Toutes
les forces politiques en Egypte refusent tout contrôle international
des prochaines élections présidentielles et législatives.
Il y a aussi un consensus plus grand sur la nécessité d’une
supervision nationale à travers des organisations de la société
civile. Il existe en Egypte des dizaines d’ONG qui peuvent
assumer ce rôle. En effet, certaines organisations ont commencé
à se préparer pour la supervision des élections. Dans ce contexte,
l’Organisation égyptienne des droits de l’homme a présenté
un mémorandum détaillé au président Moubarak pour la promulgation
d’une décision permettant aux ONG de superviser les prochaines
élections présidentielles et législatives. Et ce dans le cadre
du renforcement de l’expérience démocratique. Le mémorandum
cite que l’organisation a soumis ce projet au président Moubarak
en sa qualité de garant des libertés et de la pratique démocratique.
A mon avis, il faut aider les institutions
de la société civile à assumer la mission de supervision nationale
des élections pour que le processus démocratique réussisse.
Ces institutions peuvent suivre les préparatifs des élections,
puis du vote. De plus, cette participation de la part des
institutions civiles peut encourager les citoyens à participer
aux élections, puisque le droit au vote constitue un des droits
politiques du citoyen. D’autre part, cette participation permettra
aux institutions civiles d’acquérir une expérience importante,
très utile pour l’avenir. C’est même une leçon concrète de
pratique démocratique pour les cadres de ces institutions.
Que l’Organisation égyptienne des droits
de l’homme se dirige vers le président Moubarak en tant que
garant de la démarche démocratique est une chose positive,
d’autant plus que cette action est en accord avec les prérogatives
du président. En effet, le mémorandum cite que le président
a le droit de promulguer des décisions qui ont effet de lois,
au cas où le Parlement ne se réunirait pas.
Les prochaines élections présidentielles
et législatives constituent un pas important sur la voie de
l’instauration d’un régime démocratique réel. La supervision
des élections par les institutions de la société civile se
révèle donc être cruciale.