Palestine, bien-aimée,
Où sont tes enfants
;
Ceux qui juraient,
De t’offrir leur sang.
Où sont leurs promesses,
Qu’en ont-ils donc
fait ?
Ceux qui disaient
sans cesse :
Palestine, tu seras
libérée.
Que de belles paroles
!
Et de promesses vaines
!
Ils ont changé de
rôles,
Tels, ces acteurs
de scène.
Ils vont de concession
en concession
Sans contrepartie,
ni garantie aucune.
Ils se donnent aux
sionistes errants
Qui leur ont offert
de belles prunes.
La Palestine n’est
pas palestinienne :
Comme certains se
plaisent à le clamer
C’est celle de Omar
et Salaheddine
C’est notre précieuse
âme, notre vie.
De combattants attitrés
Ils sont devenus indics
:
C’est l’accord signé
Qu’ils respectent
au clic.
C’est la magie d’Oslo
Qui fait des merveilles
On pardonne tout
On se bronze au soleil.
C’est l’unique loi,
celle du plus fort
Aux résignés que nous
sommes
Nous croyons aux légendes
encore
A Guillaume Tell et
ses pommes
Pressons-nous c’est
l’heure
L’heure de la gloire
a sonné
Plus de paresse, ni
lenteur
La route d’Al-Qods
est désignée
Pauvre Palestine chérie
Délaissée par ses
fils
Qui se sont transformés
En asservis d’office.
Ressaisissez-vous
mes frères
Votre but est quasi
le même
Unissez-vous comme
hier
Luttez sous l’unique
emblème.
L’emblème de la résistance
Le même que celui
de l’Algérie
Qui n’a voulu de reconnaissances
Que celle de son entière
liberté.
Nous sommes avec elle
Même si les frontières
sont fermées
Nos cœurs voltigent
sur des ailes
Que nulle force ne
peut nous couper.
Nous serons là, tôt
ou tard.
Comme au bon vieux
temps
Nous reprendrons l’étendard
De nos légendaires
d’antan
Nous ferons peut-être
mieux qu’eux
Ou du moins, ce que
nous pourrons
Nous chasserons usurpateurs
et gueux
Qui bafouillent Al-Qods
tout le temps.
Nous leur ferons voir
De toutes les couleurs
Nous leur ferons boire
Du calice, le meilleur.
Guerriers au sens
large du mot
Comme Qotz et Saladin
Qui font peur, partout
Aux sionistes mesquins.
Nous leur dirons,
à tous, qui nous sommes
Et de quel moule nous
sommes sortis
Nous ne sommes
ni de Londres ni de
Rome
Nous sommes des musulmans
décidés
Décidés à aller jusqu’au
bout.
Advienne que pourra
Merde à plantation
et Oslo
Nous ne reculerons
d’aucun pas
Ce qui est pris par
les armes
Ne saurait être repris
Que par un déluge
de flammes
Brûlantes, bien nourries.
Réjouissez, Palestine,
et attendez
Nous serons le moment
venu tous présents
;
Nous irons, vraiment
tous prier
A Al-Qods, Bethléem
et tous ses environs
Nous tiendrons cette
promesse ;
Que d’autres faisaient,
comme çà
Ce sera un jour de
kermesses
Pour les musulmans
qui y croient.
Le jeu des petites
marionnettes
Prendra bien fin
Nous ferons une grandiose
fête
Qui sait, demain.
Demain n’est pas,
vraiment, loin ;
L’Histoire nous l’a
si bien appris
Soyez juste résolus
et sereins
La patience est mère
des succès.
Patientez, patientez
mes frères
L’aube inéluctablement
là
Nous irons tous faire
la prière
Là où elle se faisait
autrefois
Nous irons main dans
la main
Tous, tels que nous
sommes
Défier tous les géants
et nains
Sous toutes leurs
formes.
Notre ennemi est bel
et bien connu ;
Nul, soyons-en sûr,
n’en dira le contraire ;
Ne soyez pas crédules
et dépourvus,
De la plus élémentaire
logique sur terre.
L’ennemi, c’est bien
Israël
Ce géant aux pieds
d’argile
Ce sale usurpateur
éternel
Qui fait peur à nos
… gazelles.
Que faites-vous, bonté
divine !
Regardez-vous mutuellement
Ce sont les troupes
de Yassine
Et non celles de l’occupant.
Salut et grand bravo
Aux libérateurs du
Liban
Ils méritent nos olas
!
Chacun par son nom.
Je nomme le Hezbollah
Quoique nous soyons
sunnites
Nous joignons nos
voix,
Pour son courage et
non son rite.
Je cite cheikh Fadlallah
Dont j’ignorais jusqu’à
son nom
Le zaïm du Hezbollah
Qui a fait fuir l’invincible
démon.
Je n’oublierai pas
Ezzeddine Qassam
Dont les katibas
Font peur à Jérusalem
Je citerai aussi Hamas
Et le Djihad bien
compris
Pour leurs prouesses
Qui ne sont plus à
citer.
Nous sommes tous fiers
De ces lions qui rugissent
En dépit de tous les
sbires
Qui les torturent
et punissent.
Je m’arrête enfin,
basta ;
Le sommeil me tiraille
Rendez-vous, tous
là-bas
Pour la sainte bataille.