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Kiosque. Cette semaine, commentaires et analyses affluent dans la presse sur le contrôle et le déroulent de l'élection présidentielle du7 septembre.
Une expérience démocratique contrôlée

« Un contrôle judiciaire total sur les élections », « Un face-à-face très chaud entre le PND et l'opposition », « Des élections présidentielles ... ou un référendum », « Les élections présidentielles ... un mariage démocratique » titre la presse. Lors de la première élection présidentielle multipartite et au suffrage universel de l'histoire de l'Egypte, le président Hosni Moubarak affrontera neuf candidats le 7 septembre.

La commission électorale composée de 13 000 juges serait chargée de contrôler le déroulement du scrutin. « Ce afin de garantir la transparence et l'intégrité entre les candidats et leurs partisans. Il est certain que nous sommes aux portes d'une nouvelle et importante période de l'histoire de notre pays », souligne l'éditorial du quotidien Al-Akhbar.

Abdel-Qader Choheib dénonce dans la revue hebdomadaire Al-Moussawar l'utilisation de cartes américaines dans les élections égyptiennes. « Sous prétexte de subventions américaines à certaines associations de la société civile, et sous l’étiquette de la démocratie, le contrôle des élections passe d'un outil de transparence à un business. Ce dernier qui a permis à 4 associations de faire des profits d'un million et demi de livres pour financer leurs activités », poursuit Choheib.

Youssef Sidhom souligne dans l'hebdomadaire Watani que « notre combat avec la réforme politique n'aura pas nécessairement pour cadre les élections mêmes, mais dans la période qui les suivra ».

Certains analystes restent cependant très sceptiques sur les changements que peut connaître le pays. « Pourquoi nous ne croyons pas à l'existence d'un changement ? », s'interroge Amr Khafaga dans le magazine hebdomadaire Rose Al-Youssef. Il ajoute que « tout changement ne peut se faire sans la participation dans les mécanismes propres à ce processus ». Une demande donc d'adhésion et d'engagement populaires à l'égard d'une réforme qui semble plus faire appel à l'élite politique qu'à la masse.

Dans l'hebdomadaire nassérien Al-Arabi, Abdallah Al-Sennawi décrit sur un ton ironique les élections présidentielles comme étant « une pièce de théâtre sans texte, et qui s'appuie sur l'improvisation par de jeunes amateurs, et tente de convaincre le public qu'il existe en fait un texte, un réalisateur et autres. Personne ne croit qu'il existe de vraies élections, sachant que tout est décidé d'avance, et que les règles de transparence et d'intégrité sont absentes ». Sous un titre très critique « La maladie du pouvoir et de l'autorité », l'écrivain Khaïri Chalabi, qui est un romancier célèbre, dénonce dans l'hebdomadaire Al-Osboue, le « comportement autoritaire de ceux qui restent sur leurs sièges ». « L'éternel problème en Egypte n'est pas dans le choix du président de la République, mais dans la façon de soigner les malades du pouvoir dont nous souffrons. Nous adorons le pouvoir et faisons l'impossible pour le conserver. Tant que cette maladie reste ancrée chez tout Egyptien sans exception, alors pas d'avenir pour le pays ».

Sur un ton très pessimiste, Hussein Abdel-Razeq, écrivain de gauche, écrit dans Al-Wafd, journal du parti libéral le néo-Wafd, « les prochains jours mettront les points sur les I, et prouveront si ces élections présidentielles marqueront le transfert vers la démocratie, ou si elles constitueront une répression politique et un face-à-face entre les forces du changement, de la démocratie, des réformes et celles du totalitarisme ». Un débat pas près de se clore avec toutes les parties campant sur leurs positions .

Hoda Ghali
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Bush sous pression

L'accroissement du nombre de soldats américains tués en Iraq — plus de 1 800 — met davantage en difficulté le président George W. Bush et entame un peu plus sa popularité déclinante auprès des Américains, qui se montrent de plus en plus opposés au conflit.

La mort de Marines, militaires très admirés aux Etats-Unis, pèse sur l'opinion publique, de récents sondages révélant que de plus en plus d'Américains s'inquiètent du coût humain élevé de la guerre en Iraq. C'est l'opinion de 82 % d'Américains, selon un sondage publié récemment. Un autre sondage révèle que seuls 27 % des Américains estiment que M. Bush a un plan clair de sortie de la guerre en Iraq, soit le chiffre le plus bas depuis l'invasion du pays en 2003. Une autre enquête montre que 57 % des Américains estimaient « avoir été intentionnellement induits en erreur » pour justifier le renversement du dirigeant iraqien Saddam Hussein.

Outre une opinion publique de plus en plus négative, l'Administration Bush est également confrontée à un dernier rapport du gouvernement américain révélant que la sécurité s'améliore peu en Iraq et qu'elle ne parvient pas à faire échec à l'insurrection qui de son côté ne faiblit pas.

Soucieux de rassurer les Américains, les hauts responsables américains évoquent ouvertement une réduction du nombre de soldats américains en Iraq (138 000) et exhortent les leaders iraqiens à rédiger au plus vite la Constitution. Le magazine Newsweek a affirmé, citant deux hauts responsables du Pentagone, que le Pentagone comptait réduire le nombre de ses troupes stationnées en Iraq à quelque 80 000 soldats d'ici à la mi-2006 pour n'en laisser que de 40 000 à 60 000 d'ici à la fin de l'année prochaine.

Mais les derniers événements, où plusieurs Marines ont été tués, ont rappelé que l'insurrection est toujours aussi vive et qu'elle complique sérieusement les projets de retrait américain. « Il est très important de se souvenir que l'ennemi est meurtrier et malheureusement très évolutif », avait reconnu le général Carter Ham, responsable régional de l'armée américaine. Les responsables américains espèrent cependant que la rédaction de la Constitution acceptée par les différents groupes ethniques et religieux va limiter l'insurrection. Washington compte aussi sur l'accélération de la formation des troupes iraqiennes pour remplacer celles des Etats-Unis. Jusqu'à présent, plus de 172 000 Iraqiens militaires et policiers ont été formés par les troupes de la coalition et quelque 270 000 devraient être prêts d'ici à la mi-2006.

 

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