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Présidentielles.
Le financement de la campagne
électorale est limité, en vertu de la loi, à 10 millions de
L.E. pour chaque candidat.Mais seuls le PND et le néo-Wafd peuvent
s’offrir une telle somme. |
Les grosses
et les petites bourses |
Dans l’arène électorale,
tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Il y a les riches et
les pauvres. Ceux qui peuvent se payer une campagne fastueuse
et ceux qui peuvent à peine organiser quelques meetings électoraux.
Dans la première catégorie se trouvent les candidats du PND,
le président Moubarak, et du néo-Wafd, Noamane Gomaa. Leur campagne
est assurée directement par des fonds provenant de leurs partis.
Ils sont les seuls à atteindre la limite fixée par la loi (10
millions de L.E.).
La
loi 74 de l’année 2005 qui régit les élections présidentielles
a fixé un plafond de 10 millions de L.E. pour chaque candidat
pour le financement de sa campagne. La loi interdit les dons
de l’étranger ou d’Egyptiens vivant hors du pays.
Les responsables
du PND ont voulu dès le départ mettre en avant la transparence
du financement de la campagne du président Moubarak, candidat
à sa propre succession. « Le président Moubarak a fait savoir
qu’il ne toucherait pas aux 500 000 L.E. mises à la disposition
de chaque candidat par l’Etat pour couvrir les frais de la campagne
électorale », a déclaré le secrétaire général du PND, Safouat
Al-Chérif. « Le financement de notre campagne est basé uniquement
sur les dons fournis par les membres du parti », ajoute Al-Chérif.
Et pourtant, les responsables du PND restent très discrets s’agissant
des détails du budget. Magdi Allam, secrétaire général adjoint
du parti, se contente d’affirmer que « les détails du budget
sont soumis au contrôle de la Cour centrale des comptes. Outre
les publicités dans les journaux et à la télé, le parti a recours
aux affiches comme moyen de propagande », déclare-t-il.
Le PND a démarré
la campagne en publiant le programme de son candidat dans un
supplément spécial de 12 pages publié dans le quotidien Al-Ahram.
Coût de ce supplément : 2 millions de L.E.
Pour le néo-Wafd,
les fonds sont aussi « prélevés directement sur le budget du
parti. Nous avons refusé les 500 000 L.E. fournies par l’Etat
», déclare Mounir Fakhri Abdel-Nour, député du parti et membre
de l’équipe de campagne de Noamane Gomaa. Il explique que 4
millions de L.E. ont été consacrées aux publicités à la télévision
et dans les journaux. « C’est le moyen le plus efficace, mais
aussi le plus coûteux pour attirer l’électorat », estime Abdel-Nour.
A titre d’exemple, Noamane Gomaa a publié dans Al-Ahram 3 pages
de publicité qui ont coûté en tout 615 000 L.E. Les six millions
restants sont consacrés aux meetings électoraux, aux frais de
déplacement, la propagande sur Internet et l’achat des affiches.
« Notre parti a décidé d’organiser 4 rassemblements populaires
dans les gouvernorats de Port-Saïd, du Caire, de Qéna et de
Gharbiya », affirme Abdel-Nour.
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Les déboires d’Al-Ghad
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Si le PND et
le néo-Wafd n’ont pas de problèmes particuliers pour financer
leurs campagnes, le cas d’Al-Ghad et de son candidat Aymane
Nour est différent. Nour et son équipe pédalent dans la semoule
pour réunir les fonds nécessaires à la campagne. « Nous avons
besoin d’au moins 5 millions de L.E. pour couvrir les frais
des meetings, des affiches, des tee-shirts et autres moyens
de publicité. Pour le moment, nous ne pouvons compter que
sur les 500 000 L.E. fournies par l’Etat et que nous n’avons
même pas reçues », assure Aymane Nour. Jusqu’à présent, les
responsables du parti n’ont pu réunir que 200 000 L.E. de
dons. « Les dons sont très modestes. Certaines personnes nous
ont envoyé des objets de petite valeur, d’autres de petites
sommes d’argent. Une dame nous a envoyé une bague en or »,
affirme Waël Nawar, membre de l’équipe électorale d’Aymane
Nour. Pour résoudre le problème, Al-Ghad a décidé d’organiser
des convois, d’informer les citoyens du programme du parti
et de collecter des fonds. Une affaire délicate pour le parti
d’Aymane Nour qui se trouve dans le collimateur du gouvernement.
Celui-ci l’a accusé d’avoir falsifié des documents relatifs
à la création de son parti.
Outre Nour, il
y a les candidats des « petits partis ». Misr 2000 en est
un exemple. Son candidat, Fawzi Ghazal, affirme que les dépenses
de son parti ne dépasseront pas la barre des 500 000 L.E.
fournies par l’Etat. « Cette somme est faible pour organiser
une bonne campagne mais je compte sur Dieu. Nous allons publier
un supplément de 16 pages qui coûtera 100 000 L.E. et que
nous distribuerons aux gens. Ce supplément va contenir mon
programme et mon CV », explique le candidat Fawzi Ghazal.
Il ajoute que son parti va organiser 5 meetings électoraux
dans les gouvernorats de Ménoufiya, Gharbiya, Assouan, Suez
et Alexandrie.
Le parti d’Al-Takafol
(la solidarité) et son candidat Ossama Chaltout ont trouvé
un moyen pour pallier le manque de financement. « 100 000
L.E. serviront à contacter 8 millions de citoyens par téléphone
chez eux ou dans leurs magasins afin d’obtenir leurs voix
». Le parti organisera 10 meetings électoraux, chacun coûtera
entre 10 000 et 30 000 L.E. 40 000 L.E. iront aux affiches,
50 000 pour les calendriers, et 50 000 L.E. pour les petites
brochures comprenant le CV du candidat et son programme l
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