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Ozone.
Afin d’assurer l’application du
protocole de Montréal, un atelier visant à sensibiliser les
douaniers sur les différents moyens du trafic des matières appauvrissant
cette couche atmosphérique, a été organisé la semaine dernière.
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Les douanes
au service de l’ozone |
« Limiter le
trafic des substances appauvrissant la couche d’ozone ». Tel
était le thème de l’atelier organisé la semaine dernière dans
la Maison du Caire sous les auspices du ministre d’Etat de
l’Environnement et l’Organisation des Nations-Unies pour le
développement industriel (UNIDO). Objectif : assurer l’application
du protocole de Montréal (1987) sur l’élimination des substances
appauvrissant l’ozone, en sensibilisant et formant 24 douaniers,
soit trois pour chacun des huit ports qui se trouvent en Egypte,
sur les différents moyens de trafic de ces substances. Pour
ce faire, il est indispensable que les douaniers utilisent
des équipements permettant l’analyse chimique des gaz de refroidissement
et toutes les autres matières appauvrissant la couche atmosphérique
d’ozone (O3) qui absorbe une grande partie des ultraviolets
les plus dangereux.
Il
s’agit, en fait, des agents frigorifiques, les chlorofluorocarbonnes
(CFCs), le Fréon, les halons et le bromhyde du méthyle utilisé
comme pesticide agricole. Selon le protocole de Montréal qui
prescrit des mesures de précaution pour réglementer équitablement
et éventuellement éliminer toutes les émissions mondiales
de substances appauvrissant la couche d’ozone (SACO), l’Egypte
en tant que pays consommateur des agents frigorifiques doit
réduire 50 % de la consommation de 2000 des halons et des
chlorofluorocarbonnes et 20 % de celle des bromhyde du méthyle.
« Il nous faut donc utiliser l’appareil identifiant les gaz
afin de limiter le trafic de ces agents causant la destruction
de la couche d’ozone », explique le Dr Yéhia Hafez, directeur
de l’Unité de l’ozone au sein de l’Agence Egyptienne des Affaires
de l’Environnement (AEAE).
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Rôle important de l’AEAE
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La réduction de la couche d’ozone est un
problème mondial qui ne respecte pas les frontières entre
les différents pays. Il peut seulement être jugulé par une
coopération internationale solide A cet égard, le protocole
de Montréal a représenté un grand pas dans le mouvement international
pour l’environnement. Pour la première fois, des pays entiers
ont été légalement liés à réduire et éventuellement supprimer
complètement l’utilisation des CFCs largement répandus comme
liquides réfrigérants dans la réfrigération et les climatiseurs,
comme dissolvants dans les décapants, en particulier pour
les cartes électroniques, en tant qu’agents de soufflage dans
la production de mousse (par exemple extincteurs), et comme
propulseurs en aérosols et de toute autre substance détruisant
la couche d’ozone (ODCs). Le non respect du protocole est
accompagné de pénalités sévères.
Sur le plan local et en ce qui concerne l’Egypte,
le ministre d’Etat de l’Environnement, Magued Georges, a insisté
sur l’importance de la coordination et la coopération entre
les douaniers, les importateurs et les ministères concernés.
Les experts environnementaux ont mis le point sur les différents
moyens de trafiquer ce genre de matière considérée pour les
trafiquants comme une source d’enrichissement. Ces derniers
ont recours à divers moyens, dont le trafic traditionnel,
l’utilisation de symboles falsifiés, de termes faux, des labels
et la reteinte des matières. Il faut donc interdire ce type
de trafic qui nuit aux obligations internationales de l’Egypte.
A cet égard, l’AEAE, en tant qu’organisme responsable de l’application
de toutes les conventions internationales, a formé un comité
national de l’ozone. Ce comité « est représenté par tous les
ministères concernés (l’Agriculture et l’Industrie en particulier)
et sera responsable de présenter toutes les recommandations
et propositions à tous les acteurs essentiels afin de prendre
les mesures nécessaires pour l’application des engagements
de l’Egypte quant au protocole de Montréal », assure Hafez.
Les responsables de l’AEAE se chargent aussi
du contrôle et de la surveillance des exportations et des
importations afin de proposer les législations nécessaires
pour remplir les obligations de l’Egypte .
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| La
paille de riz dans le collimateur du ministre |
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Avant l’arrivée du mois de septembre, rendez-vous
annuel du nuage de fumée noire qui étouffe Le Caire, le ministre
de l’Environnement, Magued Georges, a effectué une tournée dans
un des gouvernorats les plus renommés en culture du riz, à savoir
Daqahliya. Objectif : inaugurer des projets de recyclage des
déchets agricoles, notamment la paille de riz. Ce qui permet
de réduire le problème de l’incinération de ses déchets et d’alléger
la densité du smog. « Nous avons inauguré un projet-pilote qui
consiste à produire du champignon à base de paille de riz »,
déclare le ministre. Il est à noter que le Fonds pour la protection
de l’environnement a alloué à ce projet la somme de 100 000
L.E. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le
ministère de l’Environnement et celui de la Jeunesse. « Le ministère
de la Jeunesse a fixé 10 sites de 20 mètres carrés chacun au
sein des centres de jeunesse pour les consacrer à la culture
des champignons et fournir des opportunités d’emploi aux jeunes
diplômés », explique le ministre de l’Environnement.
Par ailleurs, le ministre a visité l’atelier
d’entretien du ministère de l’Agriculture afin de s’assurer
que tous les équipements qui doivent compresser, collecter et
transférer la paille de riz sont prêts avant la saison de la
récolte. Le ministère de l’Environnement a versé à cet atelier
une somme de 420 000 L.E. pour l’achat de 294 nouveaux compresseurs
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| Dalia Abdel-Salam
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