Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Arts

Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Idées
Portrait
Littérature
Livres
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Cinéma . L’avalanche de clips tirés de films en salles est une nouvelle forme de promotion qui a envahi les écrans.

Quand les clips entrent en jeu

Des clips tirés des films Bouha, Yana ya khalti (Ma tante ou moi), et Harim Karim (Le Harem de Karim) sont diffusés en boucle par les diverses chaînes satellites musicales comme Mazzika, Melody Hits ou Rotana. Chantés par des stars de la chanson qui se sont mises au cinéma ou par des acteurs qui poussent la chansonnette, ces clips font désormais office de bandes-annonces pour les multiples comédies d'été.

Le procédé sympathique, léger et loufoque plaît aux spectateurs. Les réalisateurs l'ont compris et exploitent le phénomène à fond. A travers une nouvelle émission présentée par Hala Sarhane sur Rotana, Al-Cinéma wal seif (Ciné d'été), les acteurs sont même invités à interpréter les chansons du film en direct. Même si souvent la qualité musicale laisse à désirer, l'engouement pour ces clips n'est pas sans pallier un vide cinématographique. Il est vrai, comme le remarque le critique Mahmoud Qassem, que le cinéma égyptien a connu la comédie musicale depuis les années 1940 avec des chanteurs qui sont entrés dans le monde du cinéma à la recherche de l’enrichissement de leur expérience. Mohamad Abdel-Wahab, Oum Kalsoum, Farid Al-Atrach, Chadia et Abdel-Halim Hafez en étaient des exemples. « Mais la majorité des films actuels n’ont rien à voir avec les comédies musicales. L'actuelle tendance vise simplement la promotion des nouveaux acteurs-chanteurs », fait remarquer Qassem, ajoutant que « dans les films d'antan les chansons avaient un vrai but dramatique. Maintenant, le public ne se presse pas à aller voir des chansons qu'il peut regarder à domicile à travers les chaînes musicales ».

Le déclic de ces chansons interprétées par des acteurs a été le film Ismaïliya rayeh gay (Ismaïliya, aller retour) avec le chanteur Mohamad Fouad et l’acteur Mohamad Héneidi, ayant interprété leur hit Kamananna. La notoriété de ces deux initiateurs a donné de l'élan à d’autres chanteurs-acteurs. Or auparavant, des comédiens comme Mahmoud Abdel-Aziz ou Ahmad Zaki ont eux aussi poussé la chansonnette. Ce dernier aimait chanter et il l’a souvent fait comme dans Arbaa fi mohimma rasmiya (Quatre personnes dans une mission officielle) de Ali Abdel-Khaleq ou Al-bey al-bawab (Le Concierge) en 1987. Pourtant, ces chansons n’ont pas été utilisées à des fins commerciales ou comme arguments de vente pour les films. Car il n’y avait pas encore de chaînes musicales. La qualité cinématographique n’était pas aussi médiocre et ne nécessitait pas autant de promotion. Nader Eloui, responsable de la chaîne Melody Hits, précise : « Au départ, c’étaient les producteurs qui nous faisaient cadeau des clips ou bandes-annonces. Ensuite, en découvrant leur impact publicitaire, on a décidé de les faire payer. Le coût d'une minute varie entre 3 000 et 5 000 L.E. Tout dépend de nos relations avec les producteurs ». Un autre filon d'or.

Karine Boushra

Retour au Sommaire

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631