Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

L'événement

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Arts
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Présidentielles. Mahdi Akef, guide suprême des Frères musulmans, affirme que ses partisans participeront au scrutin présidentiel.
« Pas de candidat inique ou corrompu »

Al-Ahram Hebdo : Quelle est la position des Frères au sujet des présidentielles du 7 septembre ?

Mahdi Akef : Nous avons invité nos partisans à participer de manière effective. Chacun de nous se rendra aux urnes. Le peuple doit assumer ses responsabilités de manière intégrale et exercer son droit constitutionnel.

— Cependant, vous avez mis des conditions concernant le choix du candidat ...

— C’est vrai. Notre condition est de ne pas désigner un homme inique, corrompu ni de collaborer avec un tyran.

— Mais de tous les candidats vous ne connaissez que Moubarak ...

— Parmi les autres candidats il y aurait des personnalités de qualité. Cela ne veut pas dire que les anciens n’ont pas de qualité. Je n’ai rien contre les individus. Je les juge selon leurs actes. Je sens souvent que le président Moubarak n’est pas responsable de ce qui se passe. Ce sont ses conseillers. Comment, lors d’une bataille électorale, ternissent-ils son image en multipliant les arrestations ?

— Concernant les législatives, comptez-vous y participer ?

— Le principe des élections est un principe Frères. Nous le considérons comme une forme de démocratie raffinée à travers laquelle le peuple exprime sa vision et son orientation pour un transfert pacifique du pouvoir. C’est pour réaliser cet objectif que nous nous engageons dans les élections non seulement estudiantines, syndicales et municipales mais également celles de l’Assemblée du peuple. Vous devez le savoir, nous sommes l’unique force ayant un grand crédit de popularité. Nous nous engageons dans les élections avec l’objectif de participer et non pas de nous quereller avec nos concurrents. Notre politique consiste à participer avec un nombre acceptable et limité pour acquérir un taux de représentativité raisonnable au sein des conseils municipaux. Nous sommes déterminés à participer et à réussir aux législatives en dépit de tous les obstacles qui s’érigent.

— Quels sont les obstacles face à cet objectif ?

— C’est la liberté, l’intégrité et l’honnêteté que nous désirons à l’heure du vote, sans intervention aucune de la sécurité ou du pouvoir. A mon avis, il est important que la gestion du processus électoral se fasse à l’écart de la sécurité. Par exemple, les manifestations organisées par les Frères défilent en paix et en toute quiétude lorsque les forces de l’ordre n’interviennent pas. Mais dans le cas inverse, c’est l’anarchie totale.

— Ne faut-il pas cependant prévenir les autorités au préalable ?

— Nous le faisons et nous avons demandé aux forces de l’ordre de nous déterminer les lieux pour organiser les manifestations, mais elles ont refusé.

— Cette situation ne vous profite-t-elle pas dans la mesure où elle vous permet de figurer en victime et de gagner la sympathie des Etats-Unis ?

— Aucun mouvement ne s’est dressé contre l’intervention américaine comme l’a fait la confrérie. Nous avons refusé dès le départ le projet du Grand Moyen-Orient.

— Votre solidarité avec le mouvement Kéfaya qui a une idéologie différente de la vôtre n’est-elle pas de l’opportunisme politique ?

— L’influence de Kéfaya et des autres mouvements qui ont émergé récemment est limitée. Je ne me dresse contre aucun mouvement, mais on collabore avec précaution selon nos propres calculs et non pas les leurs.

— Aspirez-vous actuellement au pouvoir ?

— Le moment n’est pas opportun pour cet objectif. En m’interrogeant sur les législatives, j’avais dit qu’au cas où les Frères l’emporteraient, leur taux de représentativité sera de 35 % au sein de l’Assemblée.

— Déployez-vous des efforts pour nouer un dialogue avec le gouvernement ? On parle d’un marché conclu avec lui pour libérer les détenus de la confrérie ...

— J’ai crié haut et fort notre disposition à dialoguer avec tout le monde, le gouvernement, le PND, mais en vain. Cependant, cette histoire de marché avec le gouvernement est sans aucun fondement. La preuve est que nous avons organisé une manifestation revendiquant la libération des prisonniers.

— Et votre relation avec les partis ?

— Nous entretenons de bonnes relations avec tous les partis, y compris celui du Tagammoe qui nous injurie tous les jours. J’ai pris l’initiative de tendre la main aux partis pour dialoguer avec eux. Or, ceux-ci se sont entretenus avec le gouvernement sans nous. Cependant, ce dialogue n’a abouti à rien.

Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631