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Athlétisme
. Après leurs exploits aux
Mondiaux 2003 et aux Jeux olympiques
2004, les pays africains vont devoir maintenir leur cadence
à Helsinki, antre des prochains Championnats du monde qui
se déroulent du 6 au 14 août.
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| Les ténors
se préparent |
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Helsinki
s’apprête à accueillir les 10es Championnats du monde d’athlétisme,
la 3e plus grande manifestation sportive après les Jeux Olympiques
(JO) et la Coupe du monde de football. Les athlètes africains,
impressionnant à Paris en 2003, seront très attendus. Ils avaient
en effet obtenu 22 médailles sur 132 possibles avec huit pays.
Le continent africain avait raflé un quart des médailles d’or,
soit onze au total.
Lors des deux éditions
précédentes, le Kenya et l’Ethiopie étaient en concurrence.
En 2001, le Kenya avait fini à la 3e place du tableau final,
avec 7 médailles dont 3 d’or. En 2003, c’était au tour de l’Ethiopie
de se distinguer, terminant à la 3e place avec 7 médailles (3
d’or, 2 d’argent et 2 de bronze). Cela marque l’évolution de
l’Ethiopie, puisqu’en 2001, elle s’était déjà classée 6e, et
était le deuxième pays africain sur le tableau des médailles.
Sans oublier la présence de l’Afrique du Sud qui s’est classée
en 2003 à la 7e place avec le Kenya. |
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L’Ethiopie et le Kenya en force
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L’Ethiopie
participera à cette édition avec une délégation importante.
Kenenisa Bekele, champion du monde sur 10 000 m, et Tirunesh
Dibaba, champion du monde sur 5 000 m, seront à la tête de
l’équipe éthiopienne et disputeront les épreuves des 5 000
et 10 000 m. Bekele qui est aussi vice-champion olympique
du 5 000 m, espère réaliser le doublé. Il avait échoué dans
cette mission à Athènes, battu au 5 000 par le Marocain Hicham
El-Guerrouj. Bekele ne sera pas le seul Ethiopien à disputer
ces 2 épreuves, il sera accompagné par son frère Tariku et
par Berhanu. Le champion d’Ethiopie sur ces distances, Gebregziabher
Gebremariam, sera lui aussi bien présent.
Chez les dames,
la championne du monde du 5 000 m, Dibaba, sera confiante
avant de disputer ces Mondiaux. En mars dernier, elle a remporté
le titre de championne du monde de cross-country qui s’est
déroulé à Paris. Elle sera opposée à ses compatriotes Berhane
Adere sur 10 000 et Meseret Defar sur 5 000.
Concernant l’épreuve
du marathon, les Ethiopiens pourront compter sur Derartu Tulu,
double championne olympique du 10 000 m.
A noter que le
champion du monde 2001 du marathon, Gezhagne Abera, et la
légende Haile Gebreselassie seront les grands absents côté
éthiopien.
Les athlètes
kényans n’auront pas de complexes face aux Ethiopiens. Le
champion du monde du 5 000 m, Eliud Kipchoge, tiendra les
rênes de son équipe et sera accompagné par Isaak Songok, Benjamin
Limo et John Kibowen. Sur 10 000 m, Sammy Kipketer, Moses
Mosop et Charles Kamathi seront les hommes forts du Kenya.
Le 1 500 m sera l’épreuve qui compte le plus grand nombre
d’athlètes kényans avec Alex Kipchichir, Cornelius Chirchir,
Daniel Kipchirchir Komen, Noah Ngeny et Willam Chirchir, qui
sont tous des médaillés des JO ou des Mondiaux.
Le 3 000 m steeple
est l’épreuve fétiche du Kenya. A Paris, elle avait échappé
au pays pour la première fois depuis 1991. C’était Stephen
Cherono (rebaptisé Saif Saaeed Shaheen), natif du Kenya mais
devenu citoyen du Qatar, qui avait remporté l’épreuve en 2003.
Ce qui explique que 20 Kényans participeront à cette discipline
conduits par le champion olympique Ezekiel Kemboi. La liste
comprend également Brimin Kipruto et Paul Koech Kipsiele,
médaillé d’argent et de bronze aux JO d’Athènes. Chez les
dames, il faudra surveiller la vice-championne olympique du
5 000 m, Isabella Ochichi et la médaillée de bronze du 5 000
m aux Mondiaux 2003, Edith Masai (qui participera cette fois
au 10 000 m). Faire mieux que les Mondiaux de Paris. Ce sera
le mot d’ordre des Kényans.
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L’Afrique du Sud change la donne
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Vient
ensuite l’Afrique du Sud qui a fait bonne figure durant la
dernière édition. Ce pays a donné un nouvel aspect au continent
africain. Les Africains, qui traditionnellement dominent plutôt
les épreuves de demi-fond et de fond, ont inquiété et parfois
dépassé les Européens là où on ne les attendait pas, grâce
à l’Afrique du Sud. Ce pays avait remporté en 2003 deux médailles
d’or en saut et en saut en hauteur, par l’intermédiaire de
Jacques Freitag chez les hommes et d’Hestrie Cloete chez les
femmes. Tandis qu’à la perche (catégorie hommes), elle a décroché
une médaille de bronze grâce à Mbulaeni Mutaudzi. Ces trois
athlètes défendront les couleurs de l’Afrique du Sud à Helsinki.
Le Maroc, qui
a occupé la 9e place à Paris en 2003 derrière le Kenya, avec
3 médailles dont 2 d’or, risque de ne pas rééditer ce résultat
en l’absence du champion olympique du 1 500 m et 5 000 m,
Hicham El-Guerrouj (voir p 35).
Sur 800 m, Aïssa
Djabir Saïd-Guerni, champion du monde en titre, emmènera une
équipe d’Algérie composée de neuf membres. Cependant, au vu
de ses performances récentes (son meilleur temps cette année
est de 1:46.64, le 5 juillet dernier à Lausanne, où il avait
terminé 6e), Saïd-Guerni a peu de chances de conserver son
titre en Finlande. La spécialiste du triple saut Baya Rahouli,
deuxième meilleure performance de l’année (14,98 m aux Jeux
méditerranéens d’Almeria, en Espagne, le 1er juillet dernier),
constitue la plus sérieuse chance de médaille pour l’Algérie
qui a terminé à la 14e place de l’édition précédente avec
une médaille d’or.
Le Mozambique
fera le déplacement à Helsinki avec sa vedette Maria Mutola,
championne du monde du 800 m. Le Cameroun espère mieux que
la médaille d’argent obtenue par Françoise Mbango Etone en
triple saut en 2003. Amy Mbacké Thiam, championne du monde
2001 et médaillée de bronze 2003 du 400 m, fera partie de
la sélection sénégalaise, composée de sept membres (5 dames
et 2 messieurs).
Au milieu de
ces athlètes qui honorent l’image du continent noir dans le
monde, l’Egypte n’aura qu’un seul représentant à ces Mondiaux.
Mohsen Al-Anani disputera l’épreuve du marteau sans grands
espoirs de médaille ... .
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Doaa Badr
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