins.
Mais j’étais préparée », explique l’actuelle championne
du monde.
D’autres
Egyptiennes ont brillé, comme Sara Badr qui a établi un
record personnel en terminant pour la première fois demi-finaliste.
« Je travaille depuis longtemps pour arriver à ce niveau
et je crois qu’il est temps que les résultats se fassent
sentir. Ma performance m’apportera de la confiance pour
les autres tournois, ce qui contribuera à améliorer mon
classement », affirme Sara Badr, qui vient d’intégrer
le classement de la WISPA (Association des joueurs professionnels
de squash), à la 114e place.
Quant
à la compétition par équipes, l’Egypte a remporté toutes
ses rencontres sur le score de 3 à 0. Mais elle a perdu
le titre en raison du manque d’expérience de ses joueuses,
peu habituées à atteindre un tour final de compétition.
Ce qui pour Ahmad Al-Mataani ne pose pas de problème.
« L’important est d’avoir des éléments capables de faire
à l’avenir honneur à l’Egypte en matière de squash féminin
», dit-il. |