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Terrorisme. Après 26 jours de détention, le ministère de l’Intérieur a libéré Magdi Al-Nachar, soupçonné d’implication dans les attentats du 7 juillet à Londres. Il livre son témoignage.

Al-Nachar demande des comptes à Londres

Après plusieurs semaines d’interrogatoire, la police a libéré cette semaine Magdi Al-Nachar, ce citoyen égyptien résidant à Leeds et soupçonné d’implication dans les attentats qui ont secoué, le 7 juillet dernier, la capitale britannique. A l’issue de sa libération, Al-Nachar a voulu réaffirmer son innocence. « Je n’ai rien à voir avec les attentats de Londres. Le 14 juillet, c’est-à-dire une semaine après les attentats, alors que je faisais ma prière dans une mosquée à côté de ma maison, dans le quartier de Bassatine au Caire, un policier est venu me demander de l’accompagner », explique Al-Nachar. C’est alors qu’il apprend qu’il est accusé dans les attentats de Londres. C’est le journal anglais The Sun qui avait révélé le premier la personnalité d’Al-Nachar, en citant des sources de la police anglaise. Cet étudiant en biochimie vivait depuis quelques années à Londres où il préparait un doctorat.

« Quand j’ai été arrêté, la police égyptienne m’a montré une émission diffusée sur la chaîne américaine CNN qui m’accusait clairement d’implication dans les attentats », assure Al-Nachar.

Et de revenir brièvement sur les faits. « J’ai fait la connaissance dans une mosquée de Londres, que j’avais l’habitude de fréquenter, du Jamaïcain Gamal, âgé de 19 ans. Je crois qu’il porte la nationalité britannique (L’un des auteurs présumés des attentats). Il m’a demandé de lui trouver un appartement pour lui et son épouse », explique Al-Nachar. « J’ai alors contacté le propriétaire de l’immeuble où je résidais pour lui trouver cet appartement. Ensuite, il m’a fait faire la connaissance d’un autre jeune, de nationalité pakistanaise, et m’a dit qu’il allait résider avec lui dans l’appartement. Il m’a demandé de contacter ce Pakistanais au cas où je trouverais l’appartement », raconte Al-Nachar. Il ajoute que le propriétaire de l’immeuble lui a laissé une enveloppe où se trouvait l’adresse d’un nouvel appartement. « J’étais occupé à ce moment-là à Londres, et quand je suis retourné à Leeds j’ai trouvé cette enveloppe », dit-il. Il pense que lorsque la police anglaise a perquisitionné l’appartement de Gamal et du Pakistanais, ils ont trouvé ses contacts. Magdi qui a travaillé au Conseil national des recherches était arrivé à Londres en octobre 2000. C’est un chercheur dans le domaine des médicaments et de la nutrition et non pas un expert en explosifs comme a été publié dans la presse anglaise. En avril 2005, Al-Nachar a obtenu son doctorat et il a aussi obtenu une bourse pour poursuivre ses études à Londres. Ensuite, il a décidé de passer ses vacances avec ses parents en Egypte où il est arrivé deux semaines avant les attentats. Il a de même laissé toutes ses affaires à Londres. Les investigations ont prouvé qu’Al-Nachar est une personnalité aimée par son entourage qu’ils soient musulmans, chrétiens ou même juifs. Concernant les investigations accomplies avec lui en Egypte, il ajoute : « Scotland Yard a envoyé des questions par fax que la police égyptienne m’a posées et lui a envoyé les réponses ». Al-Nachar a de même affirmé qu’il a été très bien traité par la police égyptienne et qu’il était logé durant les 26 jours d’interrogatoire dans une chambre climatisée avec une salle de bain. « Je pense que ma libération a été remise à cause des attentats du 21 juillet à Londres et ceux de Charm Al-Cheikh ». Al-Nachar a décidé de remettre son retour à Londres pour le moment à cause des accusations adressées aux Arabes et surtout aux musulmans à l’étranger. « J’ai demandé à rencontrer le consul britannique au Caire. Je veux que les autorités britanniques publient un communiqué officiel déclarant mon innocence. Surtout que je ne suis pas sûr que tous les Anglais ont appris que j’étais innocent. Je vais engager un procès contre les médias qui ont déformé mon image », conclut-il .

Chérine Abdel-Azim

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