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Kiosque. A une semaine de l’élection présidentielle du 7 septembre, la presse nationale de cette semaine se nourrit abondamment de la campagne en cours.

Interrogations électorales
« Les élections présidentielles ... Juste un préalable aux élections parlementaires », « Un programme électoral ou un bilan ? », titre la presse. Intitulé « Les réformes politiques et la construction d’une société contemporaine », l’éditorial du quotidien Al-Akhbar salue de son côté « l’intégrité et la transparence de ces élections qui ont lieu au milieu d’une neutralité totale des appareils d’Etat et d’un contrôle judiciaire total ».

Des promesses, beaucoup trop de promesses sont aussi formulées pendant cette campagne électorale. Comparant celles du PND à « la caverne d’Ali Baba », Mohamad Ibrahim, rédacteur en chef du quotidien Al-Gomhouriya, affirme que « le programme du PND a trouvé de vraies solutions aux fléaux chroniques ».

Soutenant l’idée des rencontres entre les candidats et les électeurs, l’éditorial d’Al-Ahram affirme que les « élections présidentielles ou toute autre élection ne sont pas uniquement des réceptions ou des festivités, mais aussi des conférences où les gens se réunissent de façon pacifique pour discuter de leurs problèmes et trouver les meilleures solutions ».

« Et puisque le président de la République a demandé à son peuple de lui demander des comptes au moment de l’application de son programme électoral, affirmant par là qu’il ne fait pas de fausses promesses, alors nous aussi nous voulons demander des comptes au prochain gouvernement. Le temps des gouvernements qui restent pendant de longues années et partent sans reconnaître pourquoi ni comment ils sont arrivés au pouvoir, doit prendre fin », explique Karam Gabr dans le quotidien Rose Al-Youssef. Sur ces mêmes problèmes, Sayed Abdel-Ati dénonce dans le quotidien Al-Wafd ce qu’il appelle le parti des promesses. « Le parti au pouvoir n’est pas capable de résoudre les problèmes des citoyens, et devra donc partir pour laisser la chance au néo-Wafd, qui a un programme très ambitieux ».

Abdel-Halim Qandil critique sévèrement, dans Al-Arabi, le candidat du PND : « Le problème n’est pas l’âge du président Moubarak (77 ans) qu’il veut cacher, le problème est dans le régime de Moubarak qui a mené le pays vers la vieillesse et l’incapacité ».

L’écrivain de gauche Nabil Zaki n’a quant à lui pas hésité à critiquer, dans l’hebdomadaire Al-Ahali, les « fameuses promesses de Moubarak, qui s’est engagé à créer entre autres 4 millions d’emplois ».

Dans cette dernière ligne droite avant le scrutin du 7 septembre, Mohamad Al-Chéba, éditorialiste du quotidien indépendant Nahdet Misr, ne peut s’empêcher de remarquer que « L’unique réalisation dont la démocratie égyptienne peut tirer de l’expérience des élections présidentielles, est la capacité à débarrasser la vie des partis politiques des autres partis qui sont devenus des partis-dessins animés, et d’emblée matière à rire ». Mais les politiciens ne sont pas les seuls acteurs de cette expérience électorale. Le peuple égyptien a également une part de responsabilité très grande. « Mais ce peuple a-t-il vraiment la culture des élections présidentielles suffisante ? », s’interroge Alaa Bayoumi dans le quotidien Al-Ahrar. La campagne électorale tire à sa fin et dans le magazine hebdomadaire Rose Al-Youssef, l’éditorialiste Abdallah Kamal en dresse déjà le bilan : « La gauche s’est suicidée en boycottant les élections, d’où l’absence d’équilibre entre les partis de droite et du centre. Tous les candidats sans exception ont ignoré le problème des sans domicile, peut-être parce que leur voix n’a aucune influence. Enfin, aucune politique étrangère n’a été mentionnée », ajoute-t-il dans son éditorial.

Hoda Ghali
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L’Egypte met les points
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En réaffirmant vendredi son refus de signer un protocole augmentant les contrôles internationaux obligatoires de ses installations nucléaires, avec l’idée sous-jacente selon laquelle Israël n’a pas fait de même, l’Egypte est restée fidèle à sa politique et ses principes, ceux de s’opposer à la prolifération des armes nucléaires tout en rejetant les deux poids, deux mesures dans ce contexte.

Dans une lettre adressée au secrétariat du Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP), le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul-Gheit, a précisé que « la ratification du protocole par Le Caire dépend des développements régionaux et internationaux » dont évidemment la possibilité qu’Israël rejoigne le TNP.

L’idée est claire et simple, et relève d’une pure justice. Elle se base aussi sur la nécessité de voir d’où vient le danger véritable. Tous les pays du Proche-Orient ont rejoint le TNP et respectent ses demandes de ne pas chercher à obtenir des armes nucléaires, sauf Israël qui n’a toujours pas signé le traité.

Pourtant, Israël est considéré par les experts comme une puissance nucléaire militaire. Il n’a pas adhéré au TNP alors que l’Egypte y a adhéré en 1982. L’Etat hébreu, en dépit du flou qu’il veut maintenir, a des armes nucléaires avérées. Le programme nucléaire israélien a commencé dès les années 1950 et a été marqué par des coups d’éclat, des affaires d’espionnage et de sabotage et de prison pour les personnes qui l’ont révélé : Mordekhai Vanunu par exemple. Des questions qui ont secoué l’opinion et ont eu comme premier et principal impact de démontrer l’existence du nucléaire militaire israélien sans le moindre doute. A ceci s’ajoutent les différentes menaces avérées dont celle d’utiliser l’arme nucléaire lorsqu’Israël a été tenté de l’utiliser à l’heure où ses troupes étaient en difficulté lors de la guerre d’Octobre 1973. Il déclenche immédiatement l’alerte nucléaire et se déclare prêt à frapper, provoquant des alertes nucléaires américaines et soviétiques. C’est l’option Samson en référence au personnage biblique auteur de cette phrase : « Que je meure avec les Philistins ». Si l’Union européenne et les Etats-Unis font pression à l’heure actuelle sur l’Iran et la Corée du Nord, pourquoi laisser clos le dossier du nucléaire israélien ? C’est à partir de telles interrogations que l’Egypte a pris sa position. D’ailleurs, Ariel Sharon n’est-il pas l’auteur de cette phrase apocalyptique : « Les Arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous, nous avons les allumettes ! » .

 

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