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Football
. En pleine modification
de son effectif, Zamalek a réussi le plus difficile :
se qualifier pour les demi-finales de la Ligue d’Afrique
des champions. Un excellent départ pour le nouveau directeur
technique, Farouq Gaafar, même si le plus dur reste à
faire. |
| L’ère
Gaafar s’annonce prometteuse |
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Pressenti
depuis déjà quelques semaines, Farouq Gaafar a été nommé
à la barre technique de Zamalek, en succession à l’Allemand
Theo Bucker. Ce dernier, nommé en mai dernier, a été limogé
après le nul concédé à domicile 1-1 contre l’Ittihad d’Alexandrie
en début de championnat et ceci après avoir mené l’équipe
dans cinq rencontres officielles seulement (4 nuls et
une victoire). « Il était clair que Bucker n’arrivait
pas à gérer le groupe et qu’il n’a pas su faire bon usage
des nouvelles recrues qui ont été mises à sa disposition,
et donc il fallait vite corriger la situation », a justifié
Mortada Mansour, le président du club, ce rapide changement
en début de saison. En effet, Bucker ne s’est pas montré
satisfait des nombreuses nouvelles recrues amenées par
l’administration dans l’intersaison. Il n’a utilisé que
partiellement Alaa Abdel-Ghani, le Ghanéen Junior et le
Portugais Edison De Souza d’entre 10 nouveaux venus. Et
donc, le nouveau groupe sera sûrement heureux de le voir
partir. Quant au capitaine de l’équipe, Hazem Emam, il
n’a pas voulu s’exprimer sur la décision de changement
mais a dit que « Bucker n’a peut-être pas été très chanceux
avec nous. En tout cas, Farouq Gaafar est un très grand
entraîneur, il nous connaît très bien et je pense qu’il
pourra nous être d’une grand aide dans cette période ».
La nomination de Gaafar n’a tout de même pas manqué de
surprises. Mohamad Salah a été annoncé à la barre, mais
seulement pour quelques heures avant que le président
du club ne révèle que Gaafar, directeur technique d’Esmant
Suez, serait le nouveau coach de son équipe. « Nous avions
eu l’accord d’Esmant Suez et celui de Gaafar. Quant à
Salah, un poste d’entraîneur général lui était offert,
mais il s’en est excusé », a ajouté Mortada.
Gaafar
ne sera pas à l’aise dans sa mission. A peine nommé à
la barre, il se trouve en pleine concurrence en Ligue
d’Afrique des champions, a du retard à rattraper en championnat
national et une Ligue arabe des champions à entamer le
12 septembre par une confrontation de niveau moyen face
au Club Bizertin de la Tunisie. Ceci ne lui laissera pas
beaucoup de temps pour souffler, ni d’espace pour faire
la préparation nécessaire de son équipe. « Ma stratégie
durant cette période sera de travailler match par match
afin d’essayer de franchir cette première période et ensuite,
nous aurons un autre système, au cours de la phase suivante
», a déclaré Gaafar.
Le nouveau coach a plusieurs dossiers
à examiner. D’abord, le casse-tête de la mauvaise condition
physique des joueurs, qui ne leur permet pas de jouer
à plein régime durant 90 minutes. L’équipe souffre d’une
grande baisse de niveau, notamment en deuxième période,
et Bucker avait même demandé à ce qu’un préparateur physique
soit recruté. Par ailleurs, Gaafar devra remodeler son
équipe en combinant les nouvelles et anciennes figures
jusqu’à arriver à une formation idéale. « L’important
pour moi est de reconstruire l’effectif et de trouver
une nouvelle formule susceptible de porter la concurrence.
Mais nous devons faire ça de manière précise et non brusque
afin de ne pas créer une altération du niveau de l’équipe
et éviter les chutes probables », a expliqué Gaafar. Finalement,
il devra se pencher sur la perméabilité de sa défense,
qui souffre d’un grand trou depuis le départ de Béchir
Al-Tabéï en 2004. La formation blanche encaisse en moyenne
plus d’un but par match, ce qui est beaucoup trop pour
une équipe qui veut gagner des titres.
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Partagés en deux camps |
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La nomination de Gaafar a suscité beaucoup
de polémiques sur son habileté à redresser la barre de
l’équipe. Les partisans des Blancs ont été partagés en
deux camps : le premier pense que c’est l’homme du moment
alors que le second estime que Gaafar ne fera qu’aggraver
les souffrances de l’équipe. L’ancien attaquant de Zamalek
est l’un des entraîneurs les plus réputés sur la scène
locale, voire le plus. Il a derrière lui une longue carrière
garnie de séjours à la tête de la sélection des Pharaons
(1996) et même de Zamalek qu’il avait mené à deux reprises
auparavant (1993-1998). Et pourtant, il n’a jamais réalisé
d’exploit avec les équipes qu’il a prises en charge. C’est
le principal argument des tenants du deuxième camp, outre
des inquiétudes sur le tempérament de Gaafar. Ce dernier
a déjà joué de mauvais tours à un grand nombre de clubs,
en les laissant en pleine saison ou en pleine concurrence.
De même, les supporters blancs n’oublient pas qu’il était
à la tête du cadre technique de l’équipe en 1998, lorsqu’elle
s’est retirée face à Ahli après cinq minutes de jeu seulement
du fait de l’expulsion d’Aymane Abdel-Aziz, dans un spectacle
humiliant. Les supporters ont toujours préféré la présence
d’un technicien étranger, comme ce fut le cas lors des
cinq dernières années qui furent les années de gloire
de Zamalek sous le règne d’Otto Pfister (Allemagne), Carlos
Capral (Brésil), et Nelo Vingada (Portugal).
Mais on ne peut pas dire que la situation
a donné l’embarras du choix à l’administration. En effet,
après le limogeage de Bucker, il était très difficile
de nommer un entraîneur étranger durant cette période
critique. Il fallait quelqu’un connaissant les joueurs
et l’équipe, doté d’une forte personnalité et d’un profil
capable d’inspirer la confiance du public et des médias.
Farouq Gaafar répondait le plus à ces critères.
Son départ a été excellent avec la très
difficile mais importante victoire contre l’ASEC d’Abidjan
à domicile 2-1 en Ligue des champions, qui a qualifié
l’équipe pour les demi-finales de la compétition. Diverses
lacunes sont apparues pendant ce match. Mais la rencontre
a suscité plus d’espoir que d’inquiétude.
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| Karim
Farouk |
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| Les
Pharaons ne font pas le poids face au Portugal
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La sélection d’Egypte s’est inclinée
0-2 face à son homologue portugaise le mercredi 17 août
au stade de Ponta Delagada (Portugal). Les Pharaons
ont résisté pendant 49 minutes avant que Fernando Meiri
n’ouvre le score, et que Herder Postiga double ensuite
la marque à la 70e minute. L’équipe nationale a néanmoins
présenté une solide performance, notamment lors de la
première période face à une équipe menée par son légendaire
ailier Luis Figo (Inter Milan), qui a mis une parenthèse
à sa retraite internationale annoncée en juin 2004.
Mais le Brésilien Luis Félipe Scolari a effectué plusieurs
changements en deuxième période qui ont apporté vivacité
et dynamisme aux Portugais. Les Pharaons n’ont pas été
de taille, physiquement, avec cette dure épreuve et
ont dû baisser les bras. Pourtant, ils avaient montré
un puissant état d’esprit à certains moments du jeu
et auraient pu ouvrir le score ou même réduire l’écart
à plusieurs reprises. « L’important n’était pas le résultat,
je pense que nous avons réalisé une performance assez
bonne face au vice-champion du monde junior. Ce n’était
pas parfait, mais c’était une bonne expérience et ce
qui m’a rassuré le plus, c’est que nous avons pu créer
des opportunités, ce qui veut dire que nous avions des
solutions offensives », a déclaré Chéhata à la suite
du match.
Cette victoire a donné le dessus aux
Lusitaniens dans leur face-à-face avec les Pharaons
après la victoire de ces derniers en 1928 (2-1) et la
revanche des premiers en 1955 (4-1).
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