Le
système économique actuel se caractérise par le
fait que les riches deviennent de plus en plus
riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
Y a-t-il un moyen de lutter contre cette tendance
mondiale générale ? Y a-t-il un moyen de créer
un mécanisme qui mettrait des limites à la richesse
des riches en vue de limiter la pauvreté des pauvres
? C’est-à-dire faire un lien entre les deux et
imposer des engagements mutuels. Là, l’intervention
de la communauté internationale sera plus importante,
au profit des pauvres, conformément à leur degré
de pauvreté. C’est-à-dire créer un mécanisme qui
lutterait contre l’indépendance des riches, contre
les décisions unilatérales qu’ils prennent selon
leurs intérêts uniques. Certains diraient : Quelle
est la partie apte à obtenir de telles prérogatives
? N’est-il pas ici question de profonde « ingérence
» ? Chose contraire à la ligne suivie par l’économie
mondiale depuis la chute de l’ordre bipolaire.
Comment faire face à de telles problématiques
?
Cette
mission pourrait faire partie des opérations de
réforme de l’Onu, qui doivent impérativement être
assumées dans un avenir proche. Citons par exemple
:
—
Prouver que la lutte contre le terrorisme est
prise au sérieux. C’est-à-dire arrêter de faire
des promesses sans lendemain. Par exemple, Bush
a beaucoup parlé de l’instauration d’un Etat palestinien
mais n’a pas tenu ses promesses. Ceci a alors
un effet contraire : la promesse et le beau parler
perdent leur crédibilité.
—
Il en est de même pour ce qui est de présenter
un soutien financier international aux Palestiniens.
Là aussi, les promesses (évaluées à plus de 2
milliards de dollars) demeurent des promesses.
—
Les initiatives doivent premièrement venir du
côté riche, comme l’annulation de la dette des
pays pauvres.
—
Intégrer les forces armées illégitimes aux forces
légitimes, sources de confrontations militaires
et d’opérations de violence.
—
Activer les principes démocratiques, la transparence
et l’honnêteté.
—
Imposer une supervision juridique à la création
et la formation des différentes institutions.
—
Créer un système qui réaliserait l’équilibre entre
les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Ce
sont de simples exemples de ce qui peut être fait.
Le terrorisme peut être jugulé mais il faut se
rendre compte que cette mission est aussi importante
que la réforme de l’ordre mondial en entier. |