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Événement . Du 4 au 10 septembre, se déroulera la onzième édition du Festival international du Caire de la chanson. Un menu varié auquel s’associe le ministère de la Culture, pour la première fois.
Le tango en vedette

Le Festival international du Caire de la chanson se placera cette année sous le signe de la nouveauté avec les ministères du Tourisme et de la Culture comme organisateurs . « Cette manifestation, qui était exclusivement organisée par le ministère du Tourisme pour promouvoir les divers sites touristiques égyptiens, aspire aussi cette année, grâce à la participation du ministère de la Culture, à promouvoir la musique et le chant », déclare l’ambassadeur Salah Sélim, directeur du comité exécutif et président du festival. Ceci dit, ce festival essaye de tirer profit de cette collaboration entre les deux ministères, pour étendre son activité tant aux sites archéologiques qu’à ceux culturels au Caire, à Alexandrie, à Gouna et à Charm Al-Cheikh. La cérémonie d’ouverture, prévue le 4 août, qui prenait d’habitude lieu au Palais des congrès cairote, se passera, pour la première fois, au Grand théâtre de l’Opéra du Caire.

La cérémonie sera signée par le chorégraphe Walid Aouni qui a pris la mise en scène en charge, faisant appel aux chanteurs Nour Méhanna (Syrie), Chaïmaa Saïd (Egypte), Karima Nytt (Algérie) et Nancy Agram (Liban). Durant cette première soirée, le festival rendra hommage, entre autres, au poète dialectal Salah Jahine (1930-1986), au compositeur Ammar Al-Cheréï, aux chanteurs Samir Al-Iskandarani, Nour Méhanna, Leïla Nazmi et Nancy Agram. « Cette dernière avait participé pour la première fois au festival lors de sa 2e édition, en 1997. Devenue l’une des stars incontestées de la chanson, le festival lui rend aujourd’hui hommage, comme pour encourager l’une de ses découvertes », précise l’ambassadeur Salah Sélim.

Pour que les nouveaux talents se fassent remarquer par les paroliers et compositeurs de renom, le festival fera revivre dès l’an prochain les deux compétitions de chants arabes et étrangers. Des compétitions qui avaient été suspendues lors de ces dernières années. Mais pour cette édition, l’on se contentera de faire appel à des jeunes stars comme le chanteur Mahmoud Al-Esseili, dont l’album Rayeh ala fein (Où vas-tu ?) a eu beaucoup de succès, et Chérine, dont la voix puissante et mélancolique a suscité l’admiration de tous. Tous les deux se produiront le 5 septembre, au Jardin chinois, à Madinet Nasr.

Au bout de 10 ans, le festival a en effet acquis une grande notoriété, notamment en accueillant lors de ses éditions précédentes des vedettes internationales de la chanson, à l’instar d’Andrea Bocelli, Demis Roussos et Lionel Richy. « La présence de ces chanteurs internationaux attribuait au festival une valeur accrue et l’a placé sous les feux de la rampe », indique Salah Sélim. Poursuivant cette même tactique, le festival accueillera cette année la troupe de tango argentin Sexteto Danial Viacava et la chanteuse portugaise Katia Guerreiro. Sexteto Danial Viacava a déjà animé de nombreuses festivités internationales au Brésil, Taiwan, en Espagne, en Italie et aux Etats-Unis. Elle regroupe 8 danseurs et porte le nom de son chorégraphe, pianiste et compositeur Danial Viacava. Elle prendra part à la cérémonie d’ouverture, pour se produire ensuite le 8 septembre, toujours au Grand théâtre de l’Opéra. La troupe sera accompagnée par la fameuse chanteuse Karima Rivera lors d’une autre soirée, prévue le 7 septembre au théâtre Sayed Darwich, à Alexandrie.

La chanteuse Katia Guerreio pour sa part est attendue le 6 septembre, au palais cairote de Manesterli, à Manial, et le 7 septembre au théâtre Sayed Darwich, à Alexandrie. Réputée pour sa voix dense, chaude, ample, passant du son le plus délicat à la plainte passionnée. « A travers sa voix, elle crée une émotion à l’état pur, sans retenue … Les mots frappent l’imaginaire à la manière la plus simple qui soit, c’est-à-dire naturellement », précise à cet égard le critique Sami Sadeq.

Avec une telle programmation qui se rapproche pour beaucoup de celle des années précédentes, la contribution du ministère de la Culture sera mise à rude épreuve. Une comparaison s’imposera par la force des choses.

Névine Lameï

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