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Diplomatie. La sécurité à Gaza et les relations égypto-palestiniennes ont été cette semaine au centre de la visite du chef des services de renseignements Omar Soliman en Israël et dans les territoires palestiniens.

Entretiens sur la question du terminal de Rafah

Les discussions entre Israéliens et Palestiniens concernant les points de passage entre l'Egypte et la bande de Gaza sont toujours en suspens. Tandis que l'Egypte et l'Autorité palestinienne veulent maintenir ouvert le terminal de Rafah, entre la bande de Gaza et le territoire égyptien, Tel-Aviv souhaite sa fermeture. Le statut du terminal fait en effet actuellement l'objet d'âpres négociations entre Israël, l'Egypte et l'Autorité palestinienne. « Cette question du terminal de Rafah figure au centre de la visite du chef des services de renseignements Omar Soliman en Israël et dans les territoires palestiniens », affirme une source diplomatique ayant requis l'anonymat.  

La visite fait suite à celle en Egypte du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui a rencontré le président Hosni Moubarak. Les deux hommes ont évoqué la situation dans la bande de Gaza après le retrait israélien de la région. Les responsables égyptiens sont conscients qu'Israël craint que des armes soient introduites dans la bande de Gaza après le retrait de ses troupes. Ils ont expliqué à Tel-Aviv qu'ils sont capables de maintenir un contrôle sécuritaire sur sa frontière avec Gaza. La source diplomatique a affirmé à l'Hebdo que « le terminal de Rafah concernant le passage des personnes va être réglé lors de la visite de Omar Soliman ce mercredi en Israël (...). Il y a presque un accord entre l'Egypte, Israël et l'Autorité palestinienne sur la surveillance du passage de Rafah ». Et d'ajouter que cette surveillance sera partagée entre l'Egypte, l'Autorité palestinienne et un pays européen dépendant du Quartette.

Pourtant en ce qui concerne le passage des biens, l'Etat hébreu envisage de transférer le point de ce passage à l'extrême pointe sud de la bande de Gaza, frontalière à la fois avec Israël et l'Egypte afin de garder un droit de regard sur les biens entrant dans le territoire palestinien. Une exigence jugée inadmissible par l'Autorité palestinienne, qui estime que le maintien d'un contrôle israélien perpétuerait l'occupation, et qui propose comme alternative la présence d'une tierce partie au terminal de Rafah. Selon les dirigeants israéliens, « nous sommes prêts à ce que les Palestiniens puissent sortir de la bande de Gaza vers l'Egypte en passant par Rafah sans contrôle de notre part. Mais il n'est pas question de laisser les Palestiniens ainsi que les marchandises pénétrer d'Egypte dans la bande de Gaza sans que nous ayons tout vérifié ».

Depuis lundi dernier, Omar Soliman mène des discussions intenses avec les factions palestiniennes à Gaza afin de prolonger la trêve qu'ils s'étaient engagés à respecter pendant l'évacuation des colonies juives. Le Caire ne veut pas que les efforts qu'il déploie avec Israël soient gâchés. Il a demandé le maintien de la trêve dans une allocution devant les députés du Conseil législatif à Gaza cette semaine. Le général Soliman a discuté également avec l'Autorité et les factions palestiniennes des modalités susceptibles d'assurer le départ des troupes israéliennes dans le calme.

D'autre part, 750 garde-frontières égyptiens seront désormais sur le long de la frontière entre l'Egypte et le sud de la bande de Gaza. Le gouvernement israélien a approuvé dimanche dernier l'accord avec l'Egypte sur le déploiement de ces soldats avant que le texte ne soit présenté ce mercredi à la Knesset. Répondant au souci de quelques analyses sur le fait que la Knesset peut refuser l'approbation du gouvernement sur le déploiement, une source diplomatique a expliqué que l'approbation « du gouvernement de Sharon et les partis Chinoï et Meret ainsi que les 8 députés arabes peut garantir le succès de l'accord entre les gouvernements égyptien et israélien », déclare la même source.

Le déploiement de 750 garde-frontières équipés d'armes légères le long des 14 km de frontières et qui disposeront de quatre vedettes de surveillance, de huit hélicoptères et d'une trentaine de blindés légers va permettre à l'Egypte de lutter contre la contrebande d'armes à la frontière.

Chérif Ahmed

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