Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Environnement

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Bassin du Nil. Afin de sensibiliser à sa protection, une caravane fluviale éducative composée d’enfants âgés de 4 à 10 ans s’est rendue à Louqsor, Assouan et Qéna. Compte rendu.

Hapy protégé par ses fils

Une première en Egypte et dans les pays africains : le projet de l’Action environnementale transfrontalière (NTEAP), dépendant de l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) a organisé une caravane fluviale pour les enfants égyptiens âgés de 4 à 10 ans. Cette caravane a fait le tour de trois villes égyptiennes riveraines du Nil, à savoir Louqsor, Assouan et Qéna. Objectif : faire comprendre le principe transfrontalier entre les pays riverains du Nil qui consiste à protéger l’eau de ce fleuve contre toute pollution. Cette caravane à dessein éducatif, qui a duré quatre jours, constitue en fait le prix décerné aux enfants lauréats des concours organisés sur le thème du Nil dans les écoles et centres des jeunes de Haute-Egypte. Les enfants y ont participé par tout genre de création culturelle : poésie, roman, théâtre, dessin, chanson et autres. Ces concours ont eu lieu à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin) et ont duré un mois. « 36 enfants étaient les héros de cette caravane. Leurs activités ont prouvé qu’ils avaient parfaitement assimilé le message de l’Initiative. Nous avons été étonnés de leur niveau de participation », affirme Ithar Khalil, coordinatrice nationale du NTEAP et organisatrice de la caravane.

L’idée essentielle de cette tournée fluviale était de transporter les enfants sur un bateau touristique afin de leur faire comprendre que le Nil est source de vie pour les peuples qui en sont riverains. Les responsables du projet ont ainsi enrichi les connaissances des enfants sur le plus long fleuve d’Afrique : nombre et population des pays qu’il traverse, coutumes et traditions de chaque peuple riverain. Le plus important a été de leur expliquer les différents états du fleuve dans chaque pays selon les reliefs géographiques, les climats et les températures. Tout au long de son chemin vers la Méditerranée, l’état du Nil varie aussi d’après ses sources hydrauliques. Et c’est ce qui influence les activités humaines dans chaque pays riverain. Toutes ces informations ont été le sujet d’un petit film projeté aux enfants sur le bateau. « Ils ont bien compris le principe transfrontalier et l’importance d’établir une coopération collective entre les 10 pays du bassin pour protéger le fleuve contre toute pollution », assure Ithar Khalil. C’est ce qui a été reflété par la pièce de théâtre jouée par les enfants eux-mêmes. Ils ont représenté les pays du bassin du Nil en montrant comment un simple acte de pollution affecte non seulement le pays lui-même, mais dépasse les limites frontalières pour affecter ses voisins. « Un paysan d’un de ces pays a jeté dans le fleuve le cadavre d’un âne. La pollution causée a traversé les frontières du pays pour nuire au pays voisin. Ce qui a incité les citoyens de ce dernier à prendre les mesures adéquates pour éviter cette nuisance qui menace la propreté du fleuve », précise Ithar Khalil, qui assure, de plus, que tous les responsables ont été ravis de voir une telle pièce qui reflète le message de la caravane.

Lors de chaque embarquement, une soirée culturelle montrant les traditions et coutumes de la ville visitée a été organisée. A Assouan, des arts folkloriques et des concours ont été aussi présentés. Tandis qu’à Qéna, un débat entre le Bureau de l’environnement du gouvernorat et l’un des experts du ministère de l’Irrigation a eu lieu. L’ambassadrice du Kenya y était présente afin de souligner l’importance de la bonne coopération entre son pays et l’Egypte. Elle a exprimé sa satisfaction quant aux activités organisées pour les enfants, qui pourraient, selon elle, être aussi réalisées au Kenya. « Cette expérience a eu beaucoup de succès auprès de ces enfants. Les participants ont tiré profit de toutes les nouvelles informations fournies sur le bassin du Nil. Ils ont été tellement ravis qu’ils veulent maintenant visiter d’autres villes égyptiennes riveraines du Nil. A leur âge, ces enfants sont un terrain fertile à la sensibilisation de la protection de l’environnement », conclut Ithar Khalil .

Doaa Elhami
 
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631