| |
|
Volley-ball
. La sélection égyptienne
des moins de 19 ans dispute, du 24 août au 1er septembre, le
Championnat du monde en Algérie. Entretien avec
Chérif Al-Chémerli, son directeur
technique. |
| «
Mes joueurs ont un moral à toute épreuve » |
|
Al-Ahram
Hebdo : Que visez-vous lors de ce Championnat du monde des moins
de 19 ans ?
Chérif Al-Chémerli
: Notre but est de nous
qualifier pour les quarts de finale de ce championnat. En fait,
nous voulons compenser notre défaite au Championnat du monde
2003 lorsque la sélection a été éliminée dès le premier tour.
Mais il faut dire que cette mission ne sera pas facile, car
cette année la compétition est d'un niveau très élevé. L'Egypte
se trouve dans un groupe difficile en présence de l'Algérie,
qui joue à domicile, la Corée du Sud, qui représente l'école
asiatique dotée d'une vitesse extraordinaire, et la Slovaquie,
4e d'Europe. Ainsi, être à la première place du groupe et se
qualifier pour les quarts de finale directement, c'est déjà
une mission difficile. Mais nous possédons une autre chance
de nous qualifier pour les quarts de finale, car les 2es de
chaque groupe disputeront des matchs de repêchage afin de se
qualifier pour les quarts de finale. Une tâche qui sera bien
difficile, mais pas impossible. Car les autres groupes proviennent
de nations très fortes. Par exemple, le 4e groupe comporte les
équipes de la Russie, la France, l'Iran et la Tunisie. Un groupe
très solide tout comme le 3e qui regroupe la Pologne, l'Italie,
l'Inde et le Canada. Ainsi, même durant les matchs de repêchage,
la concurrence sera féroce pour les jeunes Egyptiens.
— A votre avis, vos joueurs seront-ils à la
hauteur de la compétition ?
— Dès le début de l'année, j'ai effectué des
éliminatoires afin de choisir les meilleurs volleyeurs pour
intégrer la sélection. Ainsi, j'ai choisi mon effectif parmi
138 éléments. Aujourd'hui, nous possédons une équipe composée
de joueurs dotés d'excellentes qualités. Mais le grand problème
de cette équipe est son manque d'expérience. Mes joueurs ont
disputé 15 matchs amicaux en préparation pour les Championnats
du monde, alors qu'une équipe comme la Pologne a effectué 85
matchs amicaux. S'ajoutent à cela les problèmes psychologiques
pour les joueurs qui ne peuvent pas supporter la pression des
grands matchs. Mais par rapport aux autres équipes, mes joueurs
ont un moral à toute épreuve.
— Comment avez-vous préparé cette compétition
?
— Après avoir disputé le Championnat d'Afrique
au début de l'année, les volleyeurs ont rejoint leurs clubs
pour disputer le championnat national. Puis je les ai regroupés
en stage de préparation de deux semaines au Centre olympique
du Caire. En mars dernier, nous avons effectué un stage de préparation
en Pologne, où les volleyeurs ont disputé 5 matchs avec la sélection
polonaise des jeunes et un match avec les Italiens. En juillet,
ils ont disputé des matchs amicaux en Egypte face à des équipes
des sociétés. Mais, ces matchs n'ont pas été à la hauteur de
mes ambitions concernant les joueurs. Nous n'avons donc pas
bien bénéficié de cette période. Enfin, nous avons accueilli
les sélections polonaise et française durant le mois d'août
où nous avons disputé plusieurs matchs. En fait, mes garçons
ont beaucoup profité de ces matchs. Ils ont commencé à acquérir
un début d'expérience.
— En 2001, la sélection des moins de 19 ans
a terminé 4e du Championnat du monde. Pensez-vous être capable
de rééditer un tel exploit ?
— En 2001, l'équipe était très motivée par
le fait que le Championnat du monde se déroulait en Egypte.
Avec un public enthousiaste et le soutien des médias, les joueurs
ont fait de leur mieux durant la compétition. De plus, nous
avions effectué une bonne préparation. Avant le Mondial, les
joueurs ont disputé 45 matchs amicaux. Donc, ils sont arrivés
à la compétition fin prêts.
|
| Propos
recueillis par
Doaa
Badr |
|
| Retour
au sommaire |
| |
|
|