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Fédérations .
Invoquant leur manque de
financement, plusieurs d’entre elles ont fait savoir qu’elles
ne participeraient pas aux prochaines grandes compétitions.
Irritant ainsi le ministère de la Jeunesse. |
| Crispations
sur l’argent |
«
A plusieurs reprises, le ministère égyptien de la Jeunesse et
le Comité olympique égyptien ont empêché la dispute d’épreuves
sportives et de grands tournois sous prétexte que ces sports
n’étaient pas à même d’établir un exploit. C’est la même logique
que nous appliquons ! », explique le président d’une fédération
sportive nationale qui a requis l’anonymat. C’est ainsi que
plusieurs d’entre elles comme celles de basket-ball, d’escrime
et de cyclisme ont décidé de ne pas participer aux compétitions
arabes et africaines de cette année à cause d’un manque de subventions
les privant de préparation adéquate. La décision la plus étonnante
a sans doute été celle de la Fédération de basket-ball, qui
a déclaré forfait de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui
se déroule actuellement en Algérie, et qualificative pour les
championnats du monde 2006. « D’habitude, ce genre de tournois
coïncide avec le déroulement du championnat national égyptien.
Mais en ce moment, l’équipe est en vacances. De plus, les joueurs
s’attendaient à partir une semaine avant le début de la CAN
en camp de préparation pour s’échauffer avec des équipes européennes.
Or, rien de cela n’a eu lieu », souligne Achraf Tewfiq, directeur
technique de la sélection seniors de basket-ball, pour justifier
le forfait de la fédération. Celle-ci avait demandé une subvention
spéciale pour la préparation à la CAN. Ce que le ministère a
accepté, mais les fonds ont tardé à être versés. Raison pour
laquelle la Fédération de basket a menacé puis décidé de ne
pas disputer la CAN. Une affaire qui a suscité la stupeur, d’autant
plus que les experts prévoyaient cette fois-ci un exploit pour
cette discipline. Car, primo, les grandes équipes comme celles
de l’Angola et du Nigeria sont en plein renouvellement et que
l’Egypte a de ce fait une carte à jouer. Et secundo, parce que
3 équipes sont censées se qualifier pour les Championnats du
monde et non pas 2 ou le vainqueur seulement, comme c’était
le cas auparavant.
Les Fédérations d’escrime et de cyclisme souffrant
du même manque de financement ont également décidé de s’absenter
respectivement du Championnat arabe juniors de Jordanie et du
Championnat africain du Nigeria prévus dans les semaines à venir.
Pourtant, les frais d’hébergement avait été offerts et il ne
manquait plus que le financement du transport, que le ministère
de la Jeunesse, selon la fédération, a refusé d’assurer. « Auparavant,
et dans de telles situations, on puisait des fonds dans le budget
principal. Jusqu’à ce que le ministère refuse de nous rembourser
! », note Mohamad Abdallah, président de la Fédération d’escrime.
Une autre affaire a poussé ces fédérations
à déclarer forfait. La sélection d’escrime est tenante du titre
des 3 dernières éditions du Championnat arabe. Et la sélection
de cyclisme est tenante du titre de la dernière édition du Championnat
africain. Alors, « si on revient avec un exploit inférieur aux
attentes, nous subirons les critiques de tout le monde. Il se
peut également que le budget soit réduit à cause du manque de
performance, ce qui influencera toutes les autres sélections.
Personne ne saura à ce moment-là qu’on a été privé de toute
forme de préparation », dénonce Aymane Hassan, superviseur général
des sélections de cyclisme.
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Déclarations contradictoires
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Suite
à cette série de décisions, le ministère a décidé de sortir
de son mutisme et de mettre fin à cette nouvelle politique
des fédérations pour obtenir satisfaction. Mais les déclarations
sont contradictoires. Mossaad Aboul-Régal, président de l’Organisme
du sport dépendant du ministère de la Jeunesse, a fait savoir
que ce dernier avait approuvé les demandes de subventions
au camp de préparation des fédérations. Tandis que Mamdouh
Al-Beltagui, ministre de la Jeunesse, vient tout juste d’annoncer
que ces fédérations, notamment celle de basket-ball, seraient
sanctionnées et peut-être même dissoutes en réponse à leurs
agissements. Plus concrètement, et toujours selon le ministère,
la Fédération de basket-ball a même reçu une subvention hors
budget principal de 1,2 million de L.E. pour la saison 2004-2005,
plus une autre de 39 000 L.E. pour l’Open d’Arabie saoudite
en février 2005 et encore 100 000 L.E. pour l’Open d’Alexandrie
en avril de la même année. Cela sans compter celles pour les
Jeux méditerranéens du mois de juillet dernier. « Et comme
cela a été jugé insuffisant par la Fédération de basket, nous
avons aussi débloqué 78 000 L.E. pour permettre à l’équipe
nationale de se rendre à la CAN ! Mais elles n’ont même pas
voulu supporter les frais du tournoi de préparation de Turquie,
bien que je n’aie pas été formellement contre son financement
», a expliqué Mamdouh Al-Beltagui. La fédération, quant à
elle, juge que les revenus générés par les publicités lors
des compétitions nationales ne lui suffisent pas à supporter
ses frais et que les sommes annoncées par le ministère ne
sont en fait jamais totalement versées.
L’attitude de
ces fédérations sera probablement examinée et sanctionnée
par le ministère qui atteste, preuve à l’appui, avoir, avant
ces dissensions, répondu favorablement aux demandes d’aides
formulées.
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Chourouq Chimy |
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