«
C'est une nouvelle étape qui va commencer. Nous n'avons
pas réussi à nous qualifier pour la Coupe du monde, maintenant
il faut tourner la page et voir notre second objectif,
qui est la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2006 ». Le
directeur technique de la sélection égyptienne, Hassan
Chéhata, annonçait là le début d'une nouvelle période
dans la préparation de la sélection qui nécessitera évidemment
une nouvelle stratégie. Quand le staff technique a été
nommé en novembre 2004, deux objectifs ont été fixés :
essayer de qualifier l'équipe pour la Coupe du monde 2006,
une mission quasi impossible compte tenu du retard accumulé,
et gagner la CAN.
Après
la défaite contre la Côte-d'Ivoire lors de la 8e journée
(0-2) à Abidjan, le premier objectif est tombé à l'eau
et la CAN est devenue l'unique et principal objectif.
Etre
sacrés champions d'Afrique s'avère être une tâche peu
évidente face aux puissantes équipes africaines qui existent
mais aussi aux nouveaux pays qui font parler d'eux. Mais
cela ne relève tout de même pas du miracle. Trôner au-dessus
du continent africain serait non seulement une consolation,
mais aussi la meilleure manière de rassurer la nation
égyptienne sur la santé de son football. D'autant plus
que la compétition africaine aura lieu au pays des Pharaons.
Si
l'Egypte s'impose, elle sera le pays africain ayant remporté
le plus de fois la CAN. Pour l'instant, le Ghana et le
Cameroun comptent 4 titres africains, tout comme l'Egypte.
Pour réaliser cet objectif, le staff technique va entamer
la préparation dès maintenant, soit 5 mois avant la CAN
qui débutera le 20 janvier prochain. « Actuellement, nous
avons fixé un programme qui comprend déjà plusieurs matchs
dont ceux du Bénin et du Cameroun. Ces rencontres sont
officielles dans le cadre de la qualification pour le
Mondial, mais vu notre échec, nous les utiliserons pour
essayer quelques tactiques et de nouvelles méthodes. Ce
qui constituera une très bonne et sérieuse préparation
pour les joueurs », a déclaré le sélectionneur égyptien.
Les Pharaons disputeront, d'ici octobre, cinq rencontres
importantes, à savoir deux dans le tournoi amical de la
Suisse (28 juillet-1er août), un match amical contre le
vice-champion d'Europe, le Portugal, le 17 août à Lisbonne,
et ensuite les rencontres face au Bénin et au Cameroun,
qui auront lieu en septembre.
Après
le tirage au sort de la CAN le 20 octobre prochain, l'équipe
nationale disputera 8 ou 9 rencontres contre des sélections
africaines. Chéhata ne compte pas faire de nombreux bouleversements
au sein de son équipe, seuls un ou deux noms pourront
se faire une place sur la feuille de match. Mais les joueurs
ayant fait leurs preuves lors des derniers matchs seront
des titulaires indiscutables.
Le
but est qu'ils s'habituent à évoluer entre eux et à s'adapter
à différents schémas de jeu.
Mais
l'une des priorités de Chéhata au cours de la prochaine
période sera de trouver des solutions de rechange dans
l'axe central de la défense. Béchir Al-Tabéï, Waël Gomaa
et Emad Al-Nahass n'ont pas montré une grande imperméabilité.
Les Pharaons ont encaissé 13 buts en 8 matchs de qualification.
Et donc, il est actuellement important de trouver un joueur
professionnel dans un compartiment de jeu qui peut être
inquiétant. Raison pour laquelle l'entraîneur égyptien
a fait appel au défenseur expérimenté Abdel-Zaher Al-Saqqa
(Konyaspor/Tur), considéré comme l'un des meilleurs défenseurs
du championnat turc, et au jeune Amir Azmi Mégahed, ancien
joueur de Zamalek, qui a beaucoup impressionné avec sa
nouvelle équipe grecque Paok Salonic.
En
milieu de terrain et en attaque, Chéhata aura moins de
soucis à se faire.