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La vie mondaine

Terrorisme . L’article La Condamnation ne suffit pas ! de M. Mohamed Salmawy, publié dans le numéro 570, a poussé un de nos lecteurs à présenter son commentaire sur le phénomène.

Oui, la condamnation ne suffit pas !

Avant de commenter l’article de valeur La Condamnation ne suffit pas ! de Mohamed Salmawy, publié dans le numéro 570 d’Al-Ahram Hebdo, je voudrais vous saluer pour votre effort unique sur toutes issues nationales et surtout pour faire face au phénomène du terrorisme. Je suis tout à fait d’accord avec vous qu’il faut attaquer les fondements culturels de ce phénomène. Les dirigeants de ces groupes terroristes profitent bien de l’absence de résistance culturelle de la part de l’Etat et de la part des intellectuels libres. La lutte sécuritaire seule contre ce phénomène ne donnera qu’une réaction plus tardive que la lutte culturelle. A mon avis, ce phénomène est le produit de deux facteurs essentiels :

1. Le complexe d’infériorité qui règne dans la région face au monde développé qui monopolise tous les pouvoirs modernes et qui se manifeste quelquefois de manière agressive.

2. L’isolement entier face au développement scientifique et culturel et le recours à une époque passée où le monde islamique a dominé le monde. Ils empruntent non seulement les idées et les réactions de cette époque passée, mais aussi même les mots et les paroles.

Partant de ce fondement, les groupes terroristes réagissent en utilisant les moyens du Moyen-Age. Du coup, ces mouveement diffusent une culture d’un autre temps. Le procès de Hamed Nasr Abou-Zeid en est un exemple. Il n’était pas directement confronté aux terroristes mais à la base culturelle qui nourrit le terrorisme. Donc, je vous soutiens vivement quand vous demandez à l’Etat d’encourager les intellectuels distingués de notre pays pour assumer leur responsabilité culturelle en garantissant leur sécurité personnelle contre les réactions malades de ces groupes cachés. Mais, également, je vous propose de ne pas limiter votre appel à l’élite intellectuelle, il faut l’étendre à tous les niveaux, religieux, culturel et scientifique.

L’objectif de ces activités attendues ne doit pas se limiter au phénomène du terrorisme, il faut le modifier à : Comment rattraper notre retard culturel, scientifique et économique en coopérant avec ceux qui ont fait le progrès actuel sans éprouver le complexe d’infériorité ? Comment respecter les autres et être dignes du respect des autres sans recourir à notre passé ? Il faut aussi aborder les points sensibles en ce qui concerne la liberté religieuse, car les terroristes et la base qui les protège sont convaincus qu’ils possèdent le pouvoir religieux sur tous les musulmans. En bref, il faut attaquer les idées culturelles du terrorisme et repartir du point qui était laissé vide et immobile depuis la mort de Farag Foda.

Mahmoud Z. Sitohy, Zagazig.



Mes salutations d’Algérie

Comment allez-vous chers amis ? J’espère que l’aisance et le bonheur vous sourient ainsi qu’à vos proches, inchallah. Tout d’abord, j’aimerais me présenter : Je suis Melle Benabdelkader Selma Leila, je suis algérienne et j’habite à Constantine, l’une des 48 wilayas (gouvernorats) d’Algérie. Je suis une lectrice de votre hebdomadaire Al-Ahram Hebdo depuis plusieurs années et j’avoue que j’ai beaucoup de plaisir à lire ce journal. Non seulement pour m’informer sur l’Egypte profonde, un pays arabe que je voudrais tant visiter et sentir de près les recoins les plus profonds de son histoire, mais aussi à lire et à apprécier vos belles plumes qui ne cessent d’embellir et d’enrichir votre hebdomadaire en lui offrant davantage une image captivante sur les deux plans linguistique et informatif. Mes amicales salutations d’Algérie.

Selma Leila Benabdelkader, Algérie.



Qui est l’assassin ?

Qui est l’assassin ?

Qui sans dire un mot

a paralysé nos mains

Qui en nous prenant pour des sots

a dessiné notre destin

Qui en se croyant un héros

a envahi notre terrain

Qui en attendant notre zéro

nous a privés du gagne-pain

Qui même en nous tournant le dos

nous épie comme étant des lapins

Qui est pour nous un fardeau

qu’on doit supporter jusqu’à la fin

Qui comme un serpent

change sa peau

pour seulement nous tromper,

quel sale malin !

Qui a détruit nos îlots

en oubliant que

nous sommes des humains

Qui désire nous faire tomber

dans le panneau

avec ses mensonges et ses ruses,

ce n’est qu’un pantin

Qui nous contraint avec un lasso

et qui nous terrifie comme si nous étions devant un félin

dés à jouer nous croit-il

ou jeu de loto ?

Qu’il garde puis les jette soudain

Assez, assez, ça suffit, arrêtez cet idiot !

On ne veut plus celui qui craint, plus celui qui se plaint

plus de larmes, plus de sanglots

Seulement l’acuité de nos yeux

et la précision de nos mains

sont capables d’annoncer

notre force et à crier : Go

Non seulement à un assassin,

mais à mille assassins.

Rim Mohamed Fathallah, Ismaïliya.



Que signifie la liberté ?

La liberté est ce qu’il y a de plus cher dans notre vie. Imagine qu’un esclave vit dans un château, plein de trésors. Tous ce qui entoure l’esclave le remplit de regrets, si on lui donne le choix, il préférera la vie en plein air. Il peut en ce moment sentir le parfum de la liberté, et il sentira que sa vie est sienne.

Imagine un peuple qui ploie sous le fardeau de la colonisation, il voit les richesses de son pays pillées par l’étranger et l’avenir de ses enfants à la merci d’un extorqueur qui ne connaît qu’une chose : la vie et le bien-être pour le fort, et l’humiliation pour le vaincu. Mais imagine un homme dont la maladie l’a privé de pouvoir marcher, et l’oblige à la privation. Comme cet homme que la mort sauve de sa souffrance, et le libère de l’incapacité.

Imane Heibichi, Port-Saïd.



Contre ce crédit donné au terrorisme

Il est parfois un moment où une personne manifeste de bonnes intentions sincères mais qui se révèlent insidieuses. Cela peut être soit par une naïveté, soit par une volonté préméditée. Je voudrais évoquer cette « addiction » qui a atteint certains médias arabes de toujours lier les actes de terrorisme au problème israélo-palestinien, à la chute des Talibans, puis à « l’occupation » de l’Iraq. J’ai l’impression qu’on a oublié que des terroristes ont perpétré le 26 février 1993 un premier attentat contre le World Trade Center à New York. Le plus célèbre d’entre eux, cheikh Omar Abdel-Rahmane, est un Egyptien non-voyant. Il croupit aujourd’hui dans une prison américaine.

A cette époque, les Talibans n’étaient pas au pouvoir en Afghanistan, ni les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et leurs alliés encore en Iraq. La vague d’attentats qui a frappé l’Egypte dans les années 1990 n’a jusqu’à maintenant aucune raison claire, si ce n’est le renversement du pouvoir ! Ensuite, vient la période du processus de paix engagé par les Palestiniens et Israël où l’on a vu même des intellectuels arabes accuser Arafat de trahison, d’avoir bradé « la cause » arabe ! C’est-à-dire, que les Palestiniens ne peuvent pas décider tous seuls d’avoir enfin une vie normale comme les autres peuples. D’ailleurs jusqu’à maintenant, je n’arrive pas toujours à comprendre ce refus de certains Arabes d’accepter un compromis ! Aujourd’hui, les règlements de comptes entre les milieux islamistes contre une certaine politique de l’Occident, représentée aux yeux de ces extrémistes, par les Etats-Unis se sont déplacés vers tout endroit où un conflit implique un musulman.

Ainsi, on assiste tous les jours à des déclarations faisant l’éloge de « la résistance » qui tue des enfants, des femmes et autres simples citoyens en Iraq, des Londoniens dans les transports, et finalement des « fêtards », des touristes, des vendeurs, etc. à Charm Al-Cheikh, comme étant des actes dont l’Amérique et Israël en sont responsables ! J’ai entendu sur la chaîne Al-Jazeera un intervenant dans l’émission « La direction opposée » accuser l’Egypte d’être responsable de l’assassinat de M. Ihab Al-Chérif du fait que celui-ci a travaillé à l’ambassade égyptienne en Israël. Et cette personne d’ajouter que « ce même pays ne fait rien pour soutenir la résistance ! ». On constate que de telles aberrations ne font, malheureusement, que donner du crédit auterroristes de continuer dans leurs méfaits. Sans oublier le silence total des musulmans. Quel gâchis pour la conscience du Moyen-Orient !

Assoumani, France.
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