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est l’avocat dans Mallaki Eskendériya (Privé Alexandrie) et
le gangster dans Harb Italia (La Guerre d’Italie), actuellement
dans les salles. Deux rôles qui font parler de lui malgré un
contexte cinématographique où tous les feux de la rampe sont
projetés sur le héros. « J'ai refusé des propositions qui auraient
pu me permettre de faire tête d’affiche. Car je voulais effectivement
savourer le succès actuel à travers des seconds rôles bien réussis,
avant de prendre le risque de m'agripper aux premiers rangs
». Avec 6 films, 5 feuilletons et plus de 25 pièces de théâtre,
le comédien Khaled Saleh s’est fait remarquer par le grand public,
les 40 ans passés. Il y a 2 ans environ, il a mis ses talents
d’acteur à l’épreuve, notamment à travers une seule scène jouée
dans le film Mohami kholea (L’Avocat des femmes).
«
Devenir comédien était le rêve de ma vie. Je n'ai pas arrêté
de jouer depuis l’enfance. Mon but n’était pas seulement d’être
célèbre, mais aussi bon acteur ».
Ce
grand amour est né par hasard. En quatrième primaire, après
la mort de sa mère, sa famille l'a encouragé à faire du théâtre
pour compenser cette perte. A l'Université du Caire, il n'a
pas manqué de se produire sur scène aux côtés des comédiens
devenus maintenant de grandes stars : Mohamad Héneidi, Mohamad
Saad, Khaled Al-Sawi, Hani Ramzi. « Je ne savais pas même où
se trouvaient les amphis, le seul endroit que je connaissais
était le théâtre ».
Le
diplôme en poche, il a décidé de débuter une carrière d'avocat.
« Je me suis entraîné dans un cabinet d’avocat, mais cela n’a
duré que 20 jours. Le salaire que je touchais était minime,
alors j’ai décidé de trouver un autre gagne-pain : m'associer
à mon frère pour tenir un commerce ».
Pendant
sept ans, il n'a pensé qu'à nourrir sa famille, puis vers 1994,
il a senti une vive nostalgie pour les planches. Khaled Saleh
retourne alors au théâtre, jouant notamment au Centre Hanaguer.
En 1998, il connaît certes un tournant en participant à la pièce
Toqous al-icharat wal tahawolate (Les Signes de la métamorphose),
d’après un texte du Syrien Saadallah Wannous. La réalisatrice
Inaam Mohamad Ali le voit jouer et le choisit pour interpréter
le rôle du poète Maamoune Al-Chennawi dans le feuilleton à succès
Oum Kalsoum. De même, le réalisateur Mohamad Abou-Seif le choisit
pour deux films Al-Naama wal tawous (L'Autruche et le paon)
et Khalli al-démagh sahi (Garde l'esprit en éveil). « C’est
surtout le personnage du juge, dans Mohami kholea, qui m'a introduit
aux producteurs », souligne-t-il. Cette scène de Mohami kholea
a également attiré l'attention du comédien Ahmad Al-Saqqa, lequel
a choisi Saleh pour le rôle de l'officier corrompu dans Tito,
six mois avant le tournage.
Il
suffit de quelques minutes pour découvrir à quel point Khaled
Saleh a de l'assurance. « Pas de concession », dit-il, avant
d’ajouter : « Autrefois, mon fils Ahmad me demandait quoi répondre
à ses professeurs qui l’interrogent sur la profession de son
père : avocat, commerçant ou acteur. Maintenant, lui et sa sœur
Alia ont trouvé forcément la réponse, sachant que leur père
a déployé beaucoup d'efforts pour se trouver une place sur la
scène artistique ».
Au
cours de cette seule année, il a tourné dans Omaret Yaaqoubiane
(L'immeuble Yaqoubian), avec entre autres Adel Imam et Nour
Al-Chérif, dans Kawaliss (Coulisses) avec Moustapha Chaabane
et dans le feuilleton Ahlam adiya (Simples rêves) avec Yousra
(Celui-ci est prévu pour le prochain Ramadan). « J'ai vraiment
eu de la chance de côtoyer autant de grands comédiens », dit-il,
en voyant son rêve d'enfance se concrétiser. Il s'attend à encore
beaucoup plus de rôles et de succès. « Je veux jouer tous les
rôles. Je ne suis ni farceur ni jeune premier ». Mais tout court,
il a compris qu’il fallait être différent.
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